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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 18:12

Comme je m'y attendais, je n'ai pas fait ce que j'avais prévu en partant de Dakar. Me voilà toujours dans le Siné-Saloum, accueilli par Grégoire à Ngounoumane, un des quatre villages formant Palmarin. ça se passe très bien, les gens sont très gentils et hospitaliers, et le village est entre la plage et les mangroves, idéalement situé.

P1060712

 

Si j'écoutais mes hôtes, je resterai jusqu'à la saison des pluies !

 

Je suis arrivé le jour de la fête du lycée, alors hop, une soirée. Deux jours plus tard, re-grosse fête pour financer la préparation des JMJ, qui auront lieu à Palmarin à partir du 24 mars.

En plus de faire la fête, je suis allé deux fois à la pêche dans les mangroves avec Grégoire, à pied avec un filet. Je suis allé nager autour de l'épave d'un vieux bateau tout rouillé et couvert de coquillage ; impossible de monter à l'abordage sans se couper. On est aussi aller faire le sel avec Grégoire, Gorgui, Cheikh et Michel. Ils le revendent ensuite en Gambie.

Je suis également allé à la messe, les chants étaient très beaux.

 

Cette fois, le programme est simple pour la suite, je pars directement de Ngounoumane pour aller à Conakry, je n'aurai pas le temps d'aller me balader autour de Kédougou. ça sera pour une prochaine fois, inch'allah.

 

J'ai posté un nouvel album de photos, celles de Palmarin :

http://unaventurierhorsdutemps.over-blog.com/album-2144001.html

 

Bom'ba mé !

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 00:40

Demain matin, départ pour le Siné-Saloum !

Un jour de retard pour cause de bouchons bien balèzes mardi, qui m'ont empêché de faire ce que je voulais.

 

Le Siné-Saloum est une zone de mangroves, je vais me promener tantôt à pied, tantôt en pirogue, quand j'en trouverai des publiques ou des qui m'accepteront pour un prix abordable. Camping sauvage au programme.

 

Ensuite, une fois le Siné-Saloum traversé du nord au sud, direction Kédougou, au sud-est du Sénégal, vers le Mali et le nord de la Guinée. De là, je compte marcher à l'entour puis marcher en direction de Mali, puis de Labé, deux villes du nord de la Guinée. Labé est une ville importante du Fouta Djalon. Toujours en camping, ou chez l'habitant si je suis invité.

 

ça, c'est ce qui est prévu, à comparer avec ce que je vais réellement réaliser. Il faudra probablement attendre un peu pour le prochain article, car je ne suis pas sûr du tout de trouver internet sur mon chemin avant d'arriver à Coyah, à côté de Conakry.

 

à bientôt !

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 15:50

Depuis l'alliance des Toucouleurs du nord du Sénégal avec les Almoravides au XI siècle, et l'aide de ces derniers à repousser l'emprise de l'empire du Ghana, moult traits arabes sont passés dans la culture sénégalaise. Passons en revue les plus importants.

 

La plus visible de ces influences, et la plus audible aussi, c'est la religion. Entre 90 et 95% des sénégalais sont musulmans. Comme l'islam n'est pas organisé comme l'église catholique, i.e. il n'est pas centralisé autour d'un seul bonhomme, les sénégalais ne sont pas tous les mêmes musulmans en quelque sorte. Les points communs sont les mêmes que partout ailleurs dans le monde : les cinq pilliers de l'islam, les cinq prières, le coran...

Les deux plus grosses sectes, ou courants si vous préférez, sont les mourides et les tidjianes. Les premiers sont de loin les plus nombreux, ils doivent représenter au moins la moitié des fidèles musulmans du Sénégal.

Il y a un énorme pèlerinage chaque année à Touba, fief des mourides, quarante jours après le nouvel an musulman ; ça tombait le jour de l'an grégorien cette année ! Subséquemment, il n'y avait presque personne dans les rues à la Saint Sylvestre et le lendemain : ils étaient tous partis à Touba. Touba était un gros village il y a encore 15 ans, et c'est maintenant la deuxième ville du pays.

 

Parenthèse sur les marabouts. Ce sont les anciens sorcier-guérisseur-prédicateur du temps païen qui ont senti le vent tourner il y a mille ans et qui sont devenus des sortes d'imams, de saints vivants vénérés par les fidèles. Au Sénégal, ce sont donc des leaders musulmans, à la tête de leur secte. Dans les pays plus animistes, ils sont restés les sorciers-guérisseur-prédicateur qui interprètent les esprits et connaissent les herbes médicinales, ceux qu'on voit parfois dans les films.

