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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 17:15

(Sommaire de mes articles sur le matos de rando accessible dans la catégorie "Les incontournables de ce blog".)

 

Quelques points importants à connaître si on veut se lancer dans l'achat ou la confection (sur le sujet, voir ma tentative de réalisation de sac de couchage et le pied d'éléphant qui l'a remplacé finalement) d'un sac de couchage en duvet.

 

D'abord, être sûr que c'est bien le duvet qui convient, et non de l'isolant en fibres synthétiques.

Rappel (cf. cet article) : nuits à la belle étoile = synthétiques à presque tous les coups.

 

J'ai décomposé le choix en quatre étapes : 

  1. déterminer la température de confort idoine,
  2. choisir l'indice de gonflant,
  3. choisir les tissus,
  4. les derniers points pouvant influencer le choix.

 

Température de confort

Après ça, il faut choisir la température de confort. L'avantage des sacs en duvet ici est qu'ils ont une plage d'utilisation bien plus étendue que ceux en synthétique. En ce qui me concerne, si j'utilise un +5°C synthétique à 10-12°C, j'ai l'impression d'être dans une étuve, il faut donc que j'ouvre, et quelques heures plus tard je me gèle une petite moitié du corps. Moralité : c'est pas cool. Alors que c'est encore bon avec un sac en duvet.

Les femmes ayant un métabolisme en moyenne plus lent que celui des hommes, il leur faut un sac de couchage un peu plus isolant. L'écart se fait surtout sentir quand on passe sous les -10°C il semblerait. Et de toutes les façons, entre un homme frileux et un autre pas, il y aura une différence de plusiseurs degré. Le facteur psychologique n'est pas négligeable non plus je pense, si on est persuadé qu'on va cailler, même le meilleur 000 ne pourra rien pour vous sauvez du glaglatage programmé.

Certains fabricants donnent une température confort pour homme et une autre pour femme, ça peut aider à avoir un ordre d'idée de l'écart moyen entre les deux sexes.

 

Dans tous les cas, il y a au moins deux valeurs : Tc la température de confort et Tlc la température limite de confort. En gros, Tlc correspond à la température à laquelle on dort bien quand tout va bien, bien mangé, bien bu et pas trop fatigué, et Tc correspond à celle quand au contraire on est claqué, et/ou qu'on a la dalle, et/ou qu'on crève de soif.

Ce n'est pas ce que vous diront les grands pontes du domaine, ni même les vendeurs en magasin, mais c'est pourtant très vrai je pense.

 

Pour finir, peu de fabricants respectent la norme européenne pour mesurer la température. Et quand ils le font les valeurs sont assez (très en fait) pessimistes. Cette norme impose en effet de modéliser quelqu'un sur le dos (pourquoi pas), à poil (bonjour la crasse que ramasse le pauvre sac !), et sans tapis de sol (mais oui, tous les jours !) !

Valandré le fait, par exemple, ce qui donne des résultats assez peu réalistes. De ce fait ce fabricant rajoute une autre température d'utilisation beaucoup plus proche de la réalité ; il y a au moins 5°C d'écart, si ce n'est pas plus !

 

Indice de gonflant

Une fois la température de confort choisie, il faut choisir la qualité du duvet. La donnée importante cette fois est l'indice de gonflant du duvet. C'est une valeur en cu.in, par exemple 700 cu.in, ce qui indique le volume en inch cube, occupé par une once de duvet. Plus la valeur est élevée, meilleur est le duvet.

Un duvet de moins de 650 cu.in n'est pas terrible, entre 650 cu.in et 750 cu.in c'est du bon, et au-delà on tombe dans les Rolls des sacs en duvet. Mais attention au porte-monnaie, c'est cher les Rolls !

 

Il paraît en revanche qu'un super duvet, à 800 cu.in par exemple, serait plus sensible à l'humidité. Je n'ai pas testé si c'est vrai ou non. Cela semble simplement logique car pour faire le même boulot il y a besoin de moins de duvet 800 cu.in que de duvet 650 cu.in, et donc s'il faut éponger la même quantité d'eau, à la fin il reste plus de duvet 650 cu.in sec et encore efficace que de duvet 800 cu.in.

