Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 13:02

À moins que ça ne soit : photos à gogo de dadas à Hokkaïdo, ou bien : photos de dadas d'un gogo à Hokkaïdo, ou encore : photos à gogo d'un gugusse gaga de dadas à Hokkaïdo, ou bien encore... euh, et si on arrêtait le massacre^^?

 

Me revoici, avec cette fois une foule de photos dans la poche, vous l'aurez compris ! Pour cet article je me concentre sur les chevaux, ce qui ne devrait pas vous avoir échappé non plus, afin de ne pas partir dans tous les sens, et pour garder quelques cartouches pour la suite.

 

Pour aller directement aux photos, rendez-vous en bas de page. Le gugusse gaga de dadas a pas mal de choses à vous conter avant.

 

Pour commencer, ce sont bien des pur-sang arabes ; j'ai demandé et ils m'ont bien dit que c'en étaient. À part quelques uns qui sont à moitié ou au trois quarts arabes seulement. Pourtant ils ne se ressemblent pas, il y a au moins trois types de robe : marron, grise et blanche. Plus trois spécimens bicolores marron-blanc. Certains ont l'étoile blanche sur le front, d'autres ont une étoile qui descend sur tout le museau, encore d'autres n'ont rien sur la figure, certains ont les chaussettes blanches et d'autres pas... Bref, c'est varié et c'est quand même des pur-sang arabes, sauf exceptions.

 

Les histoires de race mises à part, pour moi il y a surtout trois catégories de bourrins :

  • ceux qui sont toujours dans les prés, les meilleurs car ils ne demandent aucun travail,
  • ceux qui sont toujours à l'écurie, on finit par les connaître donc ce n'est pas trop compliqué ; ils sont biens sous tous rapports, excepté le fait qu'ils demandent un travail régulier,
  • et ceux qui vont et viennent, là c'est le bousin parce que c'est bien difficile de se souvenir de qui est qui, et donc quand on fait rentrer les chevaux, on ne sait jamais trop lesquels doivent rester le temps d'avoir à grailler et lesquels on doit flanquer illico presto dehors car ils ont profité de l'occasion pour essayer de gruger.

 

Les chevaux qui font les courses (deux engagés à chaque fois plus un autre de temps à autre) sont presque toujours à l'intérieur, ainsi que quelques jeunes de deux ou trois ans, un très vieux canasson et certains qui sont en phase d'entraînement.

On entraîne ces derniers avec Encre, chaque jour un différent pour chacun, et on change chaque jour pour faire tourner l'effectif. Cela signifie soit les tenir à côté de soi et les faire aller et venir en leur disant "haï" pour qu'ils avancent et "wo" pour qu'ils  s'arrêtent, c'est le niveau 1, soit les monter pour les habituer à avoir quelqu'un sur le dos, niveau 2.

Dans les deux cas c'est assez coton. Le plus dur étant le niveau 1 avec des canassons nerveux, qui s'effrayent pour un rien. Si cela arrive, ça donne des bonnes séances de rodéos : il m'est arrivé d'être traîné sur plusieurs mètres voire dizaines de mètres à côté du dada, à gauche, arquebouté sur la bride pour qu'ils s'arrêtent. Ça finit toujours par marcher, ce qui m'a surpris au début. Maintenant je sais que j'aurai le dernier mot, les dadas le sentent, et donc je suis traîné sur moins long. Le problème survient surtout avec deux chevaux en fait, et tout particulièrement avec Yuko-chan, et jeune pouliche que je me coltine à chaque fois car avec Encre ça part tout le temps en cacahuète (à la dernière tentative, Encre s'est faite écrabouiller le pied droit, a lâché Yuko, et j'ai ensuite dû aller la récupérer, pas facile facile sur ce coup-là, et les fois d'avant même chose sans l'écrabouillage de panard). Les deux mêmes se cambrent des fois, et il faut alors tirer bien fort vers le bas et à gauche (dans la mesure du possible je me tiens à gauche du cheval que j'entraîne), en évitant les coups de pieds avants bien sûr, ça pourrait faire mal^^. Heureusement, pour une raison que j'ignore, ici les chevaux ne ruent jamais ! C'est bien commode, on peut se concentrer en premier lieu sur les jambes avant. Cela ne m'empêche pas de soigneusement éviter de me retrouver derrière leur popotin, on ne sait jamais...

 

Les très jeunes, un mois environ, et leurs mères vont et viennent. Ils sont souvent dehors, mais rentrent dans l'après-midi pour le goûter ; ils ont alors droit à du riz salé, un truc sucré et de l'avoine. Pas tous les jours mais presque, des fois les trois, des fois un ou deux seulement. Quand les mères ont fini de manger tout ça, retour au plein air. Pour cela il faut aller les chercher dans leur boxe, leur passer un corde autour du cou, et les tirer doucement vers la sortie en disant "haï, haï". Boulot qui nécessite deux personnes car il en faut également une qui ouvre et ferme la porte, et qui engueule copieusement les chevaux qui guettent dehors une opportunité de rentrer en fraude.

Cette catégorie de dadas ne passent pas la nuit dehors s'il pleut, pour que les petits n'aient pas froid. Et s'il tombe vraiment des hallebardes, ils restent toute la journée dedans, et c'est paaaas coooooool :(. C'était le cas au début, les cinq premiers jours environ, tellement le temps était pourri. Maintenant il fait grand beau depuis une semaine, c'est absolument génial, et pas que parce que ça diminue la quantité de crottin à pelleter, aussi parce que les balades à pied ou en cheval sont super bath du coup.