 

Sous l'influence de la religion, l'homosexualité est interdite par la loi et le mariage avec jusqu'à quatre femmes autorisé. Avec l'islam, on trouve aussi l'excision, qui concerne 28% des femmes de 15-45 ans au Sénégal (donnée Unicef). Cette pratique est légalement interdite, mais continue d'être pratiquée. Pour le lien avec l'islam, je ne peux pas l'expliquer car je ne connais pas l'explication (hé, logique), mais si on compare une carte de l'Afrique de la répartition de l'islam avec une autre de la répartition de l'excision, en Afrique noire la corrélation saute aux yeux  (au Maghreb, soit ils ne pratiquent pas l'excision, soit ce n'est pas dit dans les cartes que j'ai vues). Attention ce n'est pas dû directement à l'islam, car cette religion ne recommande pas l'excision que je sache, et dans les pays musulmans asiatiques cette pratique n'existe pas. Je dis simplement qu'il y a une très forte corrélation entre les deux en Afrique, et je ne sais pas pourquoi.

 

Également empruntés aux arabes et aux tamasheqs - plus fréquemment appelés touaregs, mais ils n'aiment pas trop être appelés de cette façon car c'est une déformation française d'un terme arabe signifiant "abandonnés de dieu" - sont les vêtements. Les hommes portent souvent le boubou, qui est très similaire à la djellaba, avec souvent des couleurs qu'on retrouve chez les maures ou les tamasheqs, en particulier le bleu.

Les femmes ont souvent un voile ou un foulard noué sur la tête, ce dernier semble être réservé aux femmes mariées, qui le montrent et qui souvent ne sont plus toutes jeunes. Je crois que je n'ai jamais vu de fille de moins de trente ou trente-cinq ans avec un foulard noué, alors qu'on en voit avec des voiles, imposés souvent par le père ceux-là. Pour l'anecdote, quand j'ai demandé à Aïda pourquoi sa soeur Youni (qui a trois enfants) porte le foulard et pas elle ni ses autres soeurs plus jeunes, elle m'a répondu "parce qu'elle est vieille". CQFD.

 

Directement venu du nord, le thé ! Ici aussi il y a le rituel du thé, avec les trois thés, le premier très fort et amer, le deuxième moins fort et plus sucré et le dernier avec peu de goût et très très sucré. C'est facile à expliquer, ils font les trois thés avec les mêmes feuilles, il est normal qu'elles infusent de moins en moins. Et ils ajoutent toujours plus de sucre. ça les occupent beaucoup, car ça prend longtemps de faire le thé. C'est justement ce qui est recherché : ça occupe une après-midi et c'est très bien comme ça. Les champions du thé sont les gardiens de maison ou d'immeuble car ils ont tous les jours le temps de s'exercer.

 

 

RAS (Réponses aux Adorateurs de leur Suzerain, héhé rien que ça, fallait bien que je trouve une calembredaine à dire) :

 

Je vois que certains ont bien compris comment on dit bonjour, d'après les commentaires ! Mais je ne suis pas sûr qu'à l'écrit ça soit très judicieux, l'aspect un peu ridicule du rituel est violemment mis en exergue.

D'autre part, non il n'y a pas de taxis-moto comme les "zems" du Bénin et du Togo, ça serait bien trop dangereux car les gens conduisent vraiment n'importe comment, et il y a beaucoup de voitures, donc beaucoup de danger.

J'ai suivi le sage conseil de Rémi, et je ne suis pas encore retourné travailler, et comme je pars pour la Guinée dans pas longtemps...

 

Je pense quitter Dakar vers le cinq février, plus ou moins deux jours, pour aller d'abord au Siné-Sallum (milieu du Sénégal) voir des mangroves, puis dans le sud-est du Sénégal voir des coins paumés et des collines, avant de passer de ce trou perdu à un trou-du-cul-du-monde encore plus paumé en Guinée. Si ça marche, car j'ai besoin de poste-frontière et de retirer des francs guinéens, pas gagné là-bas, je tomberai directement dans une belle zone montagneuse, pas loin du puis dans le Fouta Djalon, déjà nettement moins "à l'ouest". Je compte traverser cette zone pépèrement puis arriver à Conakry fin février pour y retrouver un ami.

