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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 05:25

Joyeux Noël !! (un peu en retard) et bonne année !! (pile à temps).

 

Je vous souhaite tous les meilleurs vœux du monde, ceux que tout le monde souhaite à tout le monde, alors je ne vais pas m'étendre : vous voyez de quoi je parle (non mais qui souhaiterait maladie, mauvaise chance ou divorce par exemple, sérieusement).

 

Que je publie un article aujourd'hui est une coïncidence et n'a rien à voir avec les fêtes - bon… un peu quand même peut-être - je viens surtout de réaliser que j'ai complètement oublié de tenir à jour mon blog ! Ah, saperlipopette ! Où avais-je la tête !

J'avais bien dit que je donnerai des nouvelles de mon projet, puis... ça m'est comme sorti de l'esprit, sûrement parce que ce ne sont pas des bonnes nouvelles. En effet, je confirme l'abandon du retour en moto avec film à la clef. J'espère que je pourrai remettre ça plus tard et ailleurs, en Afrique par exemple;).

 

Je me consacre maintenant à trouver un petit boulot, mission à moitié réussie déjà, très probablement dans un restaurant, français de préférence. À moitié réussie car je vais travailler dans un bar à Hiroo, quartier des ambassades, dès ce soir. Grâce à JM qui en est le manager, un grand merci ! Je n'y travaillerai pas tous les jours mais c'est déjà ça de pris.

De plus, pour compléter, je suis passé à La Brasserie, le restaurant de l'Institut français, et manque de bol ils sont en vacances du 27 décembre au 12 janvier inclus, donc il me faudra y retourner le 13 pour prétendre bosser là-bas. D'ici là je trouverai peut-être quelque chose dans le coin, car autour de l'Institut il y a une sorte de « quartier français », avec des restaurants et des bars que je vois comme de potentiels recruteurs.

Cependant d'après des gens sur place bosser à l'Institut est le meilleur plan car c'est là que j'aurai les meilleures conditions de travail, alors je vais peut-être attendre le 13 janvier avec « seulement » le bar pour viser La Brasserie en priorité (faut que je sois disponible au maximum pour décrocher un poste).

Je ne mets pas de côté la possibilité de faire quelque chose d'autre, comme discussion en anglais dans des endroits spécialisés là-dedans, à voir suivant les opportunités.

 

La chambre était en travaux, le coin douche plus exactement, et c'était franchement désagréable parce que ça a duré trois semaines ! Il fallait aller dans la chambre voisine à chaque fois, et donc passer par dehors, vraiment le pied:(.

Le problème était l'étanchéité de la pièce qu'ils ont refaite, et pour cela ils ont commencé par tout casser pour ensuite reconstruire en mettant des couches de produits toxiques et puants, c'était l'horreur pendant les quelques jours où ils ont laissé ça sécher. Après cela ils ont mis une couche de béton qui isole olfactivement, et bien que ça sente encore mauvais à cause du joint entre les carreaux (supputation), posés en dernier, ça va déjà beaucoup mieux.

Bonne année 2015 !Bonne année 2015 !Bonne année 2015 !

Mon quartier est en travaux en ce moment, afin de résoudre des problèmes d’égouts. Je ne sais pas quelle idée vous avez d'une ville japonaise, mais pour moi c'était censé être propre et sentir bon, ou rien disons. Et ce n'est pas tout à fait le cas : quelque soit le grand quartier de Tokyo dans lequel je suis allé me balader il y a toujours un endroit qui schlingue ! Même dans les coins huppés ! Cela inclus mon quartier, qui ne fait pas exception, et donc il y a parfois des effluves fétides dans certaines rues autour de chez moi, et surtout des remontées d’égouts qui nous font coucou dans la salle de bain, pas cool du tout. Cela signifie douche dans une pièce à température extérieure, environ 5°C le soir en ce moment, et parfois en plus avec une senteur douteuse… la pa-na-cée !

(Pas de photo car j'ai encore zappé…).

 

Pour le réveillon, hier soir, on est allé, avec les deux plus sympas de la chambre, au Senso-ji. C'est le plus célèbre et ancien temple bouddhiste de Tokyo (et accessoirement il est à dix minutes à pied de la chambre), alors forcément c'était archi-super-méga bondé, un truc de dingue ! On a mangé et bu des trucs vendus dans les nombreuses échoppes qui avaient envahi l'alentour pour l'occasion.