 

Sur les activités à l'écurie, j'avais parlé des boxes à nettoyer et de leur donner à manger (que je fais toujours bien sûr), et bien maintenant je fais plus de choses car j'ai pris du galon, héhé. Kiyosi m'a montré comment balancer efficacement de la sciure dans les boxes une fois ceux-ci récurés, donc je m'y colle chaque jour (Encre ne le fait jamais et Hisae assez peu, c'est un truc pour hommes il semblerait). Autre truc pour hommes, la préparation de la boustifaille sucré : le sac est lourd et à transporter à l'autre bout de l'étable pour le séparer en deux dans deux grands baquets qu'on remplie ensuite à moitié d'eau pour que ça gonfle. Si ce n'est pas Kiyosi qui le fait, c'est bibi ! Trop lourd pour les gonzesses. Peut-être que je devrais leur expliquer qu'en ce moment on est en pleine frénésie égalité homme-femme en France, que c'est une super idée, et donc leur mettre d'office le sac dans les bras une fois sur deux... Hmmmm... ici pas sûr que ça passe bien finalement. Le dernier truc réservé aux hommes, c'est le maniement du Bobcat, la mini-pelleteuse qu'on voit sur les photos un et deux. Je n'ai jamais vu Hisae s'en servir, et pour Encre n'en parlons pas. Il m'a dit de monter, une fois dedans il m'a expliqué quelle manette fait quoi, et zoupla ! c'était parti. Ce n'est pas bien compliqué en fait, on gagne juste en vitesse avec l'expérience : on peut par exemple se servir du pied droit pour incliner la benne en même temps qu'avec le gauche on monte ou descend cette même benne, pendant qu'avec les deux bras on avance ou on recule l'engin (chaque bras actionne une manette qui commande les roues du côté correspondant). J'arrive pas trop mal à combiner les trois maintenant, mais c'est loin de la fluidité de Kiyosi. On s'en sert pour amener le foin enrubanné et surtout pour collecter les tas de crottin-sciure-sale qu'on fait à l'extérieur des boxes et pour tout évacuer dehors.

En tous cas, ce qui est bien cool est qu'il a vachement confiance en moi, donc il me demande si je veux essayer, je dis oui à chaque fois, et c'est parti mon kiki, j'essaye directement ! Pour le Bobcat, le cheval, ou son 4x4 (une fois où on est allé défoncer du chardon avec lui et Encre, il a ouvert la route avec le 4x4 1 et moi je conduisais le 4x4 2) et autres, c'est comme ça que ça se passe. Je ne lui ai évidemment pas dit que c'était la première fois que je conduisais une voiture automatique, ni que je n'étais jamais allé sur des pistes aussi raides et défoncées, comme ça on n'a pas barguigné, et ça a marché comme sur des roulettes. C'était même très marrant, dans cette forêt prospère et exubérante, avec des pistes qui disparaissent dans les chapeaux du diable, les fougères et autres plantes que je ne connais pas. Au moins c'est direct avec lui, pas besoin de diplôme en carton ou de stage en mousse, j'apprends sur le tas et pour moi c'est très bien comme ça. Bon, je m'égare là je crois, revenons à nos moutons canassons.

 

Je parlais donc de balades à cheval. En effet j'ai passé mes brevets de cavalier à la vitesse de l'éclair : après avoir testé une fois avec Encre qui tenait la bride, j'ai demandé si je pouvais monter seul, et ils ont accepté directement à l'occasion d'une sortie avec une cliente-amie !

Banzaï !! Taïaut panzani ! Me voilà sur un bourrin tout seul comme en grand. Je m'en suis très bien sorti, et ce ce fait à la fin on a fini seuls avec Hisae car on allait au galop, ce que les autres n'ont pas fait pour une raison x. Donc j'ai bien géré sur ce coup, mais je l'ai payé assez cher car mon popotin et mes cuisses m'ont bien fait sentir que c'était ma première sortie à cheval, et que une heure trente le premier coup c'était de trop.

La fois d'après, j'ai pu y aller seul avec un client à la fin du tour, pour pouvoir faire du galop sans gêner le groupe féminin. Le cheval était plus nerveux et rapide cette fois, ça a bien dépoté. Depuis j'ai pu y retourner quelques fois, aller sur d'autres chemins (il y en a un paquet chez eux, 100 ha c'est balèze comme terrain !), je m'amuse comme un petit fou.

 

Ah oui, j'ai failli oublié : enfin il y a les autres, nombreux, qui sont toujours dehors.

 

Bon, les photos maintenant.

À l'écurie. Le beau marron avec le nez blanc (photos 5 et 7) est un des deux chevaux de course engagés à chaque fois, celui monté par Hisae. Globalement ce n'est pas très net car je n'ai pas mis le flash pour ne pas mettre le boxon dans les boxes, il faut faire avec (sans du coup, en fait).

 

Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo

 

Et maintenant les photos en plein air, dans les champs au-dessus de la ferme.

Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo
Photos de dadas à gogo à Hokkaïdo

Ce week-end, les Inoue seront barrés car il y a une course d'endurance de 80 km à laquelle Hisae (la femme pour rappel) et une autre femme vont participer, et Kiyosi y va aussi bien sûr car c'est lui qui sait le mieux comment s'occuper des chevaux.

 

Je vous mettrai d'autres articles régulièrement, j'ai à raconter, et j'ai plus de temps pour le faire qu'avant. Des détails sur le vie à la ferme, sur les us et coutumes japonais, sur mon passage à la sorte de mairie pour essayer d'être en règle...

 

じゃ、ね。

Repost0
26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 09:57

Grand nouvelle aujourd'hui, je vous annonce fièrement que mon blog va être publié en livre dans peu de temps. Enfin, devrait si la dernière étape de vérification technique ne me recale pas.

Cela ne concerne que la partie dédiée à mon voyage vers puis en Afrique.

