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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 01:53

Le voyage continue, tout se passe toujours aussi bien !

Nous voilà maintenant dans la partie sud ouest des îles principales de l'archipel nippon et on a pu noter des petites différences. Pour ce qui est du stop, les gens nous ignorent plus que dans le Tohoku (nom de la région Nord du pays, sans l'île de Hokkaido), mais il me faut signaler que pour un auto-stopeur, là-bas c'est le Pérou ! Donc certes c'était moins facile que dans le nord mais c'est resté efficace. Les agglomérations ont posé problème comme de partout dans le monde et on a réglé l'affaire à petits coups de train et plus ou moins longues marches. 

Changement notoire également, il y a beaucoup plus de belles maisons, vieilles avec un joli toit en tuiles peu ou prou vernissées. 

 

Les deux rencontres les plus fortes de cette partie du voyage auront toutes les deux été à Shimane, préfecture peu peuplée (la deuxième moins peuplée du Japon après Tottori). La première avec Chikara, un presque retraité qui nous a pris stop un peu après Izumo, qui nous a proposé une douche dans la voiture et chez qui on est resté une nuit finalement. Il était du genre un brin bourru mais très gentil. Il nous a fait découvrir le temple bouddhiste Ryuunji, véritable coup de coeur ! Là-bas l'abbé nous a montré le temple et nous a offert un thé naturellement sucré (une sorte d'infusion de stévia) absolument délicieux. Sans compter que le jardin était magnifique et que tout ça était bien paumé donc désert et avec un petit air de temple pour retraite de héros dans les films. Le lendemain il nous a emmenés à Tsuwano, jolie petite ville à l'extrême ouest de Shimane-ken, dotée d'un jinja (temple shinto) superbe dont la montée sous d'innombrables torii (portique rouge) est sensationnelle, et de la meilleure boutique de thé du Japon !! Elle est tenue par un couple franco-japonais charmant, plein d'entrain, qui se bat admirablement pour proposer des thés de qualité, bio, et à prix raisonnables. Leur spécialité, le zaracha, trouvable qu'à Tsuwano ou presque. C'est une infusion traditionnelle de la ville, concoctée avec une espèce de soja sauvage qui est récolté, séché puis torréfié légèrement avant de le boire. C'est bourré de bienfait pour la santé que je détaillerai dans un article dédié (ils le méritent amplement !). Ils vendent aussi du sencha (thé vert séché à la vapeur) de bonne et très bonne qualité, excellent. On a eu droit à une dégustation donc je sais un peu de quoi il retourne. Et ça, c'était donc la deuxième rencontre majeure !

Plus de détails dans cette page que je leur ai consacrée.

Chikara nous a emmenés ensuite jusqu'à Hagi pour faire du tourisme. Il s'y trouve des maisons de l'ère Edo dans un état splendide classées au patrimoine mondial de l'humanité, rien que ça. 

 

La suite en photo.

 

PS: on compresseur d'images continue de me les mettre pêle-mêle. Héhé, j'ai cependant rusé pour les poster dans l'ordre chronologique cette fois. Profitez bien !

Le village de Shirakawago, dans la préfecture de Gifu. Classé au patrimoine mondial de l'humanité pour ses minkas, maisons au toit de chaume.
Le village de Shirakawago, dans la préfecture de Gifu. Classé au patrimoine mondial de l'humanité pour ses minkas, maisons au toit de chaume.
Le village de Shirakawago, dans la préfecture de Gifu. Classé au patrimoine mondial de l'humanité pour ses minkas, maisons au toit de chaume.
Le village de Shirakawago, dans la préfecture de Gifu. Classé au patrimoine mondial de l'humanité pour ses minkas, maisons au toit de chaume.
Le village de Shirakawago, dans la préfecture de Gifu. Classé au patrimoine mondial de l'humanité pour ses minkas, maisons au toit de chaume.

Le village de Shirakawago, dans la préfecture de Gifu. Classé au patrimoine mondial de l'humanité pour ses minkas, maisons au toit de chaume.

Petit passage par Oono où on a rencontré Alphonse après un bon repas.
Petit passage par Oono où on a rencontré Alphonse après un bon repas.
Petit passage par Oono où on a rencontré Alphonse après un bon repas.
Petit passage par Oono où on a rencontré Alphonse après un bon repas.
Petit passage par Oono où on a rencontré Alphonse après un bon repas.

Petit passage par Oono où on a rencontré Alphonse après un bon repas.

Enryakuji. Il était un des temples les plus puissants du Japon, ce qui lui a valu d'être détruit par Oda Nobunaga au XVIe siècle. C'était un grand centre de formation de moines bouddhistes. C'est maintenant plus petit, moins puissant et je crois qu'il n'y est plus formé grand monde. 
Montée intégralement à pied depuis Sakamoto, logée au bord du lac Biwa (plus grand lac du Japon), de même que la descente sur Kyoto. 
À l'arrivée, il faisait déjà sombres et nous cherchions un coin tranquille où planter la tente, quand nous sommes tombés sur un groupe hilare de personnes sortant toutes leur chien. Très affables, ils se sont concertés pour nous conseiller un petit parc de leur quartier où nous avons donc passé la nuit. 