A ce sujet, une marque a mis au point un traitement rendant le duvet hydrophobe, et encore plus cher. Je ne sais pas si c'est du bidon mais j'ai tendance à penser que même si ça marche au début, au bout d'un moment le naturel revient au galop et que donc on se retrouve avec un duvet bien hydrophile comme d'habitude, sauf qu'on l'a payé plus cher. Après si on a les moyens de changer de veste et de sac de couchage tous les ans...

J'ajoute que selon moi il n'y a pas de différence entre duvet de canard et duvet oie, quelle soit grise, blanche ou violette. En effet ce qui compte vraiment est la quantité d'air emprisonnée par le duvet, car c'est lui qui isole. On en revient donc au fait qu'il faut un bon indice de gonflant, point barre.

 

Sur le site randonner-leger.org, il y a un wiki dédié à ce sujet pour ceux qui souhaitent plus d'informations. Ce même wiki donne des formules, issues de recoupements des données des fabricants, indiquant les températures de confort et limite confort.

Tc = -0,0413*Ic+14,1

Tlc = -0,0491*Ic+9,92        avec Ic = Mduvet*I

Mduvet = la masse de duvet présente dans le sac de couchage, en kilogrammes. Exemple 0,5 pour 500 grammes de duvet.

Ig = l'indice de gonflant, en cu.in. Exemple : 700

 

Choix des tissus

Le dernier point important est le choix des tissus, intérieurs et extérieurs.

Certains sacs sont orientés clairement UL, ultra-léger, et ont des tissus très fins et fragiles. Ils ne sont pas lourds mais ils demanderont plus d'attention pour ne pas les déchirer.

D'autres au contraire jouent la carte plus ""rustique"", avec beaucoup de guillemets car ça reste des sac de couchage en duvet, et possèdent des tissus plus costauds, on peut donc faire plus de choses avec sans trop risquer de les éventrer.

Il existe des sacs de couchage avec un tissu extérieur déperlant, pour lutter contre la rosée. Je n'ai jamais essayé, je ne sais pas si c'est réellement efficace. C'est sûrement mieux au moins.

 

Dernières broutilles à vérifier

Il faut une bonne colerette et de bons rabats sur les zips si on veut un vrai sac pour des températures négatives.

D'autre part, une coupe chiadée avec de nombreux compartiments est généralement synonyme de meilleure répartition du duvet, et donc le sac de couchage sera plus efficace.

Certains sacs n'ont pas de zip, et donc isolent mieux à masse de duvet égale, mais je les trouve trop spécifiques : on ne peut pas les ouvrir pour s'adapter à des températures plus clémentes, ce qui pour des voyages au long cours est rédibitoire. Pour deux semaines au Spitzberg c'est peut-être un bon plan en revanche.

Si on veut jumeler deux sacs de couchage, s'assurer que c'est possible, et prendre des sacs de couchage avec les zips pas du même côté !

 

 

Je pense avoir fait le tour de tout ce qui importe pour choisir son sac de couchage. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez me le faire savoir par commentaires, ça rendra service au futurs lecteurs. Merci d'avance.

 

Arvi !

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 13:07

(Sommaire de mes articles sur le matos de rando accessible dans la catégorie "Les incontournables de ce blog".)

 

Bienvenue dans la partie consacrée à l'activité la plus importante de notre vie : dormir !

 

En randonnée, surtout si celle-ci dure plus de deux ou trois jours, il est indispensble de bien dormir, afin de bien récupérer. Il ne faut cependant pas tomber dans le tout-confort non plus, auquel cas on risque de se trimbaler un sac trop lourd.

 

Le compromis a atteindre est propre à chacun ; voici le mien, avec quelques explications.

 

Ce que j'utilise pour mes nuits lors de la marche au long cours :

 

  • une tente, modèle Laser de chez Terra Nova.

- Poids : 1317g mesuré sur mon modèle de 2011.