 

Après quoi, pas de folle descente de l'Afrique !! Le roi du monde aime le froid, la neige et les coins tranquilles en montagne (pas besoin de gravir trop d'échelons pour être roi du monde dans des endroits comme ça), et ça commence à lui manquer sérieusement, alors retour à la suite de Kilien le 10 mars !!

ça va me permettre d'aller me ressourcer en montagne !!!

 

Je vais profiter du tour en France pour pouvoir réaliser ce rêve : une transat à la voile, ce qui est extrêmement difficile à dégoter en Afrique, et juste difficile à trouver en France.

Je vais par conséquent chercher un tour de voile en Méditerranée pour avoir une expérience sérieuse qui augmentera mes chances d'être accepté pour une transatlantique, en vue de rallier l'Amérique du Sud à la voile l'automne prochain. La suite des aventures internationales sera donc dans quelques mois sur le nouveau continent. En attendant, chaque jour en France sera lui aussi une aventure, suffit de vouloir.

Dans l'aventure, je vais chercher à faire une récolte d'abricots et des vendanges pour remettre le niveau de mes caisses au plus haut, parce qu'être roi des chemineaux ne rapporte pas grand chose...

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 23:02

Ne vous êtes-vous jamais posés cette question si pertinente et capitale : un patachon peut-il ne pas mener une vie de patachon ?

 

Ma hantise existencielle, enfin une parmi moult de cet acabit, a enfin pris fin il n'y a pas longtemps grâce à mon arrivée au Sénégal (ça se fait bigrement rare en Europe, les patachons) : la réponse est oui !

La preuve au Sénégal, a minima. En effet, ici les patachons travaillent toute la journée, dans des conditions peu enviables de surcroît : les pataches modernes présentes à Dakar, quelque soit le modèle, car-rapide* ou ndiague-ndiaye**, sont toutes bringuebalantes, bruyantes et puantes. La joie quoi !

Tout ça pour pas grand chose probablement, car n'étant pas propriétaires des véhicules, ils ne touchent pas les sous. Bon, ils les touchent évidemment, mais pour les prendre aux clients et les donner à d'autres. Les patachons doivent ensuite se contenter d'une maigre rémunération. Les ndiague-ndiayes, en particulier, appartiennent tous à des marabouts, et ce sont une partie de leurs fervents disciples, jeunes et désoeuvrés sans cela, qui se coltinent de vadrouiller en long, en large, et en travers dans Dakar, et même plus globalement dans tout le Sénégal. De pauvres jocrisses trop heureux d'être exploités en quelques sortes.

Je suppute puissamment qu'il puisse en être de même avec les cars-rapides (quant à l'appartenance systématique par des marabouts).


Certains conducteurs sont tellement jeunes qu'on se demande fanchement s'ils ont le permis, et en plus, ça se ressent très souvent dans leur conduite, peu assurée et peu sûre. C'est valable également pour les chauffeurs de cars-rapides et de bus Tata***.

Ces jeunes apprentis, comme ils sont appelés par les usagers, sont généralement ceux qui gratifient les passagers de bons coups de patins très brusques, le pied quand on fait le pied de grue avec pas grand chose pour se tenir. Quand on tombe sur une grosse mama ou un poilu (pas tant que ça car les noirs ont moins de poils que les européens), on le maudit ; quand on atterit, malencontreusement bien sûr, dans le vaste et profond décolté, tout juste mafflu comme il faut, d'une peccamineuse (j'adooore ce mot, et puis là il convient à merveille) péronnelle - il y en a quelques unes de gratinées, chaud devant !! - on le bénit.

Moins secouant mais plus tenaillant sont les interminables moments durant lesquels on se demande quand le pauvre moteur poussif, à l'agonie tellement il est en sous-régime, va tomber en rade. Dans ces instants d'angoisse, tout mon corps veux hurler : mais rétrograde que diantre ! Ou autre chose de similaire que la censure a le bon goût de vous épargner. Une fois, il a poussé le bouchon tellement loin que le moteur a calé, poum, à l'arrêt après une bonne ruade. Et vas-y que ça klaxonne derrière ! D'un coup, t'y comprends macache, c'est la foire d'empoigne. On avait bien besoin de ça, comme si avant ça manquait d'ambiance en plus ! On a eu droit à une symphonie en avertisseur sonore majeure pas piquée des hannetons ! Faut dire qu'en la matière, les dakarois sont des virtuoses, malheureusement fréquemment trop zélés.

 

Pour travailler plus efficacement, une patache abrite toujours deux apprentis, ou employés dans le cas des bus Tata : l'un conduit tandis que l'autre gère les billets, quand il y en a. Deux systèmes différents cohabitent.

