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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 14:35

Je suis bien arrivé à Tokyo, et en attendant Kilien je suis dans une guesthouse pour gusses de mon genre, dans le quartier d'Asakusa. C'est à côté de la gare d'Asakusabashi, ça s'appelle Khaosan ninja. Khaosan est une chaîne, et pour distinguer les différentes guesthouses celles-ci ont des noms complémentaires différents.

L'ambiance est bonne et c'est assez grand (pour Tokyo je veux dire, sinon on trouverait ça exigu). C'est grand mais c'est prévu pour entasser un maximum de monde, donc par tête de pipe la place est rare. Surtout là où je suis, dernier étage, au cinquième, dans le grand dortoir. Je vous laisse regarder les photos, ça vaut mille discours descriptifs, en mieux.

Ma guesthouse à Asakusa
Ma guesthouse à Asakusa

J'ai réussi, non sans mal, ma mission du jour qui était de trouver des bouteilles de gaz et des cartes de randonnée.

J'ai demandé ce matin à un gars de l'équipe de la guesthouse, et il m'a dit après une courte recherche sur internet d'aller au quartier d'Ochanomizu. Bon, ok, j'y vais. Le souci, c'est que c'est grand ! C'est un peu comme s'il m'avait indiqué un arrondissement à Paris, sauf qu'ici je ne sais jamais trop où je suis et je n'ai pas encore compris comment ils délimitent leur quartier, si jamais ils le font, ce dont je ne suis pas si sûr. Résultat j'ai erré comme une âme en peine, et pas au bon endroit malheureusement. Je ne suis pas passé loin, mais ça a foiré pour le premier coup et j'ai fini à Akihabara, le quartier d'à côté, où j'ai visité les énormes magasins de matériel informatique et de mangas.

 

Retour à mon QG pour effectuer une petite recherche sur internet, et j'ai fini par trouver un peu plus précisément où il fallait que j'aille. Étant déjà allé sur place j'ai bien compris où c'était, et donc je suis retourné à Ochanomizu et j'ai trouvé les magasins. Pas de souci pour le gaz, mais en revanche la seule boutique qui vend des cartes est la L-breath (du groupe Victoria, il y a trois ou quatre magasins Victoria les uns à côté des autres, tous de grandes tailles en plus). C'était très comique, dans le premier magasin j'ai demandé s'il y avait des cartes, on m'a indiqué un étage, et à l'étage un vendeur que j'ai interpellé a décroché son téléphone pour enfin me dire qu'il n'y avait pas de carte. Et de m'indiquer le magasin suivant, où on a rejoué la même scène : et Jojo, Jojo le bouffi, dans un sac fourrait Susie... même question, même réponse, et même absence de gaz.

Après trois mauvais magasins, j'ai finalement atterri au magasin L-Breath, où on m'a également indiqué un étage, et où j'ai enfin trouvé les cartes !! Avec un vendeur pour me montrer les bonnes.

 

Demain changement de guesthouse, car quand j'ai voulu réserver les trois nuits ce n'était pas possible de toutes les prendre au même endroit car il y a plein de loustics qui ont choisi les mêmes dates que Kilien pour venir découvrir la capitale de l'archipel.

 

Arvi !!

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 14:16

Cette fois, petit article (enfin, à vous de juger pour la taille, pour moi c'est un détail) sur mon expérience (très très) récente avec les trains japonais.

 

Je vais commencer par (fra)casser le mythe : les trains japonais peuvent être en retard !!

 

C'est ce qui c'est passé hier soir, et ça a été un poil embêtant car comme soi-disant leurs trains sont toujours à l'heure, ils prévoient des connexions avec peu de marge.

Dans mon cas, hier était normalement le jour de mon départ pour Tokyo, où je devais passer trois jours en attendant les randonneurs de choc (maintenant ça me laisse deux jours pour trouver des cartes et des cartouches de gaz et repérer le terrain pour les retrouvailles, et je dois aussi laisser le surplus d'affaires à Narumi, qui pour rappel va les garder avec Vincent pendant ma grande aventure à pince), et subséquemment je devais prendre le train à Shimukappu à 21h42. C'est très tard pour le Japon (le soir, repas vers 6-7h), ce qui explique qu'Hisae m'ait emmené à la gare, au lieu que je ne prenne le bus qui ne fonctionne évidemment pas à cette heure. Heureusement pour votre aventurier du dimanche, une fois à la gare elle a voulu attendre avec moi, et elle a entendu et compris le message annonçant les sept minutes de retard de mon super express Ozora (les trains ont tous des petits noms ici). Or c'était exactement le temps de ma correspondance. C'est vraiment bien tombé pour moi car à cette heure il n'y a personne dans la gare, pas de guichetière, pas d'autre client… rien. Du coup on a attendu le train, et Hisae a demandé au contrôleur de celui-ci si j'avais une chance de pouvoir prendre mon train de nuit pour Aomori. La réponse a été niet, et on est rentré fissa au ranch, pour que je puisse me coucher sans trop gêner les autres. Les, car en plus de Coraline il y a maintenant un wwoofer taïwanais doté d'un nom à appellation variable. On a choisi Austin, la version anglaise. Il est arrivé à 20h15 environ, soit trois-quart d'heure avant mon départ avorté et a récupéré « ma » chambre, ce qui entraîne que j'ai dormi la nuit dernière dans le salon sur un lit pliable.