- C'est un modèle ultra-léger de tente deux places, qui est très confortable seul et un peu petit pour deux. Etait donnée pour 1,75 personnes au Vieux Campeur.

- Construction avec un arceau central et deux petits piquets aux pied et à la tête.

- Abside d'un côté, assez spacieuse pour mon sac (Gregory Z40) mais un peu juste pour les modèles de 50L et plus je pense.

- Très bien ventilée grâce aux aérations prévues aux pied et à la tête, aussi bien au niveau de la tente intérieure que de la tente extérieure.

- Petit défaut, l'arceau se replie en grande section, ce qui rend la tente pliée trop longue et donc impossible à ranger au fond d'un sac, même 60L. Il faut par conséquent la stocker à l'extérieur du sac, sur un côté (risque de déséquilibre) ou bien sur le dessus ou en bas.

J'en ai pris deux, un est resté entier, auquel j'ai rajouté 1m de l'autre pour avoir une double épaisseur de la tête aux hanches.

Poids : 170g.

Poids du sac à viande : 146g mesuré (j'ai rajouté une pièce où il s'élimait donc il est plus lourd qu'originellement).

Poids du sac de couchage avec housse : à venir.

Pour plus de détails sur le sac de couchage maison, il y a un article qui lui est consacré.

Reflexions générales :

  • Tente

Le choix de la tente est à bien mûrir. Je dirai qu'il faut particuièrement faire attention au préalable aux conditions dans lesquelles on va s'en servir.

Par exemple pour deux personnes et pendant une longue durée, la mienne est à déconseiller car trop petite je pense, être en permanence l'un sur l'autre n'est pas commode, même pour un couple. Quand il pleut beaucoup, le fait d'avoir un peu de marge pour étaler des affaires est très appréciable.

A moins d'être tout le temps dans des pays secs (et pas trop chauds), prendre une tente bien aérée me paraît indispensable (tente simple paroi à proscrire !), sans quoi on sera trempé par la condensation, ce qui est déjà le cas dans la Laser par temps très humide, alors qu'elle est bien ventilée.

Le choix de l'abside n'est pas déterminant selon moi : on peut très bien laisser son sac dehors dans un sac poubelle. Cela est même indispensable, pour la nourriture au moins, lorsque des bêbêtes type ours trainent dans les parages.

 

  • Tapis de sol

Le choix du tapis de sol est guidé par deux choses : la dose d'inconfort que l'on peut supporter tout en dormant bien et l'isolation nécessaire pour ne pas avoir froid.

Le point un est totalement personnel. A noter quand même qu'au bout d'un moment (une semaine maximum d'après moi), on s'habitue à dormir sur quelque chose de plus dur que son lit.

Le point deux dépend de la frilosité de chacun, et de l'endroit dans lequel on se rend. Ici, à part l'expérience sur le terrain, je ne vois pas trop comment faire.

 

Un auto-gonflant sera plus confortable, plus isolant et moins volumineux une fois roulé qu'un matelas en mousse, mais sera beaucoup plus lourd et sujet aux crevaisons. Pour éviter les matelas mousse trop gros, on peut choisir ceux qui se replie en Z, au lieu de les rouler.

 

  • Le sac de couchage

Le choix entre isolant synthétique et duvet est très lié au poids qu'on accepte de porter, au prix qu'on est prêt à mettre dedans, et aux,conditions des nuits.

Des nuits à la belle impliquent presque automatiquement (sauf par temps très sec, dans les pays secs ou à haute altitude, dans un univers minéral), le choix d'un sac garni de fibres synthétiques car le duvet perd beaucoup d'efficacité quand il est humide, et la rosée sera donc votre pire ennemie ! Rien de plus terrible que se réveiller le matin dans son super Valandré avec froids aux jambes et le duvet trempé. Il m'a fallu entre 30 minutes et une heure, je ne sais plus bien, avec tantôt le soleil tantôt un bon feu de bois, pour le faire sécher. Pas rapide comme début de journée ! Et bonjour la galère sans soleil et sans feu !!