Dans un mini-bus Tata, il faut aller de soi-même payer au guichet la somme correspondant à son trajet. On dit où on veut aller, cet endroit correspond à un nombre de sections à parcourir, on paye donc pour une, deux, trois, quatre ou cinq sections, respectivement 100, 150, 200, 250 et 300 FCFA.

Quant à l'autre système, on s'assoit, dans la limite du possible, sinon on reste debout comme on peut, accroché derrière parfois, et on attend que l'apprenti préposé à la récolte des sous viennent te demander ta contribution. Tu lui dis où tu vas, et il te fait un prix à la tête du client. Les arnaques sont heureusement très rares, et souvent les gens veillent à ce que le tarif informel soit appliqué à tout le monde. En particulier, j'ai vu des mamas imposantes traiter comme du poisson pourri un apprenti qui voulait me faire payer au prix fort.


Petit détail important : très souvent, on est serré comme des sardines en boîte et pour payer c'est à l'autre bout du véhicule, mais comment diantre s'y prend-on ? Et bien, c'est facile, c'est même le mieux quand tu es toubab : il suffit de donner sa pièce au voisin en lui disant où on souhaite se rendre, et lui-même va la faire passer en répétant la destination. Après un petit moment d'attente, le billet arrive en sens inverse, accompagné d'un complément (ce dernier est seul dans les ndiague-ndiayes et les cars-rapides) quand on a trop donné.

 

La même façon de payer s'applique au Dem Dik****. Dem Dik, késako ? Cela signifie, aller, retour en wolof. Ce sont de grands bus bleu de type européen, qu'on croirait téléportés de manière inopportune depuis une ville européenne. C'est une nouveauté à Dakar, ils ne sont là que depuis un an ou deux. C'est le plus grand moyen de transport, le moins cher, celui dans lequel on est le plus tassé, et enfin celui qui passe le moins souvent. Plus d'une heure d'attente expérimentée. Et seulement 45 minutes au maximum pour un Tata.

 

Les Dem Dik et les Tata ont des numéros de ligne, et les trajets sont toujours, ou presque, sauf travaux par exemple, respectés. Les autres passent là où ils pensent qu'il y aura des clients, essayant de créer des lignes qui ne sont pas en concurrence directe avec les Tata ou Dem Dik. Et quand il y a beaucoup de monde, ils n'essayent rien de spécial, ils passent en scandant leur destination, et des gens montent.

 

On peut aussi se déplacer en clandos, chignoles notoirement connues pour être défoncées et constamment à la limite de la panne, qui prennent jusqu'à quatre personnes pour des prix similaires aux Tata, sur des axes bien définis. Ils sont très fréquents dans les quartiers populaires, et absents d'autres quartiers, trop chics pour y trouver assez de clientèle.

 

Pour finir, il y a bien sûr le taxi, voiture normale (selon les critère locaux tout de même, ne poussez pas Mémée dans les orties), qu'un toubab normal aurait cité en premier lieu comme moyen de transport. Plus rapide, plus confortable - entre autres, on est jamais debout évidemment - et plus souple sur les trajets of course, ils ont l'énorme inconvénient d'être beaucoup plus chers !! Et il faut négocier le prix à chaque fois.

Par exemple, quand j'étais aux Mamelles, pour aller à Sandaga, marché de Plateau, soit je marchais un peu pour monter dans un Dem Dik puis attendais son départ (c'était un terminus), et je payais 150 FCFA, soit j'attendais qu'un Tata passe, aller à 200 FCFA, soit je hélais un taxi, et après une bonne négociation et avoir envoyé paître deux ou trois taxis trop gourmands, je réglais 1500 FCFA pour la course. Si on est pressé, on part à 1800 et encore, ce n'est pas de la tarte. Ils réclamaient entre 3000 et 5000 FCFA à chaque début de négociation !

 

Quand on voit que le taxi est environ dix fois plus cher que le Dem Dik, et quand on a du temps, ce qui est mon cas, on comprend qu'il n'est pas besoin d'être spécialement un fesse-mathieu pour privilégier le Dem Dik ou les pataches diverses. D'autant que ce sont de vrais laboratoires de vie humaine, propices aux rencontres, assurément éphémères, mais fortes et instructives.