 

J'ai donc pris le bus ce matin - le conducteur était très rigolard, il connaît bien les Inoue, qui par leurs wwoofers fournissent une bonne partie des passagers (aujourd'hui un pour moi, et aucun pour toutes les autres fois, que ça soit avec Encre, Coraline, Austin ou moi) pour ensuite prendre un super Tokachi. Là je dois casser un autre mythe, nettement moins ancré et important mais relayé par le Routard ou le Lonely Planet à l'occasion, qui est que tout le personnel de la JR (équivalent de la SNCF) parle anglais, au moins de façon rudimentaire.

Dans mon cas je suis tombé sur la même guichetière que quand j'étais arrivé, et qui n'a pas appris un mot d'anglais dans les trois semaines donc le niveau est resté le même, rudiment zéro, et un contrôleur de train qui ne comprenait rien non plus. Les deux ont été très arrangeants en revanche, la première m'a fait un papier expliquant que j'allais à Tokyo en guise de ticket (dans la gare paumée de Shimukappu c'est le mieux qu'elle pouvait faire de ce qu'elle m'a dit !), en me disant de le montrer au contrôleur. Le second m'a transformé le papelard en billet, mais il m'a expliqué qu'il ne pouvait me faire payer la taxe que pour le premier train et m'a aussi dit que je devrai par la suite réserver ma place dans le Shinkansen (= TGV) dans une gare. Tout en gardant le sourire, le vrai (pas celui un brin crispé qu'ils arborent quand ils sont gênés, et qu'il avait au début avant que les trois mémés déchaînées ne le décoince), on a réussi à se comprendre, ce qui n'était pas une mince affaire !

Je parle de mémés car en fait j'étais avec le contrôleur et trois vieilles dames, entre 75 et 85 ans je dirais, qui m'avaient pris sous leur aile depuis le moment où je leur avais demandé, comme je pouvais en japonais, où attendre pour monter dans un wagon « unreserved », le moins cher. Pas de bol, elles ne parlaient pas un mot d'anglais, normal, et c'était leur première expérience en train ! Elles étaient par contre très sympas et de bonne humeur, et m'ont dit en rigolant qu'on s'arrangerait avec le contrôleur.

À la fin de ma palabre avec ce dernier, il nous a placés ensemble dans le wagon « reserved » à côté de sa cabine, qui avait peu de chance de correspondre à celui des billets des mémés, et qui pour moi signifiait franchement sur-classement ! Très amène ce gars décidément.

 

Une fois à la gare de Minami-Chitose, j'ai eu largement le temps d'aller au comptoir pour payer mes autres taxes (ici pour certains trains, surtout les limited express et les limited super express, on doit payer en plus des taxes correspondant au confort choisi, dont le prix est le même quelque soit la durée du trajet) et de réserver ma place dans le Shinkansen pour Tokyo.

 

Je suis maintenant dans un super Hokuto entre Minami-Chitose et Hakodate, la grande ville du sud d'Hokkaïdo. Ensuite je prendrai un super Hakucho pour Shin-Aomori (une sorte de Valence-TGV, nouvelle station qui sert pour le shinkansen) et enfin un shinkansen Hayabusa en direction de Tokyo.

Au début c'était archi-blindé de monde, et donc jusqu'au premier arrêt je suis resté debout entre deux wagons (eehhh oui, avec une taxe « unreserved », c'est le jeu ma pauvre Lucette), et maintenant je suis à côté d'une japonaise et d'un singe !! Et non non non, je ne parle pas de son copain ou mari (quand même je n'oserai pas, de trop mauvais goût), mais bien de son singe de compagnie qui est dans une petite sacoche sur ces genoux. C'est un tamarin (je ne sais pas quelle sous-espèce par contre, pas empereur mais après…) dénommé Lulu-chan.