Montée à Hiei-san pour voir l'Enryakuji.
Montée à Hiei-san pour voir l'Enryakuji.
Montée à Hiei-san pour voir l'Enryakuji.
Montée à Hiei-san pour voir l'Enryakuji.
Montée à Hiei-san pour voir l'Enryakuji.
Montée à Hiei-san pour voir l'Enryakuji.

Montée à Hiei-san pour voir l'Enryakuji.

Un jour complet à Kyoto, c'est court, intense et au final, pour nous, suffisant. Encore des temples, le célèbre pavillon doré, ou Kinkaku-ji, et le Kiyomizu-dera, avec son balcon, tout en bois, haut perché prodiguant une vue splendide sur Kyoto. La légende dit que si l'on fait un voeu, qu'on saute du haut du balcon et qu'on survit, il sera exaucé. Malheureusement ils étaient en train d'aménager le ''tremplin'' quand nous sommes passés ce qui nous a empêché d'essayer.

Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.
Kyoto et ses temples célèbres.

Kyoto et ses temples célèbres.

Nara ! Cette fois, j'ai fait plus qu'y passer. 
Ancienne capitale impériale, avant Kyoto puis Tokyo, connue pour ses vieux, je vous le donne en mille... temples ! Nous avons rendu visite au grand bouddha abrité dans le Todai-ji, anciennement le plus grand bâtiment en bois du monde. Il a été reconstruit je ne sais plus quand en version un tiers plus petite et a perdu son titre à l'occasion. 
Après ça nous avons assistée à une cérémonie de mariage traditionnelle dans un des temples shinto les plus vénérés du Japon. Comme nous n'étions pas tout à fait sapés idoinement, nous nous sommes faits petits.

Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.
Nara, et ses temples aussi.

Nara, et ses temples aussi.

Ah, ah aaaahhhh !! Enfin !!! L'Olympe des châteaux japonais, le plus grand, gracieux, blanc, célèbre, imposant, magnifique, d'époque... (il rate le titre de plus vieux d'un cheveu face à Matsumoto-jo), bref l'incontournable Himeji-jo !
Il n'était presque plus en travaux et franchement, il mérite sa réputation. On en a pris plein les mirettes ! En plus, ça nous a fait une petite pause parmi les moult temples des derniers temps, ça permet de tout apprécier au mieux. 

Le plus grand, le plus complet, le plus beau, Himeji-jo !
Le plus grand, le plus complet, le plus beau, Himeji-jo !
Le plus grand, le plus complet, le plus beau, Himeji-jo !
Le plus grand, le plus complet, le plus beau, Himeji-jo !
Le plus grand, le plus complet, le plus beau, Himeji-jo !
Le plus grand, le plus complet, le plus beau, Himeji-jo !
Le plus grand, le plus complet, le plus beau, Himeji-jo !
Le plus grand, le plus complet, le plus beau, Himeji-jo !
Le plus grand, le plus complet, le plus beau, Himeji-jo !
Le plus grand, le plus complet, le plus beau, Himeji-jo !

Le plus grand, le plus complet, le plus beau, Himeji-jo !

Enchaînement de château pour le coup, avec Matsue-jo, pour célébrer notre arrivée à Shimane-ken. Très belles douves et mignon donjon, on reste dans du château de haut niveau, ce qui ne l'a pas rendu ridicule après le grand Himeji-jo. 
À sa suite, Izumo-taisha, plus vieux ou un des deux plus vieux temples shinto ce coup-ci. Tous les temples de cette mouvance shinto ont les sortes de cornes sur le toit de l'extension arrière du temple. Comme pour le Todai-ji, il fut le plus grave bâtiment en bois du monde, avant d'être reconstruit en modèle réduit. C'est maintenant le donjon de Himeji-jo qui détient cette couronne (au moins celle de plus gros bâtiment en bois du Japon). Pour palier cette déchéance qui aurait pu créer un complexe, il s'est doté du plus gros Shimenawa (la corde tressée) du Japon. Ah, les classements japonais, ça finit par avoir un petit charme comique.

Matsue-jo
Matsue-jo
Matsue-jo
Matsue-jo
Matsue-jo
Matsue-jo

Matsue-jo

Izumo-taisha
Izumo-taisha
Izumo-taisha
Izumo-taisha
Izumo-taisha
Izumo-taisha
Izumo-taisha

Izumo-taisha

Les photos de chez Chikara, qui vit avec sa mère de 91 ans, toujours bon pied bon oeil, mais un peu dure de la feuille.
Les photos de chez Chikara, qui vit avec sa mère de 91 ans, toujours bon pied bon oeil, mais un peu dure de la feuille.
Les photos de chez Chikara, qui vit avec sa mère de 91 ans, toujours bon pied bon oeil, mais un peu dure de la feuille.
Les photos de chez Chikara, qui vit avec sa mère de 91 ans, toujours bon pied bon oeil, mais un peu dure de la feuille.
Les photos de chez Chikara, qui vit avec sa mère de 91 ans, toujours bon pied bon oeil, mais un peu dure de la feuille.
Les photos de chez Chikara, qui vit avec sa mère de 91 ans, toujours bon pied bon oeil, mais un peu dure de la feuille.
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Les photos de chez Chikara, qui vit avec sa mère de 91 ans, toujours bon pied bon oeil, mais un peu dure de la feuille.
Les photos de chez Chikara, qui vit avec sa mère de 91 ans, toujours bon pied bon oeil, mais un peu dure de la feuille.
Les photos de chez Chikara, qui vit avec sa mère de 91 ans, toujours bon pied bon oeil, mais un peu dure de la feuille.