 

Ce n'est pas la grande publication Gallimard, mais c'est mieux que rien. J'ai été abordé par bloggingbooks il y a un moment, ils me proposaient de publier mon blog en mode impression à la demande.

J'ai accepté, et donc je me suis retrouvé à devoir rassembler les articles, choisi les photos à inclure, faire une belle mise en page, une quatrième de couverture...

En plus ce n'est pas parfait car il y a des choses que je ne décide pas. Par exemple pour la couverture, j'ai dû choisir une image sur le site ingimage.com au lieu de mettre une des miennes, ce que je voulais faire. Il aurait fallu que je m'inscrive sur ingimage et que je trouve le moyen de mettre ma photo, pour ensuite pouvoir la choisir, un vrai truc de Shadoks ! J'ai laissé tomber car ça m'aurait encore pris je ne sais pas combien de temps.

 

J'avais fait une première version de manuscrit en France avant le départ, et j'ai appris une fois arrivé au Japon que c'était bon et qu'il fallait que je me dépêche car il y avait déjà une date de publication de retenue ! Gonflé tout de même. En plus je n'avais pas encore commencé à m'occuper des images, ça m'a pris un de ces temps de choisir lesquelles mettre...

Bon, je me suis quand même mis à l'ouvrage avec ardeur, et donc pendant mon temps libre à la ferme j'ai peaufiné le projet, que j'ai envoyé hier. Cela explique mon silence radio depuis bientôt 10 jours.

 

Quand j'aurai plus de détails, comme la date définitive de sortie et le prix, je vous les communiquerai, et je vous inviterai bien sûr à passer commande !

En attendant je vous ai mis à quoi va ressembler la couverture. Je pense que j'ai le droit de faire de la pub pour mon propre bouquin quand même ! (parce qu'avec toutes les clauses à la noix du contrat, tu te demandes après si tu as le droit de manger sans leur signaler !).

 

Et comme j'ai à nouveau du temps, je vais pouvoir recommencer à mettre des articles sur la vie à la ferme. Et des photos !!! J'en ai plein maintenant, et comme il fait beau ça rend pas mal du tout.

 

後で。 (à plus, nouvelle version)

Bientôt le blog en bouquin !
Repost0
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 12:48

J'ai droit à des repas typiquement japonais, matin, midi et soir.

Déjà, pour commencer sur de bonnes bases, il faut savoir qu'on ne peut pas vraiment faire de distinctions entre petit déjeuner, déjeuner et dîner car ce sont à chaque fois les mêmes sortes de plat qui reviennent. Je dis bien même sorte car pour l'instant il n'y pas eu deux fois la même chose, c'est étonnant comme c'est varié.

 

Il y a quand même deux choses qui ne changent pas, en premier lieu le bol de riz, toujours là, placé à gauche. Ensuite, le bol à droite contenant un bouillon, qui lui n'est presque jamais le même. Ajoutés à cela il y a un petit plat avec une préparation chaude, qui contient la viande ou le poisson généralement, et un autre avec une espèce de salade : des légumes coupés en bâtonnets.

On a donc chacun quatre plats devant nous, dans lesquels on pioche alternativement avec les baguettes.

Exception cependant pour des plats spéciaux : pour le porc au curry, c'était servi comme en France, de même pour un plat de riz avec une sorte d'omelette agrémentée d'oignons et de poulet posée dessus et pour un autre plat.

 

Je ne me souviens plus des noms, ils sont souvent assez longs et il y en a beaucoup. Pour faire un rapide tour d'horizon, j'ai eu droit à du thon (trier les arêtes avec des baguettes, c'est vachement coton !), du calamar, du poulet, de l'omelette, un autre poisson, du porc, du bœuf, des champignons, des pousses de fougères, du bambous, de la courgette, du tofu, des patates, des algues, une plante genre roquette, du concombre, des haricots blancs, des asperges (petites, vertes, et dures, à cause de la cuisson peut-être ?), du brocoli (bien craquant lui aussi, la galère à manger avec les baguettes)... plus les choses que j'ai oubliées ou que je n'ai pas identifiées. Franchement, en quatre jours, pas mal, non ?

En revanche, pas de choses sucrées, à part du fromage blanc un matin, à la fin pour faire dessert, et des mochis, boules de farine de riz assez dure fourrée avec des haricots rouges sucrés (ils sont naturellement sucrés, on en a mangés ce soir pour le souper et ils étaient sucrés) pilés. Et pas la queue d'un fruit !

 

Bon, pour être franc, les premiers matins, quand on se tape un bol de bouillon au poisson à la place du thé ou du café, du riz blanc en guise de pain, et des pousses de fougères bien gluantes et dures à la place des fruits, ce n'est pas vraiment la joie. On s'y fait vite heureusement, surtout quand on crève la dalle (en partie à cause des jours de voyage et de remise sur pied au ranch), ça aide !

Car en plus, les deux premiers jours j'étais en mode récupération-sortie-de-léthargie, donc vraiment beaucoup pas très en forme, et j'ai vraiment galéré pour tout manger. Au tout début j'en ai même eu trop, alors Hisae a cru que je ne mangeais pas beaucoup en général. Quand elle a vu ensuite que je reprenais du riz, elle m'a remis des doses d'hommes (pas le même bol pour le riz suivant le sexe, sachant quand même qu'on peut se resservir comme on veut après) et ça va bien maintenant.

Heureusement, je n'ai pas à souffrir le martyre chaque fois qu'on est à table, car on mange sur une table haute, sur des chaises ! Sans quoi, avec ma souplesse légendaire, ce serait douloureux et ridicule, pfff, je suis bien soulagé. La table basse autour de laquelle les gens sont soit en tailleur soit à genoux est réservée, chez eux, au long hiver.