Sous tente ou dans des cabanes ou refuges, le duvet devient très intéressant car il est beaucoup plus isolant à volume égal, et se compresse bien mieux. Cela permet d'avoir un duvet léger et qui tient très peu de place dans le sac à dos.

Le seul inconvénient dans ce cas de figure est le prix, car les sacs en duvet sont beaucoup plus chers que ceux en synthétique. Comme leur durée de vie est plus longue, car le duvet ne perd presque pas de son gonflant au cours du temps, contrairement aux fibres synthétiques qui se tassent, on peut voir ça comme un meilleur investissement sur le long terme.

Pour plus de renseignements sur comment choisir son sac de couchage en duvet, voir cet article.

 

Quant au sac à viande en soie, il rajoute quelques degrés de plus, jusqu'à 5°C d'après les vendeurs, et surtout évite de salir le sac de couchage !! Très important quand on voyage pendant longtemps, et qu'on ne peut pas laver son sac de couchage. De plus, même si on peut le laver je ne conseille pas de le faire car c'est un coup à diminuer les performances de celui-ci. Pour les isolants synthétiques cela est certain et irreversible, et pour les sacs en duvet, le séchage est long et compliqué car le duvet s'agglomère il faut donc le re-répatir dans les compartiments si on veut garder le même pouvoir isolant.

 

Le sac à viande en soie rajoute quelques degrés de plus, jusqu'à 5°C d'après les vendeurs, et surtout évite de salir le sac de couchage !! Très important quand on voyage pendant longtemps, et qu'on ne peut pas laver son sac de couchage. De plus, même si on peut le laver je ne conseille pas de le faire car c'est un coup à diminuer les performances de celui-ci. Pour les isolants synthétiques cela est certain et irreversible, et pour les sacs en duvet, le séchage est long et compliqué car le duvet s'agglomère il faut donc le re-répatir dans les compartiments si on veut garder le même pouvoir isolant.

J'espère avoir été un peu utile.

N'hésitez pas à faire part de vos remarques en commntaire.

+++

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 11:24

Delphine me demandait il y a quelques temps quel livre j'allais mettre dans mon sac à dos. Maintenant que j'ai fait mon choix, je peux répondre :

L'intégrale des haïkus, de Bashô, en version bilingue en plus !

 

C'est un recueil contenant l'intégralité, environ 2000, des poëmes courts, appelés de nos jours haïkus, que Bashô a écrits au cours de sa vie. Chaque haïku est d'abord présenté en japonais, puis traduit. Des notes de taduction sont également présentes pour expliquer les subtilités non transcrites en français.

 

Matsuo Bashô a vécu de 1644 à 1694 dans la partie "civilisée" du Japon. Pour comprendre, il faut savoir que toute la partie au nord d'Edo (nom de Tokyo à l'époque), ce qui fait beaucoup, était considérée comme reculée.

C'était un samouraï à la solde d'un daimyo, sorte de seigneur/préfet, et à la mort de ce dernier, il est devenu un moine lettré. Il a arpenté plusieurs fois le pays, voyages au cours desquels il a tenu des carnets de voyage. Son plus célèbre périple l'a conduit dans le fameux nord reculé, et a donné lieu à l'écriture de  Oku no hosomichi, soit en français quelque chose comme Sur le chemin étroit du Nord profond.

Chaque traduction a un titre différent, j'ai mis celui que je préfère.

 

Ce livre aurait été particulièrement adapté à mon voyage, mais il n'était pas disponible à Decitre quand j'y suis passé, et de toutes façons le format n'est pas adapté au sac de randonnée, donc je ne l'ai pas commandé.

Le recueil de haïkus ira à merveille aussi (moyennant le sacrifice de transporter 333g !! de bouquin) car beaucoup de ces poëmes ont été écrits lors de ses pérégrinations. Le petit plus parfait serait que je retrouve les endroits où il les a rédigés, pour, des fois que ça n'ait pas trop changer entre temps, ressentir l'atmosphère à l'origine des haïkus.

 

Arvi pâ !

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 19:55
Les vestes Gore-Tex sont finies !!