 

Complément :

Je suis maintenant dans le shinkansen, et je peux ajouter à ma liste de trains en retard le super Hokucho qui m'a déposé à Shin-Aomori avec quatre minutes de retard. Aucune importance cette fois, et comparé à ce que j'ai vécu certaines fois dans d'autres pays c'est minable comme retard, mais le mythe des trains nippons à l'heure à la minute bat sérieusement de l'aile je trouve.

Au passage vous aurez noté que je suis passé d'une île à l'autre en train, car c'est ici que se trouve le tunnel sous la mer le plus long du monde, enfin c'est ce que j'avais lu quelque part une fois. De peu il bat celui sous la Manche ; mais je me demande si rigoureusement parlant celui sous la Manche n'est pas plus long, car ici la portion sous la mer ne fait « que » 23,3 km de long, avec un peu plus de 13 km et de 17 km en tunnel de part et d'autres. En revanche il est sans conteste plus profondément enfoui, au pire moment on passe avec 100m de terre plus 140m de flotte au-dessus de la tête ; d'après mes souvenirs c'est plus que pour la Manche. Si je déblatère de travers les commentaires sont là pour me faire réviser ma géographie, je vous en prie.

J'avais lu dans un guide sur le Japon plein d'éloge sur le shinkansen, et en fait je trouve que c'est comme le TGV, en plus bruyant. Je trouve qu'il fait plus de bruit normalement, et comme en plus il y a des tunnels de partout, on est gratifié d'un ramdam d'enfer un tiers du trajet, c'est pas le mieux.

 

J'ai écrit ce billet dans le train, mais j'ai dû attendre l'arrivée dans ma guesthouse pour le publier of course ! Il y avait bien une prise de courant dans le shinkansen, mais pas de réseau wifi disponible.

 

Dernière petit détail croustillant, j'ai le popotin en compote à cause des deux sorties qu'on a faites avec Coraline, et j'ai senti passer ma journée de train !!

 

Je finis par un point météo : alors qu'il fait grand beau dans le nord d'Honshû et encore plus à Hokkaïdo, la saison des pluies tient toutes ses promesses à l'entour de Tokyo : il y tombe des trombes depuis des semaines.

Pour la semaine prochaine, chouette !, un changement est prévu : on risquait de s'ennuyer avec ces monotones pluies alors un bon gros typhon viendra nous rendre visite pour mettre de l'ambiance ; oh qu'il est gentil le typhon ! D'après les dernières estimations il sera dans les Minami Alps juste à temps pour nous, ça va être génial sous la tente !

Si l'un d'entre mes lecteurs connaît le numéro d'un kami des typhons, ou de la pluie, ou du temps… pourrait-il avoir la gentillesse de me le communiquer ? Comme ça je pourrai lui passer un de ces savons moi, que ça va pas être triste

 

また !

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 13:45

Mardi s'est achevée, en éclusant héroïquement avec Kiyosi des verres choshu (alcool de patate titrant 20%, vendu pas cher en bouteille de 4L), une journée de dur labeur. On a d'ailleurs remis ça hier soir c'était pas mal.

On en avait bien besoin pour se remettre, comme Encre est partie lundi et qu'ils ont fait rentrer plein de chevaux mardi, ça nous a fait du pain sur la planche.

 

Photos du repas su soir, dans la chope j'ai le cocktail de la mort : Shochu, sirop/jus de citron et sucre. Vu les bacholles de shochu qu'il met, il vaut mieux prendre son temps et manger avant d'écluser le godet sans quoi c'est pompette-partie garantie !

Une (des ?) journées pas comme les autres
Une (des ?) journées pas comme les autresUne (des ?) journées pas comme les autres

Bon, mais mardi, à part un barbecue avec deux clientes à midi, et à nouveau un tour à l'onsen car toujours pas de flotte dans la baraque, RAS. Ah, oui, la corvée de flotte, c'est-à-dire prendre la voiture et aller à un point d'eau pour les chevaux, où de l'eau coule en permanence, et y remplir des bouteilles de 4l (vous voyez d'où elles viennent...) et des jerricans. Ce qui compte surtout, c'est lundi.

 

Lundi, donc, début comme d'habitude à s'occuper des canassons à 5h30 suivi du p'tit dèj. Après on a emmené Encre prendre le bus à 8h30 car c'était le jour de son départ. Ensuite, non sans avoir au préalable fait un petit tour pour repérer du crottin sur la route signalant des chevaux égarés (il n'y a pas de parc ou de clôtures, ils peuvent aller où ils veulent et des fois ils choisissent chez les voisins), on est allé, avec Hisae, à un musée sur les Aïnous, le peuple indigène d'Hokkaïdo, qui sont à peu près dans le même état que les indiens d'Amérique. C'était bien sympa, déjà la route était jolie pour y aller, le musée est à Biratori, à 30 ou 40 minutes de voiture de Hidaka, et les musées étaient pas mal. Il y en a deux, un publique, et un privé, tenu par le fils d'un leader aïnou qui s'est battu pour leur cause.