 

À propos de repas, ce soir c'est moi qui ait fait le service ! Hisae est partie passer la nuit chez sa mère à Obihiro, et nous ne sommes donc que trois jusqu'à demain. Comme Hiyosi est un homme japonais, fort, fier et renaclant des quatre fers pour n'importe quelle tâche ménagère, et que Encre était encore en train de se doucher, j'ai pris les plats que m'a indiqués Hiyosi et je les ai remplis des différentes mixtures déjà préparées. Pas bien compliqué en fait, il suffit de savoir où trouver les bols et autres petites assiettes.

 

Pour la douche, ce n'est pas comme chez nous ! La baignoire est remplie d'eau très chaude, et on puise dedans avec un godet pour se la verser dessus (l'eau, pas la baignoire^^). Comme au Togo ou au Sénégal en fait, sauf que l'eau est chaude. Il y a bien sûr l'indispensable petit tabouret pour s'asseoir dessus, et plein de savons en flacon dont je me sers au pif.

 

Je crois qu'il va faire meilleur temps les prochains jours, et comme Hiyosi est d'accord pour que je prenne des photos, je vais pouvoir le faire et les poster.

 

Ça se passe très bien, il m'aime bien et semble content du mon travail. Aujourd'hui il m'a dit que j'ai un "good brain", ça fait toujours plaisir. Il m'a expliqué qu'il trouvait que je comprenais vite (surtout pour un loulou qui ne pige pas grand chose au japonais^^) et que je travaillais vite. Sur ce point il n'a pas tort, j'essaye de faire le boulot vite fait bien fait pour abréger le temps passé dans cette étable géante et sombre. Et puis, c'est comme pour le travail à Dakar, pas moyen de me forcer à être inefficace, soit je ne fais rien, soit je le fais bien. Et comme je suis obligé de faire...

Et ce matin, comme je proposais de faire la vaisselle, deuxième fois avec hier, il a dit en rigolant qu'il aime bien les français, avec eux pas besoin de femme^^. Je suis le quatrième français à passer, deuxième mec. Il semblerait que le premier ait agi un peu comme moi, de façon moins machiste que lui.

 

C'est un vrai bricolo, il a des millions d'outils un peu partout, et est souvent en train de faire quelque chose lors des périodes intermédiaires (quand on ne récure pas les écuries ou qu'on ne fait pas de tâche particulière au jardin).

Par exemple, aujourd'hui il a raboté la table pour la rendre plane (construction maison, ça a joué un peu avec le temps) et fabriqué un maillet en bois absolument énorme, pour planter des piquets démesurément grands pour guider ses plantes au potager. Je dois avouer que j'ai assez hâte qu'on s'y attelle, on va bien rigoler.

 

Je suis allé courir ce matin lors de la pause arès le petit dèj', et j'ai vu plein de daims. Ils profitent de ce que le terrain des Inoue contient moult champs non envahis par des arbustes, pour venir y brouter de l'herbe facilement. Avant Hiyosi chassait, en témoignent les très nombreuses paires de bois qu'il y a un peu partout chez lui, mais maintenant ce n'est plus de son âge à ce que j'ai compris.

 

Prochain article avec des détails en plus et des photooooooos ! Je pense aussi en faire un un jour sur les chevaux, photos à l'appui. Il y en a des tout jeunes, s'il ne pleut pas et qu'ils sont propres du coup, il y a moyen que ça soit kawaïiiiiiii (mignon quoi) !

 

À +

 

Repost0
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 13:21

Comme promis, un aperçu des tâches au ranch.

 

Debout tôt le matin pour être opérationnel à 5h30 à l'écurie.

On commence par nettoyer les boxs, pas très marrant comme boulot car ça consiste à rassembler en un tas en dehors de chaque box le crottin et la sciure sale. Après ça on leur donne du foin et de l'eau. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le pire au niveau olfactif est le remplissage des baquets contenant le foin : celui-ci provient de bottes enrubannées et sent fort l'herbe qui a à moitié fermentée, c'est pire que le crottin.

Quand c'est fini on se change (on a en permanence deux tenues pour les journées, pour le boulot et pour le reste) et on va prendre le petit déjeuner chez eux. Fin de tout ça vers 7h45 grosso modo. Ça dépend de la météo, car suivant l'intensité de la pluie, ils laissent sortir plus ou moins de canassons, et donc on a plus ou moins de boulot.

 

Après, pause jusqu'à 9h en moyenne. Là, activité dehors, pour moi pour le moment (Encre est une fille donc reste avec Hisae, la femme, pour s'occuper des chevaux un peu plus, ça marche comme ça ici). Le premier jour, on a démonté, avec Kiyosi, le mari, une cabane de jardin rudimentaire faite de planches qui n'ont pas supporté la neige du dernier hiver. il fallait les désolidariser et surtout enlever les nombreuses vis à l'aide d'un marteau de charpentier pour que ça puisse encore servir une fois.

Hier, il y avait 8 clients, donc on a fait deux tours de 4, il fallait tenir la bride pour guider les chevaux. On s'était entraîné, avec Encre, la veille : elle était sur le cheval pour un tour et je guidais puis vice-versa.

Aujourd'hui, on est allé dans le domaine pour arracher des chardons géants qui proliféreraient s'ils venaient à monter en graines, et pour abattre des arbres pour qu'il refasse son stock de bois de chauffage pour l'hiver. Je n'ai vu qu'une toute petite partie de chez lui, c'est immense !! Il m'a dit, avec force signes, ça va de là à là-bas, en me montrant à chaque fois une montagne. Il a cinq rivières qui traversent ces 100 hectares, il ne manque pas d'eau pour ces bêtes comme ça.

Remarquez, c'est très important, qu'on voyait les montagnes ! En effet, il a fait mitigé aujourd'hui, juste un peu de pluie vers midi, ce qui a précipité notre retraite pour le repas.