Youpie ! J'ai fini de faire les deux vestes Gore-Tex prévues (une pour mon frère et une pour moi).

A vrai dire, j'ai terminé toute la partie couture jeudi dernier, mais il me restait à thermo-coller les coutures pour qu'elles soient bien étanches, ce que j'ai terminé aujourd'hui.

A la fin, ça ressemble à ce qui suit, tantôt avec doudoune tantôt sans.

Au fait, à chaque fois les images sont visibles en plus grand, il suffit de cliquer dessus.Au fait, à chaque fois les images sont visibles en plus grand, il suffit de cliquer dessus.
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Au fait, à chaque fois les images sont visibles en plus grand, il suffit de cliquer dessus.

Cette fois, merci à Kinpu San, dont le post sur le même site que la dernière fois m'a servi d'inspiration et de motivation (à défaut de modèle : je n'ai pas le même patron, ni pour le corps ni pour la capuche).

Les caractéristiques :

  • Tissu Gore-Tex Pro Shell (3 couches), le plus solide de chez Gore-Tex (utilisé pour les vestes d'alpi), mais de ce fait le plus lourd et le moins respirant. Tant que l'effort n'est pas intense, ça sera largement assez respirant, pas de souci !
  • Coupe personnalisée, près du corps. La veste est d'une longueur normale, contrairement à la doudoune, et est bien cintrée pour mouler mon beau corps viril éviter l'effet soufflet (cf. doudoune) et gagner en poids.
  • Capuche préformée avec cordon de réglage. Elle n'est pas rangeable dans un compartiment, ça fait du poids et des coutures en moins.
  • Zip à dents (solidité), étanche et long (70cm+1,5 de marge en haut) qui monte juste au-dessus du menton.
  • Rabat intérieur pour étanchéité au niveau du zip.
  • Manches longues pour protéger les mains lors de la marche.
  • Poignets serrables par scratchs.
  • Cordon de serrage en bas.
  • Dos plus long pour tomber plus bas sur les fesses.
  • Coutures toutes thermo-collées pour l'étanchéité.
  • Pas d'option, de fioriture, i.e. pas de poche ou d'ouverture sous les bras pour l'aération. Je perds légèrement en confort mais je gagne en étanchéité durable (moins de coutures thermo-collées) et en poids surtout !

Le tout : 354 grammes (avec zip étanche).

Les vestes Gore-Tex sont finies !!
Les vestes Gore-Tex sont finies !!Les vestes Gore-Tex sont finies !!
Les vestes Gore-Tex sont finies !!Les vestes Gore-Tex sont finies !!
Les vestes Gore-Tex sont finies !!Les vestes Gore-Tex sont finies !!

J'ai trouvé le tissu chez Extremtextil (comme tout le reste, pour la doudoune et le sac de couchage à venir), et si le nom n'est pas clairement indiqué, c'est qu'ils ne peuvent pas le mettre. ça n'en reste pas moins du Gore-Tex Pro Shell, pas d'arnaque là-dessus.

C'est un 3 couches, c'est-à-dire que la membrane Gore-Tex - imperméable aux gouttes d'eau mais qui laisse passer la vapeur d'eau (les molécules d'eau sont beaucoup plus petites que les gouttes d'eau) - est prise en sandwich entre une couche extérieure solide pour résister à l'abrasion (rochers, arbustes, ronces...) et aux tensions qu'on pourrait appliquer au tissu et une couche intérieure plus fine destinée à protéger la membrane GT du frottement contre la peau (et empêcher la sueur de boucher les pores de la membrane GT) ou contre les vêtements portés sous la veste.

Il existe des tissus 2 couches, sans la couche intérieur, et des tissus 2,5 couches, où la couche fine intérieure est remplacée par une pulvérisation d'une substance, contenant du carbone je crois, destinée également à protéger la membrane GT.

Il y a par exemple le GT Paclite et le GT Activ Shell, pour rester dans les tissus GT.

Ce sont des tissus plus légers et plus respirants (le choix de la couche extérieure intervient aussi ici), mais moins solides et moins durables.