D'après ce que j'ai constaté pour mes camarades de chambrée, manger et boire dans ces gargottes est un but en soi, ils sont venus pour ça et ont méticuleusement inspecté toutes les échoppes et n'en avaient que peu à cirer de la cérémonie au temple.

J'ai joué le jeux alors j'ai pris un deuxième repas ce soir-là : brochettes de viande, sorte d'okonomiyaki d'Hiroshima, soupe de je-ne-sais-pas-quoi… avec de l'amazaké chaud, espèce de saké sucré, puis du saké bien bien chaud, et du rhum pour finir. C'était très sympa. Pour moi ça a aussi fait fête de départ au passage, ça tombait bien.

 

Petite précision, on ne voit qu'une infime partie de la foule sur les photos car l'énorme queue compacte et trépidante faisait des centaines de mètres !!!

Bonne année 2015 !Bonne année 2015 !
Bonne année 2015 !Bonne année 2015 !

En effet, autre grande nouvelle, je vais déménager ! Je quitte la chambre demain pour aller m'installer chez JM, qui loue un bel appartement de deux chambres à Akebonobashi, un sous-quartier à Shinjuku. Son colocataire actuel part aujourd'hui et moi je prend la suite. Je vais aller dans une chambre de la même taille que celle actuelle, sauf que je serai tout seul et non à six dedans, et j'aurai une belle pièce de vie, avec canapé, table et chaises, enfin !! et cuisine où l'on peut cuisiner. Pas de lézard derrière tout ça, c'est beaucoup mieux donc c'est plus cher. Mais comme je vais bosser c'est bon !

 

Petit bonus, photo dans la chambre avec les deux plus loquaces, à gauche, et un gars qui passe de temps en temps, fort sympa lui aussi.

Bonne année 2015 !
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 07:12

Aujourd'hui, j'ai envie de causer de mon quotidien à Tokyo (un peu), et de mon projet de retour (beaucoup) car c'est ce qui me préoccupe le plus en ce moment.

 

Emploi du temps :

  • Je passe beaucoup de temps à planifier mon projet de retour, j'y reviendrai plus loin,

  • je joue au go contre mon ordinateur et un des autres habitants de la chambre (même niveau en gros),

  • je visite Tokyo en allant marcher au pif dans des zones que je ne connais pas,

  • j'essaye d'apprendre les kanjis japonais, et enfin

  • je finis chaque journée en regardant un film et en réfléchissant à sa production pour glaner des idées pour mon propre projet de film, ce que je ne faisais jamais avant évidemment.

Tout cela en me basant sur les horaires des camarades de chambrée, très tardifs. En effet en voyage avec Gaston je me couchais, à la fin, vers 18h30 ou 19h maximum car il faisait nuit un peu avant 18h (il y a eu des exceptions bien sûr, je parle de la moyenne), et ensuite je n'avais plus rien à faire. Et le matin c'était réveil vers 5h et pliage de tente une heure ou deux plus tard ; je prenais mon temps car il faisait encore nuit et surtout ça caillait ! Vie relativement bien basé sur le soleil, obligation de tout voyageur sans voiture qui dort sous tente.

Maintenant, je me couche au plus tôt à minuit car avant les autres font du barouf ce qui rend toutes tentatives de dormir plus tôt désespérées. Et je me lève tard car j'ai le droit à un réveil tous les matins à 5h du mat', et après m'être rendormi je ne me relève que vers 9h ou 10h. Comme le soleil se lève vers 6h30 et se couche à 16h30 (c'est plus long qu'en France car c'est plus au sud), ça me fait un énorme décalage avec le soleil ! Mais c'est comme cela que fonctionne la société japonaise, ils sont complètement à l'ouest vis-à-vis du soleil, pas ma faute. Ici par exemple les magasins ouvrent à 10h généralement, soit un « grillage » de 3h30 de soleil !! Encore plus si on raisonne en jour.