J'étais bien claqué à la fin du tour bûcheronnage, porter des rondins de 5 à 20 kilos, et les charger dans sa mini-camionnette, ça use ! Le pelletage des chardons n'était pas trop mal non plus. En tous les cas, c'est génial car ce sont à chaque fois des activités qui sollicitent des musclent différents. Le premier jour par exemple, j'avais du mal à taper sur les vis à la fin, tellement j'ai dû en dégommer.

 

À la suite du boulot de milieu de matinée, repas chez eux, suivi de la sieste, ou de la pause selon les personnes et les jours. Reprise à 15h pour faire exactement comme très tôt le matin. Fin une heure trente à deux heures plus tard, pause jusqu'au souper, à 6h30/7h, puis soirée libre, comme en ce moment où j'écris ces lignes.

Aujourd'hui, on a fait un tour en "ville" à 15h (ça a décalé le boulot à 15h30) pour qu'Hisae puisse faire le plein d'essence, et avec Encre on en a profité pour aller au "Konbini", la supérette nippone typique. Ma première fois là-dedans, et ben va falloir que j'y retourne pas mal avant que je ne sache quoi acheter. il n'y a quasiment rien de mangeable qui puisse être assimilé à des produits vendus en France, dans ce qui pourrait être mis dans un sac à dos tout au moins.

 

Pour le travail, Kiyosi m'a prêté une paire de bottes et une paire de gants, et de temps en temps je prends une casquette, bien utile quand on est dehors et qu'il bruine. Il m'a aussi passé une combinaison de travail pour le bûcheronnage.

 

Désolé, pas de photo pour le moment, car il faisait tout le temps moche donc ça n'aurait pas rendu grand chose, et puis j'ai oublié de leur demander si je peux en prendre.

 

また!

Repost0
15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 10:14

Une fois ma nuit finie au spa de l'aéroport de Shin-Chitose (shin = nouveau), j'ai pris le train pour Shimukappu. J'ai eu du pot car il y a un train dans cette direction toute les heures, au mieux, et je n'ai eu aucun temps d'attente. D'abord train pour aller à Minami-Chitose (sud Chitose en langue française), il en passe souvent de celui-là, puis connexion pour prendre le train qui va à Shimukappu. C'est à ce moment que ça s'est bien goupillé, car je suis arrivé cinq minutes avant le train en direction de Obihiro, et j'ai mis quatre minutes à comprendre - j'ai demandé à quelqu'un au final car je ne trouvais pas de panneau affichant les détails des lignes - que c'était mon train. Je suis monté wagon 5, et quand le contrôleur est passé, il m'a gentiment fait remarquer que j'étais dans un wagon pour personnes qui réservent leur place, ce qui n'était pas mon cas. Je suis alors allé dans le wagon 6 pour les loustics de mon espèce, moins classe et avec des sièges de couleur différente et surtout exempts d'appui tête réglable.

Tout est plus bas au Japon (poignées de porte, interrupteurs, courbe du chômage, courbe de gosses par femmes...), et les sièges dans le train ne font pas exceptions, mais en revanche il y a une maousse place de prévue pour les jambes ! Une fois et demie ou deux fois plus que dans un TER ou un TGV je pense, quel luxe !

 

Après environ une heure trente de trajet, je suis arrivé à Shimukappu. Déjà que c'est un bled paumé, alors comme la gare est excentrée je vous laisse imaginer le désert. Quasi pas un rat, mais heureusement des toilettes et de l'eau à disposition. Il me fallait bien ça car je suis arrivé juste après 9h30 et le bus pour Hidaka était à 9h30, puis à 12h50 ! J'ai donc poireauté plus de trois heures. J'en ai profité pour me restaurer un peu (ah, les madeleines de la grand-mère !) et pour tenir à jour mon journal de bord. Je n'ai pas résisté devant la tentation de prendre une photo de la salle d'attente, organisée autour du poële.

J'ai aussi constaté là-bas que les deux billets que j'avais pour prendre le train, que je trouvais louches, auraient dû n'être qu'un billet : j'ai payé un fois Minami-Chitose - Shimukappu, et une autre fois New-Chitose - Shimukappu, billet qui comprend la correspondance. Donc le billet premièrement sus-cité n'a pas lieu d'être, et bim 1130 Yen dans le baba !! Des fois, les approxmations linguistiques peuvent faire mal.

Mon arrivée jusqu'au ranch, à Hidaka
Mon arrivée jusqu'au ranch, à Hidaka
Mon arrivée jusqu'au ranch, à Hidaka
Mon arrivée jusqu'au ranch, à Hidaka

Le chauffeur était très sympathique, le japonais typique des films de Kurosawa, petit, un peu chauve, la bouille rondouillarde. Il connaît le couple Inoue, les propriétaires du ranch, ce qui m'a évité deux heures d'attente car ils pensaient que j'allais dormir à Sapporo puis venir à Hidaka avec le bus de 14h50, et comme il a compris de mon japonais-petit-nègre que j'allais attendre deux heures, il leur a passé un coup de fil et Hisae, la femme, et venue me chercher avec une autre wwoofeuse, une thaïlandaise.

Je précise qu'Hidaka est une bourgade encore plus petite que Shimukappu, où il y a de la vie surtout l'hiver car la seule chose qu'on y trouve est une station de ski.

J'ai quand même attendu un peu dans la cabane prévue à cet effet, c'est mieux que rien mais ça doit cailler l'hiver !