Les photos de chez Chikara, qui vit avec sa mère de 91 ans, toujours bon pied bon oeil, mais un peu dure de la feuille.

Le Ryuunji, fabuleux temple bouddhiste inconnu du pékin moyen pour notre plus grande joie !
Le Ryuunji, fabuleux temple bouddhiste inconnu du pékin moyen pour notre plus grande joie !
Le Ryuunji, fabuleux temple bouddhiste inconnu du pékin moyen pour notre plus grande joie !
Le Ryuunji, fabuleux temple bouddhiste inconnu du pékin moyen pour notre plus grande joie !
Le Ryuunji, fabuleux temple bouddhiste inconnu du pékin moyen pour notre plus grande joie !

Le Ryuunji, fabuleux temple bouddhiste inconnu du pékin moyen pour notre plus grande joie !

Tsuwano, avec son superbe jinja et sa boutique de thé fabuleuse.
Tsuwano, avec son superbe jinja et sa boutique de thé fabuleuse.
Tsuwano, avec son superbe jinja et sa boutique de thé fabuleuse.
Tsuwano, avec son superbe jinja et sa boutique de thé fabuleuse.
Tsuwano, avec son superbe jinja et sa boutique de thé fabuleuse.
Tsuwano, avec son superbe jinja et sa boutique de thé fabuleuse.
Tsuwano, avec son superbe jinja et sa boutique de thé fabuleuse.
Tsuwano, avec son superbe jinja et sa boutique de thé fabuleuse.

Tsuwano, avec son superbe jinja et sa boutique de thé fabuleuse.

Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.
Hagi, dernière visite avec Chikara.

Hagi, dernière visite avec Chikara.

Nos débuts à Kyushu. On y a retrouvé un ami de Dame Choupinette de la Raclette, nom complet de Choupie et on a dormi dans leur chambre airbnb, dans une vieille maison typique. L'hôte, Kota, était super sympa. On a fait un barbecue avec ses amis venus pour aller en montagne le lendemain. 
Ça a été l'occasion d'aller tous ensemble à l'onsen, une première pour Choupie ! Une amie de Kota lui a permis de ne pas se retrouver seule dans la partie pour femmes.
Fin de cette partie à Kumamoto, où il y a le troisième larron du trio des plus châteaux du Japon. Malheureusement il a souffert d'un tremblement de terre en 2016 et il est réparé à une allure de corse neurasthénique (mon préjugé venant de Goscini, je ne suis jamais allé en Corse) donc il n'était pas à la hauteur de nos espérances. En soi la destruction visible était intéressante cependant. 

Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.
Nos premiers pas à Kyushu.

Nos premiers pas à Kyushu.

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:27

Je commence par une rectification d'anecdote : la prune sur le vélo n'était qu'un avertissement qui me disait que le vélo serait embarqué à la fourrière si je ne le bougeais pas dans les 24h. Et ensuite le montant à payer pour le récupérer, plus d'autres choses que je ne sais pas ; c'est Jean-Mathieu, un expatrié qui vit à Tokyo qui m'a expliqué cela il y a quelques jours.

Et maintenant, je raconte comment j'en suis arrivé à parler de cela avec lui. En deux ou trois épisodes (pas de souci pour faire le retour du Jedi pèlerin-cycliste mais je suis à cours d'idée pour la contre-attaque) car j'ai à dire et je vais distinguer les torchons des serviettes cette fois, pas de vrac foutraque, hmmm quoique...

 

Cela commence il y a fort longtemps, à une époque où votre troubadour-narrateur était encore itinérant, bohémien-cycliste vivant au jour le jour dans un monde...

Bon, je crois vous avoir quittés il y a presque un mois, ce qui fait très longtemps pour une parution de blog alors je m'emporte quelque peu... Excusez !

Gros changement également qui explique cette introduction nostalgique : je suis désormais sédentaire dans une riquiqui chambre à Asakusa, quartier au nord-est de Tokyo, et j'ai récupéré mes affaires et mon ordinateur qui était dedans, vous aviez remarqué les accents je subodore.

 

Alors, il y a un mois je disais, je vous ai laissés en plan à Tokushima, une des quatre plus grosses villes de Shikoku, située à l'est. En effet Shikoku signifie littéralement "quatre pays" car depuis fort longtemps, pour de vrai cette fois, l'île est divisée en quatre, et bien que les noms des provinces maintenant préfectures aient changé, les zones sont toujours les mêmes, avec leur même capitale.