 

Petite information supplémentaire, j'ai enfin ma nouvelle adresse sur ma residence card !! Quand j'ai voulu m'enregistrer à Taito-ku, le quartier administratif de Tokyo dont je dépends, ils m'ont demandé un papier émis par mon ancienne commune prouvant que je n'y habitais plus. Sans dec, si je vais les voir c'est bien que je ne suis plus à Hokkaido…

Il a fallu que je poste des papelards à Hidaka pour qu'ils puissent me faire le papier certifiant que je n'y habite plus (juste basé sur le fait que je le demande de toute façon, non mais à quoi ça sert puisque c'est fait en me faisant confiance quoiqu'il arrive…). Une nana de Hidaka m'a appelé quelques jours après pour je ne sais pas quoi car je n'ai pas compris grand-chose, puis j'ai reçu le sésame par la poste quelques jours après, sésame que je suis allé présenter à l'absolument grosse, énorme, obèse mairie de Taito-ku où on m'a ajouté ma nouvelle adresse dans la foulée. Au moins cette fois ce n'était pas compliqué, il fallait juste attendre un peu.

Cet épisode m'a définitivement convaincu que les japonais sont les champions du monde du futile vétillage administratif (demandez donc à mon ami qui se tape un véritable parcours du combattant pour arriver à se marier ce qu'il en pense), par conséquent interdit de se plaindre de l'administration française sur ce blog à partir d'aujourd'hui.


 

Bon, maintenant, dans l'ordre (ou pas finalement), comment je fais pour chaque point.

Pour les kanjis, j'ai besoin d'écrire et donc il me faut une table et une chaise car pour moi le assis-par-terre-avec-juste-une-table-basse ça va bien pour manger et être sur l'ordinateur, un point c'est tout. Passer des heures à écrire comme cela me lamine le dos ; pas bon ça. Heureusement il y a un grand centre public juste à côté de la chambre, une espèce d'énorme bibliothèque avec d'autres facilités dont je n'ai pas compris la fonction. Résultat je vais régulièrement là-bas pour squatter une table et une chaise, comme de nombreuses autres personnes, et hop, leçon de japonais !


 

Pour ce qui est de découvrir Toyko, je suis un peu perché et j'oublie à chaque fois de prendre mon appareil photo, subséquemment pas de photo à montrer... je suis vraiment mauvais sur ce point. C'est des fois à pinces et des fois avec Gaston, ça dépend de l'humeur, et aussi pas mal de où je vais à Tokyo car c'est sacrément vaste comme ville !

Pour me rattraper je vais embarquer l'appareil photo tous les jours de la semaine prochaine lors de mes flâneries erratiques. Cela me permettra de montrer un peu à quoi ressemble cette ville gigantesque et fortement éclectique.
 

Surtout je passe du temps sur mon projet, i.e. je cherche des boutiques de moto et de matériel électronique pour avoir une idée de ce qui est achetable et combien ça coûterait. Je parcours également le net à la recherche d'éléments sur la réalisation de film. Ces derniers jours je me suis penché sur le côté financement et je suis en train de découvrir que c'est plus compliqué que ce que je pensais. Beauuuucoup plus en fait.


 

Le pitch de mon film :

J'explique : je veux (ou voulais, je ne sais pas encore quel temps employer) rentrer en France en moto tout en faisant un film en route. Bon, ça c'est du bis repetita, les assidus du blogs le savent déjà.

Là où ça se précise, c'est que je souhaite faire un court-métrage, car pour une première fois un long risque d'être un peu trop ambitieux (enfin si j'ai de la matière à foison en chemin rien ne m'empêchera de faire un long-métrage en fait), qui sera principalement contemplatif, axé sur la nature : les paysages et les animaux. Sans exclure une partie documentaire sur les autochtones de la Russie profonde et bien sûr des bouts décrivant les conditions de voyage en moto seul avec nuit sous tente. Ce serait l'histoire d'un jeune français aimant le voyage et les zones sauvages qui rentre seul au pays par un chemin long et aventureux et qui fait découvrir son aventure par le biais d'un film.

En un paragraphe, voilà en gros ce que je voudrais faire, c'est mon (mini) pitch. Facile, pas besoin de faire tout le tralala de préparation d'un film classique car pas de fiction et pas d'acteurs ni de lieux précis de tournage... Maiiiiis, il y a un "mais", voire même plusieurs.