Mon arrivée jusqu'au ranch, à Hidaka
Mon arrivée jusqu'au ranch, à Hidaka

Le ranch est à cinq kilomètres d'Hidaka, un peu perdu au bout d'une piste. Quand on arrive, ce qui frappe en premier lieu, c'est l'odeur. Ça sent le cheval, pas de doute là-dessus ! Ils ont deux maisons, typiquement japonaises, une pour eux et une pour les wwoofeurs. Quand je dis typiquement japonaise, cela signifie qu'elles semblent faites en carton-pâte ! Malgré que ce soit à Hokkaïdo, où il peut faire -25°C l'hiver, les cloisons sont en bois, fines, pas de double vitrage, fenêtre coulissante à la japonaise... Le top de la non-isolation je pense. La porte d'entrée extérieure s'ouvre à l'occidentale, mais une fois dans le vestibule d'entrée, il faut ouvrir une porte coulissante, et la porte de ma chambre est également coulissante, toutes bois sur bois, pas de roulette bien sûr.

Le ranch est au-dessus, à 100 m.

 

Lui est aussi le japonais typique, même caractéristiques que le chauffeur, et même âge environ, dans les 60 balais. Il vient de Kyûshû. Elle est d'Hokkaïdo, et a l'air forte en dada. Elle a remporté des courses d'endurance, j'ai vu un certificat pour 60 km et 120 km. Ça date d'il n'y a pas longtemps, et elle a plus de 60 ans ! La pêche quoi !

Ils parlent un anglais meilleur que mon japonais, mais pas beaucoup plus, ce qui fait que la thaïlandaise sert d'interprête. D'un côté c'est bien commode, mais de l'autre ça va me faire progresser moins vite en japonais, car ils n'ont pas besoin de passer du temps pour m'apprendre les mots, Encre s'en occupe.

Encre, c'est la thaïlandaise ! Son père s'appelle Ink, encre en anglais, et il a eu la bonne idée d'appeler sa fille aînée Encre. Et la deuxième s'appelle Tinta, encre en espagnol^^.

Elle fait des études de japonais, et est ici pour pratiquer. Elle en est au tout début du cursus, donc elle galère pas mal quand même.

 

Je finis par un point sur la météo, fort facile à résumer en un mot : excécrable ! Il a plu tous les jours depuis que je suis arrivé. C'est surtout un crachin continu, type breton, mais des fois plus fort que ça, ce qui fait qu'on patauge dans une belle gadoue, agrémentée d'une bonne dose de crotin, l'extase totale !

 

Je mettrais des détails sur les activités de torchage de popotins, et autres heureusement, la prochaine fois.

++

Repost0
12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:17

Cette fois c'est bon, l'aventure nippone a commence.

 

Je suis parti mardi soir de Grenoble, TER direction Lyon (pas de souci de greve) ou j'ai passe la nuit chez un cousin. Sa copine s'est ecrabouille un orteil au travail dans la journee, elle souffrait bien de ce que j'ai compris, pas drole du tout comme truc, et moi je me suis a moitie explose la tete sur une poutre en sortant de la salle de bain. J'ai eu beau rincer a l'eau froide abondamment juste apres, j ai une belle bosse avec une belle croute dessus, hehe, depart au top !

En plus, couche tard et leve tot, je n'ai pas de sommeil d avance, dooooommage.

 

Mercredi matin, TGV a 8h30 (le seul rescape de la matinee, les autres furent annules a cause de la greve), et arrivee a l'aeroport Charles de Gaulle presque a l'heure, vers 10h45. Papotage tout le long avec une nana qui est chercheuse au CNRS et qui allait en Belgique pour faire une tournee des abbayes, pour les bieres, donc pas ferme l'oeil du trajet.

 

Je suis alle m'enregistrer, et j'ai decouvert que je devais me re-enregistrer a Shanghai puis a Osaka car j'ai achete le billet aupres de China Eastern Airlines, mais : vol 1 avec Air France, vol 2 avec la compagnie chinoise, et vol 3 avec Japan Airlines, grace a l'alliance Skyteam, un truc de ce genre, donc trois enregistrements differents. Comme l'avion est parti avec une heure de retard, je flippais un peu, mais la meteo favorable a permis de rattraper le retard.

J'etais a cote d'une chinoise qui ne parlait pas un mot de francais ni d'anglais, malgre qu'elle soit jeune, alors j'ai ete intronise traducteur en chef. En plus j'etais cote couloir et elle au milieu, pas de debinage possible. Ce job a consiste a regarder ce qu'elle montrait sur le menu trilingue (fr, en, ch) puis a dire au stewart ce qu'elle desirait^^, pas trop dur.

 

A Shanghai j'ai recupere mon gros sac - j'ai un gros sac en soute, qui change de poids a chaque pese, 2,5 kg de plus a Paris qu'a Osaka alors qu'il est reste le meme bien sur... ah les escrocs, mon sac a dos pour la marche qui passe en bagage a main, une sacoche pour ordinateur portable, avec un ordi dedans bien sur, qui passe aussi en cabine, et enfin ma sacoche - sans encombre et tout est alle tres vite.

Compare a ChdG, l'aeroport etait vide, et donc pas de passager, pas de queue, pas de queue, pas d'attente, et pas d'attente... ca se passe bien quoi. Les chinois ont l'habitude de ce genre de correspondance ou on recommence toute la procedure en plus, et je n'ai eu aucun souci pour l'immigration, je n'avais pas de visa mais juste pour un transit il n'y en a pas besoin.

 

Par contre a Osaka ca a ete une autre paire de manches ! Des flippes de la vie ces japonais, voila l'impression que ce m'a faite ! En sortant de l'avion, j'ai discute avec Oliver, un estonien qui vit entre la Chine et le Japon, et qui vient cette fois faire du kendo a Osaka. Il a demande le lien de mon blog, car mon projet l'a intrigue et amuse, hehe. On a discute de tout ca dans un petit train qui nous a emmene de la sortie de l'avion au point de recuperation des bagages.