Il y avait beaucoup d'objet de la vie de tous les jours, c'était très terre-à-terre mais j'ai bien aimé ce côté justement. Ils faisaient par exemple des habits en écorce d'arbre (je ne sais pas lequel par contre) et en peaux de saumon, c'est pas tout le monde !, et il y avait aussi des crânes d'ours car c'est un de leur dieux. et moult autres bricoles.

 

Quelques photos du musée privée pour que vous ayez une idée de ce qu'on peut y trouver. Tout était au leader et à sa femme, en très grande partie fait par eux-mêmes.

 

Une (des ?) journées pas comme les autres
Une (des ?) journées pas comme les autres
Une (des ?) journées pas comme les autres
Une (des ?) journées pas comme les autres

Quand on est rentré, j'étais complètement naze, avec un gros mal de crâne. Initialement je devais faire un tour de dada avec Hisae et deux clientes, mais j'étais trop kapoute et j'ai dormi à la place. Au réveil, je vais pour le bain et là, surprise, pas d'eau. Mais alors plus du tout. Et Hisae et Kiyosi sont rentrés super tard avec les clientes et ensuite ils se sont occupés des chevaux, ça fait qu'ils sont revenus à la maison vers 8h.

 

Comme il n'y avait pas d'eau, Hisae a décidé qu'on irait à l'onsen, terme abusivement employé ici pour désigner les bains publiques, et qu'avant on mangerait un bout en ville. On a fait le tour de la ville, ce qui m'a surpris ; je ne comprenais pas qu'elle ne comprenais pas en fait, et soudain la lumière fut : "月曜日 !" Ça veut dire lundi, jour où tout est fermé. Résultat, on est allé dare-dare à l'onsen qui ferme à 9h, et on est rentré manger de nouilles instantanées, et du riz bien sûr !

 

Le deuxième soir on y est allée très tôt, et j'étais le premier, ce qui m'a permis de prendre des photos de l'onsen. Il est moins classe que celui de l'aéroport, mais ça montre à quoi ça ressemble quand même. En bleu, c'est pour les hommes.

Une (des ?) journées pas comme les autres
Une (des ?) journées pas comme les autres
Une (des ?) journées pas comme les autres

Mardi soir une française est arrivée, Coraline. Elle connaît déjà les lieux car elle est déjà venue l'hiver dernier. Ça fait du renfort ! Et en plus je peux parler français, et lui demander plein de mots en japonais car elle parle bien la langue, c'est fort bath !

Elle est également en vacances-travail ici, mais alors que moi ça fait un peu moins d'un mois que je suis là, elle pour sa part elle rentre en France dans un peu plus d'un mois.

 

On est allé faire un tour de cheval hier avec des pauvres canassons fatigués, et donc dur dur de les faire avancer, et aujourd'hui avec de bonnes montures qui ont fait du galop sans problème. Elle monte super bien et connaît bien l'équitation, et de ce fait elle peut me conseiller un peu et prendre des photos pendant les galops !, c'est cool.

Pour moi c'est un peu dur car ça m'a fait enchaîner deux sorties, longues pour un débutant comme moi, et donc je suis tout cassé : dos !!, bras (j'ai besoin de me tenir à la selle pour les trots et les galops comme je ne sais pas faire pour de vrai) et cuisses surtout.

 

Allez, je craque et je vous mets quelques photos de nos baguenaudes équestres. Je tiens à préciser que je ne fais pas le beau gosse exprès (c'est naturel chez moi, nul besoin de se donner du mal^^), mes fringues étaient soit en train de sécher, soit je ne voulais pas les salir en vue de mon passage à Tokyo suivi de la randonnée dans les Minami Alps. Et donc, pas de fringues, ... pas de fringues quoi !

Pour la troisième photo on est au galop à ce moment je crois bien, je ne sais pas comment elle arrive à prendre si bien les photos... en gros elle gère !

Une (des ?) journées pas comme les autres
Une (des ?) journées pas comme les autres
Une (des ?) journées pas comme les autres

Au fait, l'eau est revenue aujourd'hui !! Kiyosi y a passé des heures ce matin, entre 1h ou 2 du mat' (il se lève à 1h tous les jours...), ça ne s'est pas fait par enchantement. Et par conséquent, après trois soirées à aller à l'onsen, retour au bain brûlant des Inoue.