J'annonçais que j'allais faire le pèlerinage, ce que je comptais réellement faire, mais une fois sur place j'ai très vite compris que ça allait me faire beaucoup pédaler dans des agglomérations puantes, ce que je n'aime pas. Alors ce fut début de pèlerinage à ma sauce, en suivant en gros le parcours et sans payer quoique ce soit pour obtenir un tampon (500 Yen je crois, fois 88 ça fait mal au porte-monnaie, ils sonf forts en biznèce ces bonzes-là !).

Début à haute toxicité malgré tout car c'était la ville puis j'ai quitté la zone habitée pour me retrouver dans des montagnes paumées avec pas une âme qui vive. Et des forêts de bambous !

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppoÈre henro allegro ma non troppo

Je suis arrivé à Hiwasa où le temple à visiter était très sympa j'ai trouvé. J'y ai vu beaucoup de pèlerins, dont des vrais qui marchent réellement tout le long. C'est un endroit de repos avec un michi no eki où j'ai dormi tant bien que mal nonobstant (ou du moins tentant de le faire) les très fortes rafales de vent qui ont rendues la nuit bruyante et fatigante. Le michi no eki était équipé d'un bain de pied gratuit très chaud pour les panards endoloris des pèlerins. C'est aussi là que j'ai regoûté le natto, des graines de soja fermentées, offertes par un étrange luron qui m'a aussi payé bière, shochu... le service bourrage-de-gueule-de-base habituel. Décidément, je n'aime pas ça, en ce qui concerne le natto je veux dire.

J'y ai aussi croisé Itaru, un gars qui voyage avec 0 Yen (il baratine les gens et leur vend des bracelets et colliers qu'il fait lui-même) à travers l'archipel en vélo typiquement japonais, en mama-chari ! Certes avec des vitesses mais ça reste une des meilleures rationalisation de l'inefficacité cycliste que je connaisse, et je sais de quoi je parle car j'ai testé à Shiretoko.

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo

Le lendemain le vent avait retrouvé des proportions usuelles et j'ai passé une journée longue mais agréable au bord de l'océan, dans des zones peu habitées. C'est le jour où j'ai commencé à manger des kakis régulièrement car il y en avait plein de facilement cueillables et mûrs, c'était la saison !

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo

Je suis arrivé progressivement dans des zones plus peuplées, au fur et à mesure que je me rapprochais de Kochi. Heureusement j'ai pu faire une portion sur une vraie piste cyclable qui m'a permis de me désintoxiquer (ah les poids lourds, quelle plaie !).

Nuit juste avant la ville, passée au bord d'une plage où j'ai joué au beach volley au petit matin avec trois larons qui attendaient le quatrième. Ouch la vache, c'est pas comme le vélo ! après deux ans sans jouer j'avais l'impression de repartir de très bas. Enfin... j'ai réussi à jouer suffisament correctement pour être bien explosé au bout d'une heure, j'ai donc bien rigolé mais ensuite j'ai dû y aller mollo à gaffocyclette parce que j'avais comme perdu des bouts de mollets dans l'affaire.

Sur cette même plage j'ai assisté la veille à une séance photo pour amoureux fraichement mariés, avec quelques scènes assez cocasses (je me suis censuré pour les photos, pt'êt'ben qu'j'aurais pas dû).

 

À Kochi passage au chateau que j'ai beaucoup aimé, peut-être mon préféré. Il est vieux (il est d'époque, alleluia !) et ça se sent quand on le visite. De plus tout l'ensemble extérieur, avec les remparts et les différents niveaux immerge très bien le visiteur ; chouette visite vraiment ! J'ajoute que le bâtiment d'habitation à côté du donjon était aussi d'époque et visitable, ça donne une meilleure idée de comment ça se passait à l'époque.

Ère henro allegro ma non troppo
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Ère henro allegro ma non troppo
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Ère henro allegro ma non troppo
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Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
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Après Kochi, j'ai complètement arrêté de suivre le chemin des pèlerins car celui-ci fait le tour de l'île en restant toujours dans des zones civilisées, et moi je voulais voir le fin fond paumé du Japon reculé, qu'on peut trouver dans la vallée d'Iya, au milieu de montagnes effectivement peu peuplées. L'esprit y est encore réellement très rural, j'ai passé des supers jours dans cette zone.

C'est aussi un coin où les gens sont encore très supersticieux et où il y a foison de légendes concernant des démons. Pour exploiter cela touristiquement ils ont fait des statues les représentant, concentrées à un seul endroit cependant.

 

C'était surtout le début de la saison du momiji (activité qui consiste à regarder les arbres quand ceux-ci se drapent de leurs couleurs automnales), qui comme le hanami (pareil mais pour les cerisiers en fleur) attire les japonais à gros calibres (photographiques) et même d'autres qui en ont un petit d'ailleurs. J'ai vu pas mal de pros ou amateurs dotés de très bon matos dans la partie haute de la vallée, la meilleure pour les couleurs. Un ici qui faisait un film avec une bombe (= l'assistante était canon), trois gusses là qui faisaient un drôle de concours d'objectifs surdimensionnés (vous voyez la scène dans pirates de Caraïbes quand Jack sort une longue vue ridiculement grosse pour faire le malin devant Barbossa, c'est exactement à ça que j'ai pensé en les voyant) pour prendre en photo la montagne momijesque en fin de journée. Encore un autre plus loin, et j'en oublie probablement.