 

Comme pour la doudoune, point de vue technique mes vestes sont au top niveau. Elles ont passé le test de la douche sans encombre.

Test de la douche !!!!

Test de la douche !!!!

Côté estéthique, là-encore ce n'est pas parfait, mais rien de bien méchant. Juste le tour de la capuche de la veste du frangin, et encore il faut aller mettre le nez dessus. Je pense que si je ne dis rien, on ne remarque rien.

 

La coupe est près du corps, mais avec suffisamment de marge pour que je puisse mettre la doudoune en-dessous sans que cette dernière ne soit compressée (elle perdrait de son isolant, fâcheux non ?).

Pas de poche !

Ce choix-là se justifie réellement par une double volonté de faire quelque chose de solide et durable, donc j'évite les coutures superflues, et de réaliser une veste légère !!

Sur ce point c'est gagné puisque j'ai une veste plus légère que n'importe laquelle qu'on peut trouver dans le commerce, à tissu identique bien sûr (enfin presque, il y en a une irréductible qui fait mieux que la mienne).

Les tests sur le terrain montreront si le choix du zip étanche est pertinent. J'en ai un, mais la veste de mon frère à un zip à dents normal. On pourra comparer.

Cela représente 6g de plus et c'est quelques euros plus cher.

Comme d'habitude, ça m'a pris plus de temps que ce que j'avais estimé. Retoucher le patron s'est révélé assez long, car une fois tout assemblé, le cintrage en bas faisait un effet "jupette". J'ai donc décousu et recousu en lissant les angles pour l'annuler.

Autre retouche, les manches qui étaient un peu trop large.

Pour la doudoune, le plus casse-pieds avait été la réalisation des poignets, et bien cette fois c'est le tour de la capuche qui s'est montré difficile à réaliser. D'où encore une fois une variation de méthode.

On voit la différence sur les photos ci-dessous :

Les vestes Gore-Tex sont finies !!Les vestes Gore-Tex sont finies !!

Pour finir, ça m'a coûté environ 90€, quand la moins chère des vestes 3 couches en vente Au Vieux Campeur, la Speed Light de Marmot, est à 194,50€ parce qu'elle est à moitié prix !!!

Elle pèse quasiment le même poids que la mienne (348g d'annoncé, mais pour quelle taille ? ). Malgré mon absence de poche, c'est identique car j'ai outrageusement descendu le dos pour bien protéger les fesses et je n'ai pas lésiné sur les bandes thermo-collantes pour avoir une étanchéité impeccable.

Je suis en train de finir la conception et les plans du sac de couchage, ensuite je fais quelques jours de pose pour me consacrer à un chantier familial, et à partir du 2 mai je me remets à la couture. Il y aura bien sûr un article pour vous conter la création de la deuxième merveille du monde (à encore exister je veux dire).

 

 

Si vous avez des questions ou des remarques, par exemple parce que vous voulez vous lancer vous aussi dans la réalisation d'une veste Gore-Tex maison, ou bien juste comme ça, les commentaires sont faits pour ça !! Je me ferai une joie de répondre à vos demandes.

+++

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 22:58
La doudoune faite maison : validée !!

C'est bon, la doudoune est finie !!!!!

ça date de mercredi soir tard en fait, mais entre-temps je n'ai pas eu le temps de poster le compte-rendu de ma victoire. Ce que je fais ce soir, donc.

Une fois terminée, ça donne ce qui suit :

La doudoune faite maison : validée !!La doudoune faite maison : validée !!
La doudoune faite maison : validée !!La doudoune faite maison : validée !!

Avant d'aller plus loin, un grand merci à Nutzzz, dont le post sur randonner-leger.org m'a inspiré et surtout bien motivé.