 

Un immenssissime merci à ceux qui ont déjà passé commandes pour mon livre !!

 

++

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 13:42

Aujourd'hui, présentation du couple qui m'accueille et de leur maison.

 

Les Inoue ont tous deux 64 ans ! et s'occupent à eux seuls, avec l'aide des wwoofers qui viennent, de leur 57 bourrins. Ils ont sacrément la pèche pour leur âge, c'est impressionnant.

Lui, Kiyosi, est toujours soit en train de faire quelque chose : soit il s'occupe des chevaux, soit il entretient les champs, soit il coupe du bois, soit il bichonne son potager, soit enfin il bricole. De temps en temps il se prend tout de même une demi-journée pour aller pêcher ou voir un ami... Souvenirs de bricolages intenses, il lui manque une phalange à l'index gauche et deux à l'annulaire droit, et dans son cas il est certain que ça n'a rien à voir avec une histoire de yakuzas.

Elle, Hisae, s'occupe également des chevaux, et elle gère la maison et fait les courses et les repas. En plus de cela, elle va régulièrement faire des grands tours à cheval pour qu'elle et le cheval gardent la forme pour les compétitions d'endurance, car elle en fait de temps en temps. Aujourd'hui par exemple, ils sont partis pour une course de 80 km. À 64 ans ce n'est pas rien comme performance !

Et il lui manque aussi une phalange, au majeur droit ou gauche je ne sais plus.

 

Ils se sont mariés il y a sept ans seulement, rencontre par internet ! Lui est originaire de Kyûshû, l'île tout au sud, et a bossé pendant 40 ans à Mie je crois, dans le Kansaï. Il en a gardé une relative connaissance et utilisation du Kansaï-ben, le patois local, et l'esprit assez espiègle et rigolard, ce qu'Hisae apprécie moyennement en fait. Ça donne lieu des fois à de petites engueulades, je ne sais jamais si c'est du lard ou du cochon...

Pour sa part, elle vient d'Obihiro, ville (une vraie cette fois) à environ cent bornes à l'est d'Hidaka. Elle a découvert le cheval avec Kiyosi, il n'y a que sept ans donc, ce qui ne l'empêche pas de très bien se débrouiller sur un dada. Et comme elle a commencé tard, elle a encore son dos en bon état, contrairement à Kiyosi qui a beaucoup monté dans sa vie et qui maintenant a du mal à faire des grandes escapades ; ça lui met le dos en vrac.

 

Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue

Ils vivent dans une petite maison comportant deux chambres, une "grande" pièce qui fait salon-salle-à-manger d'un côté et cuisine de l'autre, un petit cellier suivi d'un rikiki salle de bain, et enfin des chiottes.Et bien sûr il y a la typique entrée japonaise, où l'on laisse les manteaux, chaussures, casquettes et autres parapluie en tous genres.

Il y a exactement la même maison à côté, celle dans laquelle Encre et moi vivons en ce moment. Celle-ci est beaucoup plus vide, même si la guitare et surtout le piano (j'ai pu en jouer un peu, c'était agréable malgré le désaccordage très très poussé) occupent de la place.

 

Kiyosi s'occupe de son potager des mois de juin (sûr) à octobre (je pense). Radis, concombres, piments, oignons... le peuplent grâce à l'arrosage quotidien qu'il leur apporte, absolument nécessaire car depuis qu'il ne pleut plus tout le temps il fait beau et sec.

 

Le circuit d'eau est un peu spécial car on boit l'eau du ruisseau (capté je ne sais pas où je ne sais pas comment), qui ne coule que au niveau de l'évier chez nous et au niveau de l'évier et de la baignoire chez eux. De ce fait, il faut remplir un seau d'eau avant d'aller aux toilettes, et s'en servir de chasse d'eau à la fin.

À propos de baignoire, je ne sais pas si ce n'est que chez eux ou bien si c'est comme cela dans tout le Japon, mais ce qui est sûr est que le passage à la salle de bain est un vrai révélateur de personnalité : soit on est japonais, comme eux en tous les cas, soit on est masochiste, soit on est normal. Dans les deux premiers cas on se douche sans problème, et dans le dernier on galère et on rajoute de l'eau froide à chaque "louche" que l'on puise dans la baignoire pour éviter de s'ébouillanter ! Parce qu'autant l'eau du ruisseau est très froide, au point de faire mal et d'engourdir les mains lors de la vaisselle (sans eau chaude, un seul robinet d'eau froide à l'évier), autant celle du bain est beaucoup trop chaude !!! Encre a le même souci que moi pour se laver, ce n'est pas que moi qui suis tatillon. Des fois Hisae pousse le bouchon tellement loin que même Kiyosi doit rajouter de l'eau froide ; elle m'a dit une fois en rigolant un truc du genre "とても暑い水が好きです" ce qui veut dire qu'elle aime l'eau très chaude !