 

Je suis passé à un fameux couple de ponts, un pour les hommes et un pour les femmes, faits de lianes. Pour l'authenticité on ira voir ailleurs car bien qu'ils se gargarisent d'être l'un des deux seuls endroits au Japon (l'autre est 20 bornes avant, j'y suis passé aussi) à encore avoir un pont de lianes à l'ancienne, les ponts tiennent grâce à de gros câbles d'acier comme n'importe quel pont moderne. Maiiiiis ils sont cachés par des lianes enroulées tout autour, alors c'est joli, c'est pour ça qu'on a claqué son bifton d'ailleurs et on ne leur en veut pas. Pour moi il faisait beau et c'était la saison du momiji donc pas de souci, en revanche s'il fait moche je pense que ça perd pas mal d'intérêt. Peut-être pour le trollet qu'on meut soi-même en tirant sur une corde, ce qui était fort amusant.

 

À la fin de la montée de cette vallée, un tunnel barré ! Je suis passé quand même, comme précédemment, sauf que cette fois la route était vraiment défoncée 1,5 kilomètres de descente plus loin. J'ai "desellé" Gaston et j'ai franchi l'obstacle en deux fois car la chute n'aurait pas pardonné, fallait faire gaffe.

 

Le truc bizarre à côté de mon pied est un lombric obèse comme je n'en ai vu que sur cette île.

Et les deux écureuils volants sont ben... des sortes d'écureuils volants sauf qu'il faudrait peut-être dire lapins volants car ils sont bien gros pour des écureuils. J'en ai aussi vu un sur la route par la suite mais il s'était fait applatir comme une crêpe et ça ressemblait à pas grand chose d'intéressant.

La photo avec les mannequins dans les champs, c'est leur façon de lutter contre la diminution de la population japonaise^^.

Enfin la bicoque n'est peut-être pas vieille, ce qui est rare, n'est-il pas (allusion au réflexe qu'on a presque tous de dire "une vieille bicoque) ? Il y en pas mal ça et là, et à chaque fois je zappe de prendre une photo pour montrer la lente mort de la campagne japonaise, alors cette fois je suis content, j'y ai pensé !

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
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Après cela, descente sur route raide et pourrie ; ça doit faire un bail qu'elle est fermée cette nationale.

Heureusement que j'avais résolu mes récents problèmes de frein avec Gaston ; le câble du frein avant c'était fait la malle de son emplacement (par le haut) par deux fois quelques jours plus tôt et j'avais dû demander une pince, à défaut de trouver la clef de la bonne taille, pour régler l'affaire.

Il commençait à faire nuit et une fois bien réfrigéré par la longue descente (j'étais monté à 1400m et je suis redescendu à 330) j'ai dû me farcir un hyper raide col, le troisième de la journée, de nuit, avec les mollets HS à cause des 1800 premiers mètres de dénivelée grimpés dans la journée, et du coup j'ai fait des parties à pied !!! Première fois de ma vie, ça fait mal. Mais dans la nuit avec une lumière avant faiblarde (eeeeh oui, les dynamos, c'est pas fait pour les cols raides grimpés par des gens fatigués, pas de bol pour moi) et une route étroite empêchant la technique du serpent, c'était la seule option :(.

Ce fut mon jour le plus long avec Gaston ; arrivée transit de froid après l'ultime descente vers huit heures du soir, environ trois heures après les derniers rayons de soleil et douze ou treize heures après le départ matutinal !

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo

Ensuite, retour à Tokushima et ferry pour Wakayama (où j'ai vu la fameuse voiture du manga Initial D, avec même les inscritions correctes dessus !), d'où je venais, pour me retaper la nationale 24 pour me rendre à Nara où cette fois on ne s'est pas raté avec Jatin, un ami, qui m'a super bien reçu dans leur appartement non loin de Nara. "Leur" car il y habite avec sa femme Yôko et leur fils Akashi. J'y ai passé trois jours reposants et intéressants. Ce ne sont pas des japonais normaux (enfin forcément pour lui vu qu'il est indien...) et j'ai appris pas mal de choses. J'y ai vu la famille d'un des frères de Yôko car ils sont venus passés la première journée chez eux.

 

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo

Pardonnez le pauvre Akashi, il s'est fait sortir de son sommeil en même temps que de la voiture pour la photo, il a même été bien gentil de ne pas taper un scandale.

 

Je me suis ensuite remis en route un peu dépité de n'avoir trouvé aucun ferry depuis une ville "proche" qui aille à Tokyo. Par conséquent, banzaï pour une semaine de gaffocyclette direction Tokyo !! Euh, ce ne serait pas ce que je ne voulais pas justement ? Bouhouhou ;(.