 

* un car-rapide est une sorte de mini-bus diapré ressemblant à ceci :

P1050989  

 

** un ndiague-ndiaye est une espèce de mini-bus blanc Mercedes, légèrement plus spacieux qu'un car-rapide, qui a cette tête-ci :

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***un mini-bus Tata surclasse ces deux congénères pataches à la fois par la taille et le pris du ticket. En image :

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Notez bien que c'est le modèle tout neuf, et pas Tata du coup. Les vieux Tata sont visibles sur les photos de la gare de Petersen dans l'album Sénégal.

 

****et voici un magnifique bus européen, un Dem Dik :

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 17:06

J'ajoute, bonne santé, et tout le meilleur pour cette nouvelle année, réussite, épanouissement...

 

J'espère que vous avez passé un meilleur réveillon que moi, atteint par je ne sais quelle maladie pile au mauvais moment. Une bonne crise de fièvre, un mal de crâne de deux jours et un bon soupçon de mal de bide ont égayé mon réveillon. Et impossible de dormir pour récupérer à cause des feux d'artifices et des voisins du dessus encore plus bruyants que d'habitude. Parfois, le temps semble passer très très très doucement.

Il faut dire que juste avant j'ai fait une grosse séance de surf. En effet, vendredi, nonobstant des signes annonciateurs de maladie que je n'ai pas pris au sérieux, comme une fatigue générale alors que je n'avais rien fait les trois jours précédents, j'ai passé une journée entière à faire du surf.  Comme je n'étais pas très en forme, la mer en a profité pour me faire une entorse à un orteil, la vicieuse.

 

J'ai tout de même été assez en forme pour aller chez Aïda le premier de l'an, partager leur dîner, pris en mode repas unique à 16h30. à cette occasion, j'ai été fasciné, comme chaque fois mais en cette circonstance exceptionnelle, exceptionnellement plus, par leur capacité à manger le plat en un rien de temps. Deux heures, ou trois, on ne compte pas trop ici, de préparation, dix minutes d'absorption ! Pour les plus lents en plus !

 

Je parle de voisins bruyants car j'ai déménagé, depuis mon lointain dernier billet. Je suis resté aux Mamelles jusqu'au 19 décembre, jour de mon emménagement chez Aurélie, une toubab professeur (pour de vrai, s'il vous plaît) de français à Dakar, rencontrée la première fois à Saint-Louis, au tout début de mon arrivée au Sénégal. Elle réside aux Maristes, un quartier aux antipodes des Mamelles (au sein de la sphère dakaroise), au troisième dans un immeuble de facture sénégalaise : des fois on a l'impression qu'on va casser le carrelage en marchant tellement ça sonne creux. à l'étage du dessus itou, résultat, ça fait un raffut d'enfer car ils sont nombreux et avec des enfants. Le concept d'isolation leur est étranger, que ce soit phonique ou thermique.

De surcroît, les horaires des voisins sont ecclectiques, et dans l'ensemble très tardifs. Dommage :(.

 

Chez Aurélie, c'est l'ambiance zen qui prévaut, ou spartiate selon le point de vue. En commun des deux visions, très très peu de mobilier. Trois lits avec trois moustiquaires et deux cadres à moustiquaire, et on a fait le tour. Pas de table, pas de chaise, pas de fauteuil, pas d'armoire, pas de ... le vide quoi. Il y a un frigo dans la cuisine, et une gazinière. ça a un côté pratique, quand on cherche quelque chose, on regarde par terre, on est sûr de trouver.

ça ne me dérange pas en fait, c'est un peu comme vivre dehors, comme ce que je faisais au début de mon voyage. On a en moins le relief de la nature pour faire des sièges, et en plus un grand espace protégé du vent, du soleil et de la pluie. On mange par terre aussi, ça c'est moins agréable, mais on s'y fait bien. Le truc le plus dur, c'est d'arriver à lire un livre ou être sur l'ordinateur. J'ai plié sa serviette de plage en seize pour en faire un mini pouf, mais malgré cela et mes contorsions, invariablement au bout d'un certain temps j'ai mal aux jambes, et au popotin !! En ce moment, par exemple, je suis bien installé au CCF.

 

Mon niveau au surf augmente de façon régulière, après deux séances je suis passé à une planche de taille moyenne, sachant qu'on commence avec une grande planche normalement (étape inutile pour moi, pff, qu'est-ce que vous croyez), ensuite on prend une moyenne plus en mousse, après une planche moyenne "normale", puis enfin une petite planche "normale". Pour aller encore plus loin, on peut aussi prendre le format "pro", mais c'est pour peu de monde, les pros par exemple^^. C'est ce qu'à Cole, l'australien, par exemple. Mais bon, ça fait 18 ans qu'il fait de surf tout le temps, il sait ce qu'il fait.