 

Ici on est paumé en pleine nature, c'est très calme et sauvage, j'adore. On voit tous les jours des daims, deux fois une couleuvre, malheureusement écrasée, a agrémenté un tour avec des clients, il y a des abeilles, des souris, des frelons, plein de bébêtes volantes  (une foule de papillons de jour et de nuit, libellules, mais aussi mouches de toutes sortes, taons, moustiques...) et on entend moult cris d'oiseaux différents.

 

J'ai pris les photos d'ensemble du sommet d'un silo à trucs installé juste derrière l'étable, et qui offre un vue imprenable sur un magnifique panorama (j'aime les panorama).

Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue
Le ranch et les Inoue

C'est tout pour cette fois.

 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 09:48

Quand je ne torche pas le derche de canassons (oh, enfin, Hanaouji, mon cher, je vous prie de châtier votre langage mieux que cela, c'est un blog sérieux ici...), que je ne m'occupe pas de mon livre, ou que je n'écris pas d'article sur mon blog, ce qui laisse peu de temps finalement, je peux varier les activités à loisir.

 

Je suis par exemple allé courir trois fois sur les pistes bien pentues à l'entour pour m'entraîner en vue de la rando avec Kilien dans les Alpes japonaises (pas assez à mon goût malheureusement, ça va tout déchirer - dans le bon et le mauvais sens du terme - cette rando je sens !). Une autre fois j'ai fait un tour similaire à dos de dada, sans les autres cette fois je veux dire.

La fois où j'ai couru le plus longtemps et donc le plus loin, à la fin de la grimpette je suis monté au sommet d'un sapin pour essayer d'estimer ma position, car comme c'est plein de petites montagnes et des petits vaux qui s'entrecoupent tout le temps, la vue est très restreinte et les repères peu nombreux par conséquent. Ça m'a fournit une belle vue, mais une aide bien faiblarde en revanche pour savoir quelle est la plus haute des montagnes du coin, et surtout comment y aller. Raté quoi (sur les photos on voit le côté dégagé, pas celui où je cherche le chemin et où on ne voit rien, et il faut cliquer sur la troisième sans quoi on rate le chemin car c'est en format portrait).

Les loisirs au ranch
Les loisirs au ranchLes loisirs au ranch
Les loisirs au ranch

Comme il m'avait aussi dit que je pouvais prendre son petit camion 4x4, tout rouillé et défoncé mais qui marche toujours, aujourd'hui je suis parti faire un tour pour reconnaître le terrain de ma prochaine course. En fait ça n'a pas trop bien marché car la piste que j'aime le plus est rapidement bloquée par une barrière, donc on peut continuer à pied ou à cheval mais pas en camion, même minuscule comme le sien, et sur l'autre piste que j'ai essayée je me suis assez vite retrouvé en pleine jungle (dommage, j'ai oublié les photos au meilleur moment, mais il faut dire que j'étais très occupé à ne pas planter l'engin) et j'ai dû battre en retraite assez vite sous peine de tanquer mon véhicule dans un trou plus vicieux que les autres.

Bien marrante cette sortie quand même, ne serait-ce que parce que c'était la première fois que je passais les vitesses (4 + marche arrière) de la main gauche. Au début ce n'est pas facile, pas à cause du maniement du levier de vitesse, ça, ça va, mais parce que je me suis rendu compte à cette occasion que je synchronise habituellement ma remontée de pédale d'embrayage sur ce que fait mon bras droit, et là il ne faisait rien donc la boîte de vitesse c'est pris quelques coups sur le coin de la caboche.

J'ajoute que je n'étais pas aidé par le matos non plus, pour deux raisons. Primo, je soupçonne fortement Kiyosi d'avoir bricolé les vitesses, et du coup elles sont toutes très très basses. La première ne s'utilise jamais je pense, sinon c'est le massacre et elle hurle à la mort à 5 mk/h (une fois que j'étais un poil planté et elle m'a servie pour m'extirper du piège, sensations et bruitages garantis !) La seconde est en sur-régime à donf à 15 km/h je pense (estimation car le compteur ne marche pas), la troisième va bien jusqu'à 30 km/h max, et la quatrième s'utilise dans les eaux troubles des 30-40km/h, si je suis monté à 50 km/h sur le macadam ça doit bien être le grand maximum. Une fois qu'on a saisi les vitesses d'utilisation des différentes vitesses, ça va déjà beaucoup mieux.