Au moins j'avais une chambre qui m'attendait à destination, je l'ai réservée chez Jatin avec leur aide. Suprême coup de bol, quand Yôko a appelé pour la prendre, elle est tombée sur un français, le seul du groupe (150 mecs dans la boite quand même) ! Ça a bien facilité les choses je dois dire.

 

La fin de l'épopée avec Gaston constitura le prochain épisode, à paraître très très bientôt !

+

 

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 11:03

Me voila sur Shikoku, deja !! Demain j attaque le pelerinage des 88 temples, ce qui marquera le debut de mon ere Henro (henro = au choix le pelerinage ou le pelerin qui le fait).

 

J ai donc traverse le Kansai (Kansai = a l ouest du poste frontiere, par opposition a Kanto = a l est du poste frontiere, ca date de l ere Edo et le poste frontiere etait non loin du mont Fuji) a toute vitesse. Cela merite explication, que je donne la maintenant tout de suite, c est cadeau.

Entre Fukui et Wakayama, d ou j ai pris le ferry pour Tokushima (ou je suis en ce moment et qui est donc sur Shikoku), ce n est qu immense metropole saturee de voitures et de poids lourds peu aimables, puants et dangereux. Ici par exemple les conducteurs grillent le feu rouge sans souci, ils le "rallongent". Comme j ai un super plan pour la suite, que j echafaude petit a petit, et dans lequel si tout se passe bien je suis cense revenir dans le coin, j ai fait vite sans remord car "I shall return !".

 

De plus, c est la pleine saison touristique dans cette zone et c etait donc l horreur a Kyoto, ou j ai tout de meme visite le pavillon d or par un temps radieux, ca en met plein les quinquets il faut l avouer.

Kansai express et debut de l ere Henro
Kansai express et debut de l ere Henro

Ces quelques jours ont surtout ete marques par la geniale rencontre de trois thailandais qui voyagent avec un velo, facon japonaise de faire et qui est beaucoup plus rapide et chere que la facon europeenne de voyager a velo. Ping et Djaha, ou Taha, ont passe cinq ans dans le pays a y faire leurs etudes et Fai les a rejoints pour le periple avec les bicylettes. A noter que Ping a fait la sienne lui-meme, en soudant avec le matos de l universite parfois dans son appartement.

 

Je les ai vus une premiere fois a un michi no eki apres le col entre Fukui et le lac Biwa (en gros), ou on a discute un brin et fait des photos, puis le lendemain je les ai rattrapes dans le col entre Otsu, au bord du lac Biwa, et Kyoto. On est alors reste ensemble jusqu au lendemain midi. J ai fait explose mon budget journalier du coup, en les suivant dans un restaurant qui vendait des glaces sophistiquees au the vert, hors de prix mais ca valait le coup, la ville est reputee pour ca. Apres meme restaurant, meme biker s house puis meme sento, bain public. Pour la premiere fois depuis que je suis en gaffocyclette j ai paye pur dormir, mais ils etaient tellement sympas que ca eclipse la chose. Le lendemain on s est dit au revoir a la biker s house, puis pendant que Taha priait dans une eglise j ai retrouve Ping et Fai, avec qui je suis alle dans une super boutique de vieux velos, Grand bois ca s appelle. Boutique unique a Kyoto et peut-etre au Japon. Il y avait meme des vieux Routens, dont un qui ressemble bigrement a ce qu on a a la maison, incroyable comme truc.

Kansai express et debut de l ere Henro
Kansai express et debut de l ere Henro
Kansai express et debut de l ere Henro
Kansai express et debut de l ere Henro
Kansai express et debut de l ere Henro

Apres les avoir definitivement quittes je suis alle au pavillon d or ou le bain de foule fut tres violent pour moi, et il m a decide a tracer vers Nara ou je suis arrive dans l apres-midi. Une fois a destination j ai tente vainement d appeler un ami puis je suis alle me planquer dans le parc. Nara est celebre pour ces daims qui peuplent le parc, et ben mon colon, j ai pas ete decu : affluence de cervides soigneusement ecornes digne d une ouverture de festival de Cannes ! Il y en a partout, partout partout. L herbe est broutee a raz de chez raz et il y a des crottes de partout dessus. Et pas de bol c est la saison du brame, enfin je suppute, et du coup toute la nuit, en plus d avoir une bonne odeur de bouc dans la tente, j ai eu un concert de pseudo-brame de tapettes (leurs daims sont tout petits et le brame s en ressent). Pas facile de fermer l oeil dans ces conditions...

 

Resultat, au petit matin, aiguille de surcroit dans cette direction par un leger crachin, j ai decide de filer fissa a Shikoku pour quitter le monde, la pollution, les daims... fuir pour survivre.

 

En route j ai double un loustique qui a marche depuis le cap tout au nord de Hokkaido jusque presque Osaka en poussant un landeau plein d affaires. Il est japonais mais vit a New York.

Kansai express et debut de l ere Henro

Le pelerinage devrait m occuper deux ou trois semaines, apres quoi je vais directement a Tokyo en ferry car pas question de repasser par des zones surpeuplees ou je meurs a petit feu, toujours un peu plus a chaque boufee de gazoile.