Les caractéristiques :

  • Tissu plume-proof 39 g/m² noir (extérieur) et olive (intérieur).
  • Isolant Climashield Apex 100, 100 g/m², très bon gonflant, donc très isolant, deux couches pour le corps et une couche pour les manches.
  • Poignets élastiqués.
  • Cordon de serrage en bas.
  • Col bien rembourré, double couche de Climashield et intérieur en polaire.
  • Zip à dent, taille 5 pour du solide.
  • Rabat anti-froid scratchable en quatre points, côté zip en cordura pour la résistance aux frottements.
  • Coupe courte (zip de 60cm seulement) et cintrée. La coupe très proche du corps permet de gagner de précieux grammes, et évite l'effet soufflet quand on bouge (la doudoune se remplit d'air froid quand on monte les bras par exemple, puis expire de l'air chaud lors d'un mouvement en sens inverse).
  • Une poche intérieure.

Le tout : 365 grammes.

La doudoune faite maison : validée !!
La doudoune faite maison : validée !!La doudoune faite maison : validée !!La doudoune faite maison : validée !!
La doudoune faite maison : validée !!La doudoune faite maison : validée !!La doudoune faite maison : validée !!
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La doudoune faite maison : validée !!La doudoune faite maison : validée !!
La doudoune faite maison : validée !!La doudoune faite maison : validée !!
La doudoune faite maison : validée !!La doudoune faite maison : validée !!

Bon, techniquement elle tient toutes ses promesses, c'est nickel. Il y a cependant des petits points esthétiques un peu ratés, comme les coutures de quiltage qui ne tombent au même endroit sur le zip. C'est du pinaillage quand même, ce n'est pas bien grave.

 

Mention spéciale aux poignets élastiqués, qui me les ont broyés menus menus menus. J'ai essayé deux techniques, la première m'ayant pris la tête. En fait la deuxième n'a pas été beaucoup mieux, j'ai dû faire d'autres concessions. Au moins ça a été un peu plus rapide. Il faut dire que c'est bien la misère, comme j'assemble deux couches, j'ai deux extérieurs. Il faudra que je déniche une machine à coudre qui permet de coudre sans problème des manches serrées, ce qui n'est malheureusement pas le cas de celle que j'ai sous la main, bouhouhouhou, pourquoooiiiiiiii.

Normalement ce type d'isolant nécessite très peu de quiltage (les coutures en plus pour le maintenir en place), mais j'ai préféré en faire plus pour être sûr que ça ne bouge pas, ça augmentera un peu la durée de vie je pense. Et comme il y a deux couches pour le corps, avec des coutures décalées j'évite les ponts thermiques.

 

La couche extérieure est plus large que celle intérieure, pour laisser de la place pour que l'isolant puisse gonfler librement. Même longueur par contre. Cela m'a obligé à ajouter cette petite touche très stylée, qui renforce l'effet costard en bas, ça se voit bien sur une photo.

En effet, comme la couche extérieure est plus longue, et que je dois coudre les deux ensembles en bas pour faire passer le cordon, c'est la feinte que j'ai trouvé pour ne pas perdre en gonflant et faire correspondre les deux couches.

Je vous garantis que c'est pas lourd, et bonne chance pour trouver pareil dans le commerce. il faut accepter d'avoir une doudoune courte en revanche, ce qui ne serait pas le cas de tout le monde je suppute.

J'ai bien galéré pour y arriver, ça m'a pris bien plus de temps que prévu. En cause, la découture ! C'est-à-dire les fois où je devais défaire ce que je venais de coudre car c'était de travers, par exemple. Tout ça parce que les couches d'isolants créent un relief qui est dur à gérer. Ajouter à cela que le tissu est très fin, et ça rend les choses passablement plus compliquées que lors de mon entraînement avec un vieux drap à fleurs. J'avais aussi eu un test avec du jersey très léger et élastique, pour me préparer à la difficulté du tissu léger. Mais je n'avais pas gaspiller d'isolant pour m'y faire, et du coup, galère !

Un truc tout bête également, c'est qu'on passe bien plus de temps à concevoir, fignoler le patron, puis tracer et découper qu'à coudre. Et quand on a le malheur de se planter, pour 10 minutes de couture on se tape une bonne demi-heure de découture, activité fort irritante et usante pour le morale, et très douloureuse pour les trapèzes (les muscles entre les épaules et le cou ). C'était complet grâce à ça, car tracer et couper défonce le dos. Pour la découpe, j'ai vu qu'on peut utiliser un cutter et une planche à découpe, mais ça m'aurait encore alourdi la facture pour un gain de pétage de dos que je soupçonne d'être faible.