 

Je me doutais bien que croire que je peux juste demander des sous pour cela relèverait de la candeur alors, comme je disais plus haut (d'une voix aigüe^^), j'ai creusé dernièrement le côté financement, règle, production... histoire de ne pas me démener pour trouver le matériel pour des prunes si je n'ai aucune chance de lever les fonds nécessaires, ce que j'ai beaucoup fait sans grand succès jusque là justement.


 

Les soucis qui compromettent le film :

Et ben ce qu'il en ressort n'est pas très encourageant, en fait ça explique pourquoi je ne la sentais pas si bien que ça cette histoire, ça appuie là où ça fait mal. Je ne suis pas stupide et je savais que j'ignorais des choses qui me compliquerait la tâche, mais c'est encore pire que ce que je pressentais !! Argh !!!

En effet pour postuler auprès des institutions françaises qui aident à financer les films, outre le fait que n'étant pas en France ce sera plus difficile ou impossible et que généralement les aides, typiquement celles des régions ou de communes, concernent les films réalisés sur place, pas paumé à 10 000 bornes à vol d'oiseau, je dois avoir un vrai projet de vrai film, pas juste un pitch et leur dire que "oui mais pour moi c'est pas pareil parce que je verrai au fur et à mesure de ce que je découvrirai en route et blablabla...". Et c'est pareil pour le financement participatif.

Je dois montrer un projet bien construit et qui n'est pas uniquement personnel bien sûr. Et c'est là que le bas blesse. Très très fort... Si je fais un film simple, d'une envergure raisonnable, jugé pas assez sérieux de ce fait - "juste pour le fun" on pourrait me dire - je ne peux pas prétendre demander des aides financières à quiconque, à part à de très gentils mécènes dans les cercles de la famille et des amis.

Dès qu'on veut des sousous d'autres parties de façon formelle, il faut une sortie du film en salle en gros. Cela signifie un projet en béton et surtout gérer tout le côté distribution, production de DVD... Et là ça gonfle le budget un truc de dingue !! De plus cela demande beaucoup plus de préparation et de planification, bref ça complique stratosphèriquement toute l'affaire. Et moi je ne me sens pas trop trop bien dans la stratosphère^^, à gérer depuis le Japon un truc aussi lourd et en si peu de temps...


 

Je n'ai pas encore déclaré forfait mais mon affaire prend le chemin du retour en avion comme le péquin moyen.

J'entends approfondir un peu plus car je ne veux pas jeter l'éponge prématurément, et puis aussi parce que c'est passionnant de se renseigner sur ces sujets (aussi bien sur les aspects techniques = comment écrire un film que sur les aspects réglementaire et financier = trouver les financeurs, le distributeur...).

J'en profite pour dire un grand merci à Tom pour son super blog sur le sujet : comment faire un film. Ce n'est pas ma seule source de renseignements bien entendu mais c'est vraiment une belle mine d'informations que je conseille aux gens souhaitant réaliser leur film.


Les prochaines nouvelles d'avancée ou de renoncement d'ici peu !

++++

 


 

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 13:47

... à Tokyo. Quatre mois plus tard, avec un Gaston dans le sac^^.

 

Tout d'abord voici les cartes de la fin de la chebauchée fantastique :

Le retour du Gaston-ryder
Le retour du Gaston-ryderLe retour du Gaston-ryderLe retour du Gaston-ryder

Je me suis arrêté à Nara la dernière fois, alors c'est le point de départ d'aujourd'hui. J'en suis parti par la petite départementale 80 pour éviter la nationale 25 et le traffic qu'il y a dessus, et je ne suis pas sûr que c'était la meilleure option car on était un jour férié donc pas de poids lourds, et la 80 serpentait méchament dans les montagnes à l'est de Nara, j'ai fait beaucoup plus de kilomètres que par la 25 et bien évidemment pas des plats. Mais alors pas du tout ! J'ai donc avancer doucement en franshissant trois cols en une petite après-midi, pas mal comme statistique, non ?

Heureusement c'était dans un coin charmant, avec moult fermes dans le style ancien, bref comme souvent montagne raide = joli endroit peu habité.

 

Le lendemain, dernier col le matin puis longue descente et plat le long de l'océan avec vent favorable, de temps en temps ça fait du bien !!! J'ai pu tracer et prendre le ferry à Toba en fin de journée. C'est un raccourci bien connu des japonais, le ferry était plein et il y en a une dizaine par jour, qui permet d'éviter la métropole de Nagoya, quatrième ville du pays derrière Tokyo, Yokohama et Osaka (ou cinquième si on met Kyoto devant, ça diffère suivant les sources), et toutes les villes périphériques qui gravitent autour.