La, valse frenetique de flics tous armes de pistolets et tonfas, et pour la moitie d'entre eux ils avaient aussi des bergers allemands qui renifflaient tout ce qui ne bougeait pas. Apres on s'est separe car il avait deja sa residence card, alors que moi j'ai du la faire faire. Pas de bol, le mec n'avait jamais entendu parle du visa vacances-travail ! Dingue pour quelqu'un dont l'unique boulot est de s'occuper des passeports et visas des etrangers qui arrivent au Japon. Son ignorance l'a rendu suspicieux, il m'a meme demande si j'avais des feuilles en plus du visa ; il voulait peut-etre un papelard qui explique ce que c'est comme visa^^. Bon, la reponse a ete niet, apres quoi il a passe des coups de fil et interpele son collegue de gauche, et ca a fini par se faire. J'ai enchaine avec un controle des sacs sans scanner, le gus a voulu que j'ouvre le sac, dont les deux fermetures eclairs sont maintenues solidaires avec un petit cadenas. J'ai optempere, il a fouille, on a tout remis pendant que je repondais a ces nombreuses questions, et je suis alle m'enregistrer une troisieme fois. Comme a Shanghai il n'y avait personne ou presque, alors c'est alle vite, enfin.

 

Juste apres l'enregistrement, petite anecdote rigolote. Comme a Charles de Gaulle et a Shanghai, j'ai demande a une jeune femme (elles etaient plus vieilles a Paris et a Shanghai, je ne cherche pas des heures la plus belle du coin, n'allez pas vous imaginer des choses) de garder mes affaires. A ce moment precis, deux reflexions se sont telescopees dans ma tete :

- "la vache si toutes les filles japonaises sont comme elle ca va vraiment etre le paradis !!" (j'ai dechante depuis, ca ne sera pas aussi simple),

- "malgre le fait qu'elle soit jeune, je dirais 25 ans grand max, elle n'a pas capte un traitre mot d'anglais, ce qui confirmeraient les assersions comme quoi les japonais sont des billes en anglais".

Bon, mais ca c'est du flanc vis-a-vis de la suite. Le plus drole et epatant a en fait ete quand je suis revenu. Deux amies l'avaient rejointe entre temps et elles semblaient au courant du mec bizarre qui refile ses sacs a des filles, car elles gloussaient en se dissimulant a peine et me lancaient des regards interesses. Je l'ai remerciee et lui ai dit au revoir (ca c'est mon niveau : arigatou gozaimasu et sayonara), et ca l'a rendu tres contente et radieuse, a peine croyable. Encore moins croyable, l'amie qui etait en face et non a cote d'elle, et qui a de ce fait du se sentir exclu du sayonara, m'a fait de grands signes pour que je la salue aussi ! Ce que j'ai fait, ca l'a mise dans un etat dingue ! Qu'est-ce que ca sera quand je pourrai parler un peu, et alors avoir une vraie discussion !!

Bon, enfin je n'avais pas que ca a faire, malheureusement, de compter fleurette dans une langue que je ne maitrise pas, et je suis parti prendre mon avion.

 

Je suis arrive a New Chitose airport, a Hokkaido, et j'ai pu retirer des sous. Il y pleut bien comme il faut, ou plutot comme j'eut voulu qu'il ne fallut pas, et je n'ai pas vu un seul etranger depuis que j'ai quitte Oliver.

La fille du point info m'a indique "l'onsen" de l'aeroport, un spa plutot, car ce n'est pas naturel comme source d'eau chaude, au dernier etage, quand je lui ai demande un manga cafe quelque part pour que je puisse passer la nuit pas cher. Bon plan !!! Je suis donc dedans en ce moment, en yukata (un kimono en coton) et... devant un ordi connecte a internet of course ! 3000 Yens la nuit et 1000 Yens le repas, ca fait environ 30 euros le tout.

J'ai pu me doucher, prendre des bains chauds et froids, et aller au sauna, c'est terrible ! Comme dans les animes ou mangas, la douche sur le petit tabouret de bois avant d'aller dans les bains, les serviettes sur la tete...

Pour dormir il y a une grande piece calme avec des sieges longs inclinables, des televisions pour chaque siege et vingt mille mangas, en japonais :(.

Le hic est que le porc au caramel que j'y ai pris pour le repas de ce soir passe mal, a moins que ca ne soit la glace etrange - j'etais intrigue par la photo alors j'ai voulu teste, et ben plus jamais ! - que j'ai eu en dessert. C'est pourquoi je me suis releve et que je suis devant l'ordinateur.

 

J'ai ete surpris car bien que ce soit des bains separes, le personnel feminin peut venir dans les vestiaires hommes. Et comme il n'y a pesque jamais de "gaijin" (etranger en japonais, mais s'applique surtout pour les occidentaux), des que ca s'est su ca a ete le defile (je subodore que ca soit lie car au tout debut il n'y avait qu'un gars en train de plier les serviettes) : quatre nanas a la suite, avec des fois rien a faire. Pas sur que les autres clients aient particulierement apprecie, et pour moi ca va car elles sont passees un poil trop tot, nananere, encore rate^^.

 

Pour la comprehension, pour le moment je m'en sors, mais des fois c'est bien marrant, parce que meme quand ils parlent anglais (je devrais presque dire "elles" car a part le gerant du spa qui s'est bien occupe de moi, apres le semi-echec avec les deux filles de la reception, limite genant pour moi, j'interragis surtout avec des filles), ce n'est pas de la tarte de les comprendre. Exemple : pour me dire qu'un endroit etait "full", elle disait "furu", qui est l'ecriture en syllabaire japonais de full. Je n'ai compris que quand elle l'a ecrit, mais faut dire aussi que son anglais est rudimentaire, ce qui fait qu'avant je me basais plus sur les gestes pour comprendre, et la, pas de geste a l'appui, alors j'ai pas pige, hehe, imparrable.