 

Petite anecdote numero un : a Fukui j ai trouve un porte-monnaie rouge Cartier tout trempe que j ai porte dans un koban quelques villes plus loin, et la j ai du attendre des lustres que le flic en fasse l inventaire et remplisse un tas de paperasses avant de me demander de mettre mon nom quelque part. Ca a ete beaucou plus long qu a Sendai, ou j avais aussi apporte un porte-monnaie trouve juste apres Matsushima. Durant l attente j ai appris que si je voulais je pouvais demander a avoir le porte-monnaie si celui-ci n est pas reclame dans les trois mois. J ai poliment dit que ca ne m interessait pas puis j ai enfin pu diner, car depuis le temps que je faisais le pied de grue j avais une bonne grosse dalle.

Petite anecdote numero deux : aujourd hui, alors que je demandais une carte pour faire le pelerinage a la gare, ce qui a dure dix minutes grand max, j ai pris un PV. Un ruban rouge avec moult hieroglyphes et des prix dans tous les sens etait accroche au cadre de Gaston en sortant de la gare. Je l ai laisse a l emplacement du delit car je ne savais pas quoi en faire...

 

Sur ce, a ++++++++++

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 11:31

L'envie me titille depuis quelques années de me faire pousser un deuxième nez, et on m'a parlé d'un coin tout indiqué pour ce genre de chose : Fukushima ! Je pars donc  pour une thérapie radioactive, le pied ^^!

 

Ma feuille de route pour mon voyage Japon

 

Blague à part, voici ce que j'envisage, maintenant, tout de suite et ici, de faire au Japon, tout là-bas là-bas dans queques mois. Je reste vague exprès car plus ce sera détaillé, et plus ce sera faux.

En effet ma façon de voyager est de ne pas trop faire de plan et se laisser (em)porter lors d'occasions imprévues. Cela me permet de rester un peu dans les endroits que j'aime, et de tracer lorsque je ne me plais pas quelque part. Par exemple marcher dans les agglomérations n'est pas ma tasse de thé, alors si je trouve un bus ou que le stop fonctionne, why not ?

Toutes les dates sont par conséquent vague et à titre indicatif, pour ne pas dire "environ, vers, à peu près..." tout le temps.

Précision importante : ce n'est pas ce que j'ai annoncé pour obtenir mon visa. Ça aurait été le meilleur moyen de se faire recaler.

 

Avant de commencer, cours express de géographie nippone pour les nuls :

 carte Japon

 

♪Et maintenant ♫, qu'allons-nous faireuh, ♪ c'est parti !

 

Arrivée le 12 juin à Sapporo, capitale d'Hokkaidô, l'île au nord, tout au nord, bien plus au nord. Ça, c'est précis, car c'est l'avion qui décide, pas moi.

 

À partir de là, je suis un voyageur, un grand voyageur même. Ça veut dire que je serai un gugus qui va faire un grand voyage, facile à comprendre, non ?

En disant voyageur, il y a la même idée que la dernière fois, le retour n'est pas envisagé. Il arrivera probablement un jour, mais je ne sais pas encore quand (bon, mon visa expire au bout d'un an, et ensuite sans visa étudiant ou de travail, j'ai le droit à trois mois de plus, donc au bout de 15 mois, le retour risque fort d'être envisagé tout de même).

 

12 juin 2014 --> 8 juillet 2014

Wwoofing un mois à Hokkaidô.

Comme à Monachil la dernière fois, logé-nourri-blanchi en échange du travail qu'ils me demanderont d'effectuer.

Le but est de perfectionner mon japonais bbballbutiiant, afin de pouvoir communiquer avec les gens que je croiserai par la suite.

Je serai dans le district du singe comme l'a si bien remarqué Titi (Saru District) à Hokkaidô. C'est un ranch avec 50 chevaux, ils sont annoncés pur-sang arabe, et il y a au moins 100 ha de terrain autour. Je vais aider à s'occuper des chevaux et à entretenir le terrain qui sert aux promenades à cheval.

 

8 juillet --> 15 juillet

Traversée nord-sud des Monts Akaishi.

Je vais retrouver mon ami Kilien, ainsi que sa copine Marjolaine, à Tokyo ou à Shinanosakai, point de départ de notre randonnée dans les Monts Akaishi, autrement nommés Alpes du sud. Plus de détails dans ce billet.

Descente en train puis remontée à Hokkaidô en ferry je pense.

Je profite de ce passage par Tokyo tôt dans mon séjour pour y laisser un sac rempli d'affaires "pour la ville" chez Vincent, ou plutôt chez sa copine pour l'instant, un grand merci à eux !

En effet j'arriverai à Sapporo avec un sac à dos, le léger pour lequel je pèse tout, et un autre avec des frinques correctes, de quoi se raser, un ordinateur portable... de quoi s'installer à Tokyo quoi !

 

15 juillet --> fin août

Baroudage à Hokkaidô.