Deuzio la pédale d'accélérateur déconne, mais alors grave ! Et il ne m'avait rien dit, j'ai calé plusieurs fois au début et je croyais que son machin-chose rouillé était en panne. Bon, j'ai fini par découvrir le manuel d'utilisation, que je vous livre en exclusivité : une fois le moteur chaud, le ralenti tient (au début bof-bof, il faut jouer de l'accélérateur), et ensuite si on appuie trop faiblement ça coupe l'alimentation d'essence, faiblement ça marche bien, "modérément moins" c'est encore bon, et "normalement" (dur à définir, c'est ce que je faisais spontanément au début disons) c'est la roulette russe, un coup c'est bon un coup non (le coup non est systématique quand c'est trop raide en montée). Enfin rien ne sert d'écraser le champignon, ça cale direct.

Donc les vitesse sont basses et la gestion de l'accélération un peu tendue, ce qui fait qu'on met un peu plus de temps à s'habituer à la voiture qu'avec une en bon état de marche. Avec l'état des pistes pas au top-niveau, ça fait qu'on va peu vite, mais encore heureux car les freins freinent très mal.

 

Toutes les photos sont prises alors que je suis en train de rouler, y compris celle avec le compteur (pas d'intérêt sinon).

Les loisirs au ranch
Les loisirs au ranchLes loisirs au ranch
Les loisirs au ranchLes loisirs au ranch

L'autre loisir génial a été la pêche avec Kiyosi ! Il m'a embarqué une après-midi dans une vallée perdue qu'on a remontée sur une piste avec le 4x4 avec plaques d'immatriculations car il nous a fallu faire de la route avant.

 

Il m'a montré comment faire avec une de ses cannes télescopiques, et ensuite il s'est barré avec son autre canne télescopique me laissant avec une canne télescopique, une canne à moulinet dont le fil était emberlificoté et une glacière pour mettre la poiscaille dedans. Au début je n'y arrivais pas, les poissons mangeaient tous mes vers de terre sans mordre à l'hameçon. Alors j'ai pris le temps de démêler le moulinet, et je me suis servi de l'autre canne à pêche. Là d'un coup c'est allé beaucoup mieux. Comme je n'y connais rien je ne sais pas ce qui clochait, mais ça clochait. J'ai gardé cinq poisons, des sortes de truites mahin-chose-truc, c'est très bon, et les autre que j'ai jugés trop petits je les ai remis à la flotte.

Kiyosi en a attrapé des dizaines, et du coup on mange de ce poisson chaque jour depuis quelques temps. Il en a aussi mis à sécher.

Les loisirs au ranch
Les loisirs au ranchLes loisirs au ranch
Les loisirs au ranchLes loisirs au ranchLes loisirs au ranch

Fin de mes loisirs. Alors, ça vous plaît ?? Je suis sûr que tous les avions pour Hokkaïdo vont être bouquets dès demain grâce à cette formidable pub que je leur fais^^.

 

 

La prochaine fois, pour de vrai, une présentation de mes hôtes. En fait j'ai déjà rédigé l'article, j'attends juste leur retour pour prendre quelques photos d'eux et ainsi compléter la collection que je veux mettre dans l'article.

 

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 13:18

Dans mon cas, ça n'a pas été une sinécure ! Déjà à l'aéroport j'avais tiré le pompon, avec un gars qui ne savait pas ce que c'est le visa vacances-travail, et cette fois je suis tombé sur une nana qui n'avait aucune idée des procédures à suivre pour un étranger. Non mais c'est quoi ce b****l !

Le gouvernement japonais impose aux étrangers de se plier à des formalités dont ses employés ignorent l'existence. Aïe, aïe, aïe... et dire qu'on râle après la bureaucratie en France...

 

Tout d'abord, la "residence card" en un coup d'oeil :

Enregistrement d'adresse au dos de ma "residence card"

Pourtant le gars à l'aéroport, après son coup de fil pour savoir de quoi il retournait, m'avait assuré que ça irait tout seul ; j'aurai en face de moi un loustique compétent qui me filera une feuille en anglais à remplir et basta on n'en parle plus... Ben moi j'ai eu un traitement de faveur avec une femme perdue, très frileuse et pas contente d'avoir à traiter un cas qui sort de l'ordinaire, et qui m'a fourgué un papier tout en japonais. Et il a fallu qu'elle appelle je-ne-sais-qui au moins trois fois pour nous dire comment remplir la feuille.