Le semi-echec resulte de sa prononciation japonaise de "cloakroom", qui sonnait "crocroom", et du faite qu'elle a embraye a la suite de la piece pour crocs sur les "tatoos". Le gerant m'a alors explique separement les deux choses, elle voulait savoir si j'ai des tatouages car c'est "tatoo tabou" ici, a cause du lien avec les yakuzas, et me proposer de mettre mon gros sac dans la "cloakroom".

A chaque fois, pas qu'au spa je veux dire, elles ont ete charmantes, serviables, calmes ; ce n'est pas toujours rapide quand j'ai besoin d'une information mais ca se passe toujours tres bien, c'est agreable et reposant.

 

Demain, train puis bus pour retrouver le proprio du ranch.

Je vais aller dormir maintenant car je me sens mieux cote bide et que j'en ai un tres tres grand besoin, et qu'il est deja 2h20 heure locale.

 

Pfiou, je me suis lache cette fois ! J'en profite parce qu'apres je ne sais pas du tout dans quelle mesure j'aurai acces a internet.

 

また。

 

Repost0

Présentation

  • : Un aventurier solitaire, roi de la terre
  • Un aventurier solitaire, roi de la terre
  • : Ce blog a pour but de narrer mes pérégrinations sur la planète bleue. Après l'étape en Afrique à pied et en stop, celle au Japon en stop et en vélo et les nombreuses en France tous moyens confondus, c'est au tour du Kirghizistan !
  • Contact

Profil

  • Hanaouji
  • Une fois diplômé fin 2011 en gestion de l'énergie par l'ENSE3, école d'ingénieur à Grenoble, je me suis tourné vers le voyage.

Je privilégie la marche, moyen le plus efficace pour découvrir les pays parcourus selon moi, mais j'utilise parfois d'autres moyens de transport comme le vélo ou le stop.
  • Une fois diplômé fin 2011 en gestion de l'énergie par l'ENSE3, école d'ingénieur à Grenoble, je me suis tourné vers le voyage. Je privilégie la marche, moyen le plus efficace pour découvrir les pays parcourus selon moi, mais j'utilise parfois d'autres moyens de transport comme le vélo ou le stop.

Recherche

Archives

C'est Par Ici Pour Les Derniers Articles :

  • Un mois a Iriomote-jima, une ile paradisiaque au large de Taiwan
    Comme je disais la derniere fois, apres Fukuoka je me suis rendu a Iriomote-jima (jima derive de shima qui veut dire ile en japonais). J y suis reste un mois et ca a ete trop court tellement j etais bien la-bas !! Pour ceux qui veulent des informations...
  • Yakushima et la fin du voyage au Japon a deux
    La derniere fois nous etions alles jusqu a Kumamoto. Me voila maintenant tout seul a Iriomote-jima. Mais reprenons dans l ordre. Apres Kumamoto nous sommes alles a Kagoshima pour prendre le ferry le moins cher pour Yakushima, avec un arret en route pour...
  • À l'ouest, du nouveau: temples à gogo à partir de Kyoto
    Le voyage continue, tout se passe toujours aussi bien ! Nous voilà maintenant dans la partie sud ouest des îles principales de l'archipel nippon et on a pu noter des petites différences. Pour ce qui est du stop, les gens nous ignorent plus que dans le...
  • Retour vers le Japon, épisode 3
    Youkoso ! Vous êtes au bon endroit pour suivre une nouvelle épopée nippone de votre chemineau favori (ou pas, je ne vous en voudrai pas). Cette fois je voyage avec une petite soeur, après avoir testé la chose deux petits mois en Europe de l'est, à Istanbul...
  • Mon matos entre dans l'ère de la plume !
    Petit article pour présenter rapidement quelques unes de mes dernières réalisations afin de voyager ultra-léger tout en ne sacrifiant pas trop mon petit confort. Le gros changement est que je me fais désormais l'isolation pour les doudounes, pieds d'éléphant,...
  • Taïwan, suite et fin
    Je suis tranquillement (à défaut de confortablement) installé dans une chambre surpeuplée à Tokyo pour rédiger un petit (ou pas, à voir) billet à propos de mon séjour à Taïwan. Pour les plus pressés, les photos sont toutes à la fin. Quand je dis chambre...
  • Escapade dans le nord de Taïwan
    Ou le paradis des tours touristiques ! J'en ai vu un paquet là-bas, des cohortes de chinois ! À la pelle y en avaient, incroyable... Effarant même. Moi qui croyais naïvement qu'ils étaient tous au Louvre ou à Asakusa, eh ben que nenni ! À mon avis il...
  • Et maintenant, Taïwan !
    Bonjour ! Ou Nihao devrais-je peut-être dire. Je suis en ce moment à Taïwan, le voyage continue ! Après le Kirghizistan et le Tadjikistan, je suis rentré un mois en Francistan pour renouveler mon passeport qui allait se périmer en cours de voyage. Ensuite...
  • Derechef au Kirghizistan !
    Bonjour, je vais essayer de revenir plus souvent pour donner des nouvelles sur mon blog, cette fois c'est promis juré craché. La raison pour que je reprenne l'écriture ici est simple : je suis de nouveau parti pour un grand voyage à l'étranger (détails...
  • Petit tour au Kirghizistan
    Bonjour a tous ! Tout d'abord, un grand merci a ceux qui me suivent encore malgre ma longue absence de mon blogespace. Ceci n'est pas une pomme est un bref post pour signaler qu'apres un long silence je vais reprendre ma plume electronique (en plus d'aujourd'hui...