En gros, j'arrive en ferry, je prends un bus pour m'éloigner de l'agglomération, et ensuite je marche vers l'extrême nord-est, vers la réserve de Shiretoko. C'est un grand parc naturel plein de lacs magnifiques, et c'est là qu'il y a la concentration d'ours brun la plus élevée au monde il paraît. Si j'arrive pas à voir un des ces plantigrades avec ça, je serais vert.

Après direction l'extrême nord-ouest de l'île, qui est le point le plus septentrional du Japon. Je compte marcher en suivant le rivage, si ce n'est pas trop venté et que c'est possible (il faudra compter avec les obstacles tels que les villes, les propiétés privées, les fils barbelés, les champs de mine, les centrales nucléaires en panne...).

De là-bas, je pique plein sud, et vais jusqu'au cap Shirakami, extrême sud d'Hokkaidô (si je ne peux pas traverser là-bas, ça sera Hakodate pour prendre un ferry pour Honshû). J'espère que ça se prêtera bien à la marche comme coin. Je vais d'ailleurs faire un léger détour par le centre de l'île pour être sûr d'être une partie du temps dans des montagnes sauvages.

Une fois tout au sud de l'île, tadam ! je change de niveau !

 

Niveau 2 début septembre -->  début/fin ? novembre

Marche jusqu'à Nara

La même chose qu'à Hokkaidô, mais niveau deux cette fois, c'est plus la même, héhé.

Là, les dates et les lieux sont encore plus beaucoup très vagues. Une fois le détroit entre Hokkaidô et Honshû traversé, je descends plein sud, le plus possible à pied, jusqu'à Nara, où je rencontrerai Jatin (et sa famille bien sûr), un très bon ami d'un cousin qui est d'accord pour qu'on se voit un peu. Je vais passer par le côté mer du Japon (en restant dans les terres quand même, pas le long de la mer) car côté Pacifique il y a Sendai et plein d'autres villes, et je n'aime pas marcher dans les villes. De plus le centre de thérapie nucléaire mentionné au début de l'article est justement au bord du Pacifique, et tout compte fait je vais l'éviter.

Si un coup de stop ou de bus me permet de voir un matsuri (un de ces nombreux festivals japonais) ou un village sympathique excentré de mon parcours, ça sera inclus dans le programme. Il est un peu serré et je risque l'oveurboucage, mais il faut savoir faire des choix dans la vie^^.

Après les visites de Nara et Kyoto, les deux premières capitales impériales japonaises, et peut-être d'Osaka, avec Jatin ou suivant ses conseils, direction Shikoku !

 

fin novembre --> mi-janvier

Pèlerinage bouddhiste à Shikoku.

C'est le Saint Jacques de Compostelle japonais. Tout japonais se doit de l'avoir fait au moins une fois dans sa vie. Normalement ça se fait à pied, mais de nos jours, la très grande majorité des pèlerins le réalise en voiture ou en car, en visite guidée.

Il faut se rendre dans les 88 temples obligatoires, s'y recueillir, puis recueillir le sceau de chaque temple dans un carnet dédié à cet effet. Il y a une tenue spéciale à porter normalement, mais ce n'est pas imposé vraiment. On "doit" être tout de blanc vêtu, et avoir un grand chapeau en paille et un bâton avec une clochette, cette dernière sert à éloigner les mauvais kamis, esprits en langue de chez nous.

En ce qui me concerne, ça sera intégralement à pince. Il y a 1400 km je crois, quand on passe seulement par les 88 temples obligatoires, et je pense que je ferai des détours par les temple annexes pour sortir des sentiers battus., si je trouve les sentiers non battus !

Il ne faudra pas que j'y arrive trop tôt car de fin août à mi-octobre en gros, c'est la saison des typhons. Ma tente me fera la gueule si j'ai la visite d'une de ces charmantes tornades. Enfin, ce n'est pour le moment pas du tout prévu d'arriver dans ces eaux-là, déjà ça de gagné.

 

mi-janvier --> au moins juin 2015

Installation à Tokyo pour découvrir la ville à la japonaise.

Je me pose dans une grande ville, très probablement Tokyo. J'y logerai en guesthouse pas chère, et je chercherai soit un petit boulot soit à donner des cours de français/anglais pour renflouer les caisses.

 

Voilà, vous savez tout. à partir de maintenant, vous pouvez vous amuser à compter les entorses à mon programme, les variantes, les ajouts... ou pas, bien sûr.

Si vous avez un conseil, un coin fétiche à m'indiquer, ou une remarque, comme d'hab' je serai ravi de les trouver en commentaires.

 

 

 

 

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  • : Un aventurier solitaire, roi de la terre
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  • : Ce blog a pour but de narrer mes pérégrinations sur la planète bleue. Après l'étape en Afrique à pied et en stop, celle au Japon en stop et en vélo et les nombreuses en France tous moyens confondus, c'est au tour du Kirghizistan !
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  • Une fois diplômé fin 2011 en gestion de l'énergie par l'ENSE3, école d'ingénieur à Grenoble, je me suis tourné vers le voyage.

Je privilégie la marche, moyen le plus efficace pour découvrir les pays parcourus selon moi, mais j'utilise parfois d'autres moyens de transport comme le vélo ou le stop.
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