 

Une fois arrivée de l'autre côté, pendant trois ou quatre jours j'étais dans la zone paradisiaque des surfeurs japonais. Des belles plages avec des grosses vagues de partout, et des centaines de boutiques de surf de partout évidemment. Le meilleur endroit selon certains est le cap Omaezaki, et il est vrai que la rumeur de l'océan m'a fortement bercée la nuit où j'y ai dormi, dans un parc non loin de la plage il faut dire.

À part que c'est la zone idéale pour surfer au Japon, c'est aussi un coin plein de villes et avec des routes interdites aux cyclistes dans tous les sens !! La catastrophe intégrale, normalement il me suffisait de suivre la nationale 1 jusqu'à Tokyo, facile. Mais en réalité elle était souvent en mode "by-pass" avec aucune alternative pas by-pass (normalement il y a les deux, la route qui passe dans la ville et le contournement) et des flics à gogo qui m'ont dissuadé de m'engager dessus. Du coup j'ai fait des montagnes russes un moment, sur la soit-disante alternative pour bicyclettes, qui passait son temps à monter au-dessus de la voie rapide pour ensuite descendre en dessous... avec des pentes de dingue. Peut-être 30 ou 40%, à ces niveaux-là je ne sais pas estimer. Comme les voitures n'y passent pas, trop étroit, ils se sont permis des pourcentages ridicules qui forcent n'importe quel cycliste, même sans bagage, à grimper à pied et à flipper à mort quand vient le moment de descendre. J'en ai eu marre, et je suis parti vers la nationale 150 qui longe réellement l'océan.

Sauf que le jour d'après elle-aussi était interdite lors d'un passage d'un tunnel de plus de trois bornes ! Snniiiiiif, demi-tour pour retourner sur la 1, pas d'autres options. Heureusement sur la 1, petit tunnel interdit, que j'ai pris car j'avais atteint ma limite de tolérance vis-à-vis de leur mépris à l'encontre des cyclistes (ne jamais oublier que les japonais considèrent les cyclistes comme des piétons rapides, et donc sont traités comme des piétons, en ville les vélos sont censés rouler sur les trottoirs par exemple) et ensuite, enfin ! descente sur Shizuoka, après trois jour de détours creuvant à faire ce que j'aurai pu faire en un avec une route "normale".

 

Après c'est allé mieux. J'ai pris une portion interdite sur dix kilomètres après Shimizu puis je suis tombé dans un michi no eki doté d'une équipe hyper accueillante et serviable, qui m'a donné des cartes postales et normales à foison. J'ai pu prendre l'alternative à la nationale 1 interdite jusqu'au pied du col Hakone, puis la 1 pour grimper ce col. C'est juste à côté du Mont Fuji, dont j'ai pris une photo avant d'entamer la montée, et la concentration en tousites s'en ressent ! C'était là qu'il y avait le poste frontière qui marquait la fin du Kanto (cf. le début d'un billet précédent).

Ce fut mon dernier col, à 846m, ensuite début de la plaine du Kanto, la plus grande du Japon.

Nuit à Odawara juste au pied du col côté Tokyo, après une descente de zinzin hyper raide et tortillarde dans laquelle je passais mon temps à freiner pour ne pas m'écraser sur les voitures que je rattrapais. Celle-là à grimper elle doit être vachement dure ! Et pourtant de l'autre côté c'était déjà pas facile facile.

 

Fin du trajet dimanche neuf novembre deux mil quatorze, par la 1 tout du long. Petit problème, malgré tous les détours que j'ai dû faire je suis arrivé un jour trop tôt, et par conséquent direction Ueno Koen (le parc d'Ueno dans la langue d'Hanaouji) où j'ai passé une très mauvaise nuit car il est désormais impossible d'y planter une tente, contrairement à juillet dernier où on y a passé deux nuits avec Kilien et Marjolaine.

Petite parenthèse pour ceux qui veulent quand même dormir sans payer, avec leur tente, je conseille d'aller au parc Sumida, le long de la rivière Sumida, plein est depuis Ueno. C'est là-bas que dorment presque tous les sans-abri maintenant.