Le grand modèle est surtout utile pour les personnes grandes et/ou lourdes. Dans mon cas je suis presque trop "grand" pour un surfeur, mais mon poids plume fait que j'y arrive bien, et au début j'avais confiance en mes capacités et je leur ai dit que "hé, ho, quand même, tu m'as bien vu ? Je ne suis pas un empoté non plus !" Ou quelque chose du genre, très proche.

Plus on est grand, plus le centre de gravité est haut et moins on est stable. Et pour le poids, au début il vaut mieux avoir une planche lourde vis-à-vis de soi, pour que son inertie permette de la laisser stable malgré les petits mouvements parasites des débutants. C'est dans le cas général, parce que je trouve ça facile en fait, et je ne fais pas trop mouvements parasites. Sûrement parce que je suis léger, et puis le ski doit aider je pense.

 

à propos de plage et de surf, je suis allé un dimanche à la plage de Yoff avec Aïda, Manguet et Ndeye-Yassin, deux parmi ses nombreux frères et soeurs. Manguet a essayé le surf avec ma planche, mais c'était trop dur pour lui, il avait tout faux ! Il est grand, n'a jamais fait de ski, et avait une planche moyenne pour commencer !

Après le surf, on a enchaîné avec du beach volley ; on était quatre ça aurait dû être parfait. ça aurait dû, car comme ils ne savaient pas trop faire, on a surtout rigolé en regardant le ballon allé mourir piteusement dans le bas du filet, ou partir telle une fusée direction Orion. Pour expliquer, il faut bien savoir que le beach volley, c'est un truc de toubabs. Ici, ils font de la course le long de la plage, du tchouki-tchouki (on court, mais pas vraiment, pas sérieusement, c'est le plus fréquent je crois), du foot et de la lutte sénégalaise. Cette dernière ressemble au sumo : les gars qui s'affrontent sont grands, très costauds, parlent et se toisent beaucoup avant de se battre, sont à poil sauf une ceinture juste suffisante pour cacher les génitoires, et le combat est aussi bref et incompréhensible. Voire encore plus ! C'est comme pour le repas, de longues minutes ou heures d'attente, pour un truc de quelques secondes, trente au max. Subséquemment, à moins d'être un fan pour une raison que je ne peux comprendre, ou une fille à la recherche d'armoires à glace bien noire, ça n'a pas beaucoup d'intérêt.

 

Petit épisode comique il y une semaine : je suis allé au consulat du Japon m'enquérir des possibilités d'obtenir un goban à Dakar. C'était les vacances, alors l'équipe était absente. Il n'y avait que le consul, qui est venu me voir à la grille quand le gardien lui a expliqué mon cas. C'était sympa, il s'est déplacé juste pour l'hurluberlu que je suis. Il ne parlait pas très bien le français, mais assez pour comprendre ce que je lui disais. Et en réponse, il m'a dit qu'il n'avait pas la moindre idée d'où je pouvais me procurer un goban. Il en est ressorti qu'il faudra que je repasse après le 7 janvier, quand l'équipe sera de retour au grand complet.

 

Pour la Tamkharit, c'est bon, je n'ai pas eu la dose de prières que je redoutais ! Ils ont été gentils et ont attendu que je parte pour s'y mettre. D'après le programme que j'ai aperçu, il y en avait pour deux ou trois heures. Je parle de programme car ici chacun fait parti d'une secte rattachée à l'islam,et le marabout de chaque secte édifie des programmes de prières de temps en temps, particulièrement pour les évènements importants. Il faudra dire tant de fois tel verset, il indique les changements d'heures de prières...

 

En ce qui concerne mon petit boulot, j'ai plus ou moins laissé tomber, peut-être que j'y retournerai si Paulo me fait signe en janvier. C'est assez incroyable, une des choses que je fais chez eux est à la tâche, mais payé au jour. En gros, on te donne un fichier à traiter, quand c'est fini tu rentres chez toi en attendant qu'on t'appelle pour le prochain fichier. Mais ce n'est pas payé en fonction de combien de fichiers tu traites, mais en fonction de combien de temps ça te prend !!! En clair, pour un même fichier, quelqu'un qui mettra deux jours gagnera deux fois plus que quelqu'un qui mettra un jour à faire le même travail. Euuuuuh, y a pas un truc qui cloche là ?? J'aurai pu prendre touuuut mon temps et gagner plus (travailler moins vite pour gagner plus), mais je n'en suis pas capable, j'aime trop être efficace dans ce que je fais. Résultat, cette façon de rémunérer mon travail ne m'attire pas beaucoup. Et puis, il vaut mieux que je laisse le travail à un sénégalais qui ira très probablement moins vite que moi, car moins habitué à la saisie sur excel, et qui donc gagnera plus que ce que j'aurais eu.