Je dis nous car fort heureusement j'y étais avec du renfort, du lourd, attention les yeux : Hisae et Encre. Ça donne ce qui suit : j'expliquais ma situation ou répondais à une question à Encre, qui le traduisait comme elle pouvait à Hisae, qui ensuite s'adressait à l'employée, et vice versa.

Normalement ça aurait dû rouler, j'arrivais, je lui présentais ma "residence card" et c'était plié. Je pensais que l'employé saurait faire... tu parles, macache ! Cette broutille administrative nous a occupés au moins une heure, j'étais un peu gêné pour Hisae et Encre.

 

Il faut dire que mon cas n'est pas le plus simple à traiter. Déjà, pour corser les choses, je ne suis pas allé m'enregistrer à Tokyo ou Osaka ou dans un autre bled du genre, non non, je suis allé à Hidaka, trou-du-cul d'Hokkaïdo s'il en est.

Ajouté à cela le fait que Hisae a eu le malheur de parler de mes projets de marcher après le wwoofing (je ne parle pas japonais mais je connais assez de mots pour avoir capté ça), et ça a bien embrouillé la pauvre femme.

 

Les règles ne sont pas si compliquées que cela pourtant. Pour les gens qui restent plus de trois mois au Japon, il est obligatoire d'avoir cette fameuse "residence card" et d'y mettre au dos une adresse, avant la fin des trois mois. Sachant que normalement il faut s'inscrire dans la ville où l'on s'installe dans les deux semaines, ce qui fait qu'à chaque fois qu'on change de ville et qu'on y reste plus de deux semaines, on doit se taper la procédure.

Dans mon cas, j'ai eu la carte à l'aéroport, et ensuite j'ai décidé de mettre l'adresse du ranch en attendant, looooongtemps, que je m'installe à nouveau quelque part. Car tant que je ne suis pas deux semaines ou plus à un endroit, je n'ai pas de raison de m'inscrire dans la ville si j'ai bien compris. Subséquemment, maintenant que je suis inscrit à Hidaka, je vais attendre la phase sédentaire à Tokyo pour changer d'adresse, et comme ça je serai en règle.

Au final, c'est Hisae qui a rempli la feuille, je ne sais pas trop ce qui s'est produit à la suite, mais ce qui est sûr c'est que j'ai l'adresse au dos de la carte ; je suis sauvé !

Enregistrement d'adresse au dos de ma "residence card"

Pour vous dire à quelle point il fallait que tout tombe nickel pour la bonne femme, Hisae a inscrit dans le formulaire que je suis arrivé chez eux le 13 juin, ce qui est effectivement le cas. Mais l'autre mijaurée a vu que je suis arrivé au Japon le 12 juin, et du coup ça faisait une nuit avec Hanaouji dans la nature, non fiché, l'horreeuuuur. Et donc elle a demandé que Hisae barre le 13 juin pour mettre le 12 juin à la place. Je n'ai pas osé la confronter à l'affreux dilemme qu'elle n'a pas remarqué - on était le 27 juin lors de la procédure, dernier jour des 14 au cours desquels il faut s'enregistrer en se basant sur une arrivée le 13 - pour ne pas perdre encore plus temps, mais j'aurai payer cher pour voir sa bobine à ce moment-là. Je me serai tapé une bonne barre je pense. Surtout qu'à mon avis ce n'est pas très important vu que je suis encore dans la période des trois premiers mois, mais pour elle...

 

À l'occasion, je tiens à signaler que la mairie d'Hidaka, ville de 2000 âmes (c'est compliqué en fait, si vous allez voir sur wikipedia, vous verrez ce que je veux dire, Hidaka est en deux morceaux séparés, avec Mombetsu qui est maintenant Hidaka aussi... c'est une sorte de petit département plutôt qu'une ville, et moi je suis dans le coin Hidaka Hidaka, pas Monbetsu, où il y a peu de monde), il y avait au moins 15 gusses et au moins autant de bureaux de libre ! Et pas un qui connaît la procédure. Ça fait un bon pourcentage d'employé de mairie par tête de pipe je pense, on ne peut pas lutter en France, malgré notre réputation.

 

Bon, voilà, fin de l'épisode "procédure administrative" au pays du soleil levant.

 

La prochaine fois, je vais vous présenter un peu là où je loge et le couple qui m'accueille, ça pourrait être une bonne idée après deux semaines, non ?

++

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Je privilégie la marche, moyen le plus efficace pour découvrir les pays parcourus selon moi, mais j'utilise parfois d'autres moyens de transport comme le vélo ou le stop.
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