 

Le lendemain, j'ai passé presque toute la journée en compagnie de Shunsuke, un gars de Shikoku qui travaille de nuit dans une entreprise de bento (nom des casse-dalle japonais) et qui une fois par semaine, lors de son jour de congé, dort à Ueno koen, sans tente... Alors qu'il avait pleuvoté toute la nuit la journée fut radieuse, très chaude même. J'ai pu observer l'irréductible groupe de SDF dormir la journée, quand il fait assez chaud pour que ce soit possible, et se faire réveiller par la maréchaussée qui vérifie qu'ils ne sont pas morts, enfin, officiellement...

Le retour du Gaston-ryderLe retour du Gaston-ryder
Le retour du Gaston-ryder
Le retour du Gaston-ryderLe retour du Gaston-ryder

J'ai quitté Shunsuke dans l'après-midi pour aller retrouver Clément, le français qui bosse dans l'agence immobilière qui gère la chambre où je suis. On a fait les papiers tranquilles dans la chambre car tous les autres étaient au boulot.

C'est franchement petit, 10 tatamis soit 16m² pour six personnes !, mais il y a tout ce qu'il faut et c'est dans un endroit très calme. Et où je voulais surtout, on peut avoir moins cher ou bien des chambres personnelles pour le même prix ailleurs, mais c'est à Tataouine-les-Bains et du coup il aurait fallu que je me tape cher de train ou long de vélo pour me rendre dans le centre de Tokyo.

 

Petite présentation de ma nouvelle turne :

Le retour du Gaston-ryder
Le retour du Gaston-ryder
Le retour du Gaston-ryder
Le retour du Gaston-ryder
Le retour du Gaston-ryder
Le retour du Gaston-ryder
Le retour du Gaston-ryder

Je suis allé récupérer mes affaires laissées chez Narumi en juillet quelques jours plus tard, à l'occasion d'un dîner mitoné par Vincent son presque mari (demain on raye le presque). Soirée fort bath, avec conversation agréable et facile, en français quoi, et des plats de chez nous, c'était dé-li-cieux !!

Il y avait aussi Jean-Mathieu, que j'avais croisé en juillet, et un de ses amis japonais. Il m'a filé un téléphone deux ou trois jours après, merci à lui !

 

À partir de maintenant je vais préparer sérieusement mon retour en France, étape importante car je vois les choses en grand : retour en moto en réalisant un film en route !

Pour les sous je vais passer par ulule, site français de financement participatif, car je n'ai pas du tout de quoi me payer la moto (une 125) et surtout le matos photo, qui coûte une blinde si on veut du matos correct.

Je suis passé hier au consulat de Russie où je suis tombé sur jeune zouave à l'accueil très peu coopératif qui m'a dit qu'il n'y avait aucun autre endroit où je pouvais obtenir des informations. Je me demande bien pourquoi il y a un consulat dans ce cas... J'ai bien insisté et c'est à peu près tout ce que j'ai pu en tirer. D'après les autres réponses aux autres questions j'ai compris que si je fournis tout ce qui est demandé je peux obtenir un visa, ça n'est a priori pas un point bloquant pour mon projet.

 

À présent, aprentage de boutiques de motards et d'appareils électroniques en vue, afin de constituer le budget que je vais demander sur ulule.

 

Je posterai les avancées au fur et à mesure, ainsi que d'autres choses sur mon voyage ou le Japon peut-être.

 

また、ね!

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:27

Je commence par une rectification d'anecdote : la prune sur le vélo n'était qu'un avertissement qui me disait que le vélo serait embarqué à la fourrière si je ne le bougeais pas dans les 24h. Et ensuite le montant à payer pour le récupérer, plus d'autres choses que je ne sais pas ; c'est Jean-Mathieu, un expatrié qui vit à Tokyo qui m'a expliqué cela il y a quelques jours.

Et maintenant, je raconte comment j'en suis arrivé à parler de cela avec lui. En deux ou trois épisodes (pas de souci pour faire le retour du Jedi pèlerin-cycliste mais je suis à cours d'idée pour la contre-attaque) car j'ai à dire et je vais distinguer les torchons des serviettes cette fois, pas de vrac foutraque, hmmm quoique...