D'ailleurs, c'est à cause de moi en grande partie que le système de rémunération a évolué en ce sens. Quand je suis arrivé, c'était payé à la tâche, donc plus on faisait de fichiers dans un temps donné, plus on gagnait d'argent. Sauf que comme j'étais trop efficace, ils ont estimé qu'ils allaient trop me payer pour un laps de temps aussi "court". Donc ils ont changé les règles pour contrer ce genre de chose. à mon avis, c'est stupide car il aurait fallu payer la même somme pour faire les fichiers que j'ai faits, à la seule différence que si je n'avais pas été là, il aurait fallu par exemple deux personnes au lieu d'une. La somme répartie en deux, ça leur aurait plu, mais tout pour moi a été le déclic du changement. Mais enfin, on est tous d'accord que pour eux, c'était la même somme qui sortait !!!

Alors que maintenant, si les gars comprennent un peu comment ça marche, ils vont bosser tranquillou, très tranquillou, ils n'auront pas mes états d'âmes je pense, et gagner plus qu'avant. Bien fait pour le patron^^.

 

La connexion est très lente, mais si j'ai une occasion je metttrai de nouvelles photos.

 

Merci à ceux qui ont pensé à mon anniversaire, à me souhaiter un joyeux Noël et une bonne année (à moins que ce ne soit l'inverse).

 

PS : alors, qui a tenu jusqu'au bout ????

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 23:19

Dakar est une presqu'île, alors comme on peut s'en douter, il y a beaucoup de plages. Enfin, pas tant que ça car il y a tout de même plein de zones abruptes ou en rochers qui rendent l'accès à la mer délicat. C'est une grande ville d'environ un million et demi de personnes, le double si on compte la banlieue proche (à partir de Pikine). Le développement effréné qui s'est emparé de la ville est récent il paraît, ça fait surtout cinq ans que des immeubles poussent partout. La ville englobe maintenant ce qui fût des villages, comme ceux de Ouakam ou d'Ngor. En six mois, Ana et Paulo voient la différence, c'est dire ! Le "vrai" Dakar, la ville originelle, est constitué de Plateau et de Medina.

Dakar

 

Je loge chez les fameux Ana et Paulo, amis d'un ami en France. Je les ai vus pour la première fois à Saint-Louis, mais ça se passe bien. Ana travaille dans un ONG espagnole (elle-même est espagnole) et Paulo bosse dans une boîte locale, une sorte d'institut de sondage. Ils habitent, et moi de même de fait, à Mamelles, quartier de Ouakam. Le nom désigne les deux collines qui l'entourent, une avec un phare dessus depuis plus de cent ans, et l'autre avec une statue géante en bronze, voulue par Wade dans un accès d'excès de grandeur il y a trois ans à peu près. Elle représente une famille sénégalaise fière et bien portante (imaginez les statues de l'ex-URSS avec des travailleurs valeureux brandissant une faucille, c'est pareil sans la faucille), soit dans ce cas un sénégalais bien fort, avec sa femme et son fils. Le souci de réalité a été négligé pour des raisons évidentes d'économie : il faudrait au moins une femme de plus et neuf enfants de plus, puisqu'ici ils tournent à cind enfants par femme en moyenne.

 

En premier lieu, nous sommes allés, avec Matthieu, à l'île d'Ngor, accessible en pirogue et même à la nage quand on est en forme. Pas grand chose à faire une fois sur place, mais c'est très agréable de pouvoir manger un plat de riz avec les accompagnements au bord de l'eau, sans bruit ni gaz d'échappement pour vous polluer l'ambiance.

 

Ensuite nous sommes allés à trois, avec Matthieu et Anne-Lise, une toubab (comprenez une étrangère comme nous) rencontrée à l'auberge de jeunesse à Saint-Louis, à l'île de la Madeleine. C'est un parc national, où il est plus ou moins interdit d'aller, mais où on peut aller sans problème grâce à des pêcheurs qui partent du marché aux poissons de Soumbédioune. On a eu un coup de bol, un piroguier alcoolisé nous a aidés à négocier, on a pu partir pour pas cher. Il a juste fallu attendre que le piroguier démonte un peu son moteur car au moment de le mettre en route, le cordon de démarrage, comme pour une tondeuse, a cassé.