J'en suis maintenant à faire les vestes Gore-Tex, et c'est du gâteau comparé à la doudoune. Le tissu est vachement plus simple à coudre. En revanche j'ai passé beaucoup de temps à adapter mon patron de doudoune pour qu'il aille pour la veste. Il fallait être sûr que ça irait par dessus la doudoune sans trop serrer, et il me fallait régler la question de la capuche. Je montrerai cela dans le prochain billet.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:28

""Bzzz, tutut, pompom huuiiiiic" Ok, c'est bon, tu peux y aller."

 

Aujourd'hui, j'ai chassé les choses superflues parmi mes affaires, afin de gagner quelques précieux grammes.

 

Au menu, découpage de toutes les étiquettes que j'ai trouvées, dans les pantalons et tee-shirts et dans le sac à dos. C'était l'entrée, l'amuse-gueule. En plus c'est quelque chose que je fais souvent.

Ensuite est venu le plat de résistance : enlever le double fond de mon sac à dos et la poche pour poche à eau. J'aurais déjà dû le faire avant de partir pour l'Afrique, mais j'avais eu la flemme. Cette fois, pas de quartier !

 

Avant, il y avait ce système de compartiment très ingénieux dont je ne me sers jamais (sur la photo je l'ai déjà coupé puis remis vaguement en place pour montrer comment c'était à l'origine).

P1000471

 

Là on voit la cloison du fond du sac coupée (à gauche), et à côté la poche pour la poche à eau remplie de deux étiquettes et de tout le tissu que que n'ai pas pu enlever du premier coup (ça, ce n'est pas visible, puisque c'est dedans). Il y a aussi dedans les bouts de ceinture superflus que j'ai coupés.

La poche à poche à eau était là où on devine un scratch, j'ai ouvert et relevé le sac pour que ça soit visible.

P1000472

 

Ici on voit un côté de la ceinture encore intact (à droite), et l'autre retaillé.

P1000473

 

Je ne saurais que trop conseiller de faire de même, surtout quand il y a beaucoup de dénivelée et pour les marches longues, dépassant la semaine disons.

 

à part ça, la couture avance doucement. Pour me chauffer, je me suis occupé de faire un bandeau - pour remplacer le bonnet qu'il ne vende plus à Decathlon Meylan, trop tard en saison ? - avec le tissu polaire d'une écharpe Decathlon. La conception intellectuelle de la doudoune est entièrement faite, ne reste "plus" qu'à couper et à coudre. Je me suis entrainé aussi à coudre des fermetures éclaires comme il faut, pas si facile d'être bien droit tout le long. Surtout avec mon tissu de test, un Jersey pas cher qui est étiraaaaable, la misèèèèère.

 

+++

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  • : Un aventurier solitaire, roi de la terre
  • Un aventurier solitaire, roi de la terre
  • : Ce blog a pour but de narrer mes pérégrinations sur la planète bleue. Après l'étape en Afrique à pied et en stop, celle au Japon en stop et en vélo et les nombreuses en France tous moyens confondus, c'est au tour du Kirghizistan !
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  • Hanaouji
  • Une fois diplômé fin 2011 en gestion de l'énergie par l'ENSE3, école d'ingénieur à Grenoble, je me suis tourné vers le voyage.

Je privilégie la marche, moyen le plus efficace pour découvrir les pays parcourus selon moi, mais j'utilise parfois d'autres moyens de transport comme le vélo ou le stop.
  • Une fois diplômé fin 2011 en gestion de l'énergie par l'ENSE3, école d'ingénieur à Grenoble, je me suis tourné vers le voyage. Je privilégie la marche, moyen le plus efficace pour découvrir les pays parcourus selon moi, mais j'utilise parfois d'autres moyens de transport comme le vélo ou le stop.

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