 

Cela commence il y a fort longtemps, à une époque où votre troubadour-narrateur était encore itinérant, bohémien-cycliste vivant au jour le jour dans un monde...

Bon, je crois vous avoir quittés il y a presque un mois, ce qui fait très longtemps pour une parution de blog alors je m'emporte quelque peu... Excusez !

Gros changement également qui explique cette introduction nostalgique : je suis désormais sédentaire dans une riquiqui chambre à Asakusa, quartier au nord-est de Tokyo, et j'ai récupéré mes affaires et mon ordinateur qui était dedans, vous aviez remarqué les accents je subodore.

 

Alors, il y a un mois je disais, je vous ai laissés en plan à Tokushima, une des quatre plus grosses villes de Shikoku, située à l'est. En effet Shikoku signifie littéralement "quatre pays" car depuis fort longtemps, pour de vrai cette fois, l'île est divisée en quatre, et bien que les noms des provinces maintenant préfectures aient changé, les zones sont toujours les mêmes, avec leur même capitale.

J'annonçais que j'allais faire le pèlerinage, ce que je comptais réellement faire, mais une fois sur place j'ai très vite compris que ça allait me faire beaucoup pédaler dans des agglomérations puantes, ce que je n'aime pas. Alors ce fut début de pèlerinage à ma sauce, en suivant en gros le parcours et sans payer quoique ce soit pour obtenir un tampon (500 Yen je crois, fois 88 ça fait mal au porte-monnaie, ils sonf forts en biznèce ces bonzes-là !).

Début à haute toxicité malgré tout car c'était la ville puis j'ai quitté la zone habitée pour me retrouver dans des montagnes paumées avec pas une âme qui vive. Et des forêts de bambous !

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppoÈre henro allegro ma non troppo

Je suis arrivé à Hiwasa où le temple à visiter était très sympa j'ai trouvé. J'y ai vu beaucoup de pèlerins, dont des vrais qui marchent réellement tout le long. C'est un endroit de repos avec un michi no eki où j'ai dormi tant bien que mal nonobstant (ou du moins tentant de le faire) les très fortes rafales de vent qui ont rendues la nuit bruyante et fatigante. Le michi no eki était équipé d'un bain de pied gratuit très chaud pour les panards endoloris des pèlerins. C'est aussi là que j'ai regoûté le natto, des graines de soja fermentées, offertes par un étrange luron qui m'a aussi payé bière, shochu... le service bourrage-de-gueule-de-base habituel. Décidément, je n'aime pas ça, en ce qui concerne le natto je veux dire.

J'y ai aussi croisé Itaru, un gars qui voyage avec 0 Yen (il baratine les gens et leur vend des bracelets et colliers qu'il fait lui-même) à travers l'archipel en vélo typiquement japonais, en mama-chari ! Certes avec des vitesses mais ça reste une des meilleures rationalisation de l'inefficacité cycliste que je connaisse, et je sais de quoi je parle car j'ai testé à Shiretoko.

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo

Le lendemain le vent avait retrouvé des proportions usuelles et j'ai passé une journée longue mais agréable au bord de l'océan, dans des zones peu habitées. C'est le jour où j'ai commencé à manger des kakis régulièrement car il y en avait plein de facilement cueillables et mûrs, c'était la saison !

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo

Je suis arrivé progressivement dans des zones plus peuplées, au fur et à mesure que je me rapprochais de Kochi. Heureusement j'ai pu faire une portion sur une vraie piste cyclable qui m'a permis de me désintoxiquer (ah les poids lourds, quelle plaie !).

Nuit juste avant la ville, passée au bord d'une plage où j'ai joué au beach volley au petit matin avec trois larons qui attendaient le quatrième. Ouch la vache, c'est pas comme le vélo ! après deux ans sans jouer j'avais l'impression de repartir de très bas. Enfin... j'ai réussi à jouer suffisament correctement pour être bien explosé au bout d'une heure, j'ai donc bien rigolé mais ensuite j'ai dû y aller mollo à gaffocyclette parce que j'avais comme perdu des bouts de mollets dans l'affaire.

Sur cette même plage j'ai assisté la veille à une séance photo pour amoureux fraichement mariés, avec quelques scènes assez cocasses (je me suis censuré pour les photos, pt'êt'ben qu'j'aurais pas dû).