L'île est paradisiaque car très peu fréquentée et donc sauvage. De surcroît, elle est dotée d'une espèce de piscine où l'on peut observer à loisir les poissons dans l'eau diaphane sans être remué par les vagues. On a passé deux heures à nager, masque sur le nez et appareil photo à la main (j'ai toujours le concours de photos de requins dans un coin de la tête). à défaut de requins, j'ai photographié des beaux spécimens de, euh... de trucs, parole de spécialiste.

On a fait un tour dans l'île, peuplée de baobabs nains, dont on a goûté les fruits, le bouye (truc bizarre à la consistance farineuse et au goût acidulé, pas désagréable bien que peu pratique à manger), d'aigles pêcheurs et de cormorans. Et de serpents, dont on a juste vu un individu à l'état de squelette.

 

Le lendemain, on est allé avec Anne-Lise et Aurélie, l'amie qui l'a hébergée, à l'île d'Ngor profiter de la quiétude de l'endroit. Le soir, j'ai accompagné Paulo au squash, ce qui a fini de m'achever, après la surnage de la veille. J'ai mis un bon bout  de temps à récupérer.

La dernière excursion avec Matthieu et Anne-Lise a été l'île, et oui, encore ! de Gorée, regorgeant de bâtiments de l'époque coloniale, et abritant deux forts. Rien de sensationnel, on a snobé tous les musées de l'île qui sont, d'après Lonely planet et des gens sur place, très quelconques, et on s'est contenté d'aller voir la vue au sommet du Castel, et de manger un bon plat de crevettes. Balèzes les crevettes d'ailleurs ! Au passage on a taillé une bonne bavette à un réalisateur de films belge, qui est actuellement à Dakar pour la présentation de deux de ces films à un festival, organisé par le CCF, de films sur l'Afrique.

 

Matthieu est reparti samedi en bus en direction de Bamako, où il est bien arrivé, et Anne-Lise est rentrée le même jour en avion pour Paris. Matthieu est maintenant sain et sauf à Lomé, après une rapide traversée du Burkina Faso.

Depuis, pas grand chose. On est allé le dimanche à la plage d'Yoff avec Ana et Paulo, où on a joué au beach volley.

La semaine suivante, je suis passé voir Aïda, la jolie tailleuse sénégalaise du bus, pour lui commander un pantalon, deux chemises et une chemise-pagne. ça me servira pour être présentable au travail, parce que je passe de temps en temps au boulot de Paulo, où je codifie les réponses aux questions ouvertes des enquêtes. C'est payé à la tâche, et avec un niveau de rémunération sénégalais, ce qui ne fait pas beaucoup. C'est surtout intéressant car ça me permet de voir l'ambiance dans une entreprise sénégalaise.

 

Aujourd'hui, je suis allé à la plage des Mamelles, avec mon chèche sur la tête, ce qui m'a valu des regards interloqués de quelques personnes dans la rue. Demain, bis repetita sur une autre plage je pense, puis le soir je suis invité à fêter la Tamkharit chez la famille d'Aïda. C'est pour célébrer le dixième jour de l'année, dans le calendrier musulman, enfin c'est ce que j'ai compris. J'espère qu'ils ne vont pas prier toute la nuit, ça pourrait m'otolondrer sérieusement au bout d'un moment.

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  • : Un aventurier solitaire, roi de la terre
  • Un aventurier solitaire, roi de la terre
  • : Ce blog a pour but de narrer mes pérégrinations sur la planète bleue. Après l'étape en Afrique à pied et en stop, celle au Japon en stop et en vélo et les nombreuses en France tous moyens confondus, c'est au tour du Kirghizistan !
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  • Hanaouji
  • Une fois diplômé fin 2011 en gestion de l'énergie par l'ENSE3, école d'ingénieur à Grenoble, je me suis tourné vers le voyage.

Je privilégie la marche, moyen le plus efficace pour découvrir les pays parcourus selon moi, mais j'utilise parfois d'autres moyens de transport comme le vélo ou le stop.
  • Une fois diplômé fin 2011 en gestion de l'énergie par l'ENSE3, école d'ingénieur à Grenoble, je me suis tourné vers le voyage. Je privilégie la marche, moyen le plus efficace pour découvrir les pays parcourus selon moi, mais j'utilise parfois d'autres moyens de transport comme le vélo ou le stop.

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