 

À Kochi passage au chateau que j'ai beaucoup aimé, peut-être mon préféré. Il est vieux (il est d'époque, alleluia !) et ça se sent quand on le visite. De plus tout l'ensemble extérieur, avec les remparts et les différents niveaux immerge très bien le visiteur ; chouette visite vraiment ! J'ajoute que le bâtiment d'habitation à côté du donjon était aussi d'époque et visitable, ça donne une meilleure idée de comment ça se passait à l'époque.

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo

Après Kochi, j'ai complètement arrêté de suivre le chemin des pèlerins car celui-ci fait le tour de l'île en restant toujours dans des zones civilisées, et moi je voulais voir le fin fond paumé du Japon reculé, qu'on peut trouver dans la vallée d'Iya, au milieu de montagnes effectivement peu peuplées. L'esprit y est encore réellement très rural, j'ai passé des supers jours dans cette zone.

C'est aussi un coin où les gens sont encore très supersticieux et où il y a foison de légendes concernant des démons. Pour exploiter cela touristiquement ils ont fait des statues les représentant, concentrées à un seul endroit cependant.

 

C'était surtout le début de la saison du momiji (activité qui consiste à regarder les arbres quand ceux-ci se drapent de leurs couleurs automnales), qui comme le hanami (pareil mais pour les cerisiers en fleur) attire les japonais à gros calibres (photographiques) et même d'autres qui en ont un petit d'ailleurs. J'ai vu pas mal de pros ou amateurs dotés de très bon matos dans la partie haute de la vallée, la meilleure pour les couleurs. Un ici qui faisait un film avec une bombe (= l'assistante était canon), trois gusses là qui faisaient un drôle de concours d'objectifs surdimensionnés (vous voyez la scène dans pirates de Caraïbes quand Jack sort une longue vue ridiculement grosse pour faire le malin devant Barbossa, c'est exactement à ça que j'ai pensé en les voyant) pour prendre en photo la montagne momijesque en fin de journée. Encore un autre plus loin, et j'en oublie probablement.

 

Je suis passé à un fameux couple de ponts, un pour les hommes et un pour les femmes, faits de lianes. Pour l'authenticité on ira voir ailleurs car bien qu'ils se gargarisent d'être l'un des deux seuls endroits au Japon (l'autre est 20 bornes avant, j'y suis passé aussi) à encore avoir un pont de lianes à l'ancienne, les ponts tiennent grâce à de gros câbles d'acier comme n'importe quel pont moderne. Maiiiiis ils sont cachés par des lianes enroulées tout autour, alors c'est joli, c'est pour ça qu'on a claqué son bifton d'ailleurs et on ne leur en veut pas. Pour moi il faisait beau et c'était la saison du momiji donc pas de souci, en revanche s'il fait moche je pense que ça perd pas mal d'intérêt. Peut-être pour le trollet qu'on meut soi-même en tirant sur une corde, ce qui était fort amusant.

 

À la fin de la montée de cette vallée, un tunnel barré ! Je suis passé quand même, comme précédemment, sauf que cette fois la route était vraiment défoncée 1,5 kilomètres de descente plus loin. J'ai "desellé" Gaston et j'ai franchi l'obstacle en deux fois car la chute n'aurait pas pardonné, fallait faire gaffe.

 

Le truc bizarre à côté de mon pied est un lombric obèse comme je n'en ai vu que sur cette île.

Et les deux écureuils volants sont ben... des sortes d'écureuils volants sauf qu'il faudrait peut-être dire lapins volants car ils sont bien gros pour des écureuils. J'en ai aussi vu un sur la route par la suite mais il s'était fait applatir comme une crêpe et ça ressemblait à pas grand chose d'intéressant.

La photo avec les mannequins dans les champs, c'est leur façon de lutter contre la diminution de la population japonaise^^.

Enfin la bicoque n'est peut-être pas vieille, ce qui est rare, n'est-il pas (allusion au réflexe qu'on a presque tous de dire "une vieille bicoque) ? Il y en pas mal ça et là, et à chaque fois je zappe de prendre une photo pour montrer la lente mort de la campagne japonaise, alors cette fois je suis content, j'y ai pensé !

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
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Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
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Après cela, descente sur route raide et pourrie ; ça doit faire un bail qu'elle est fermée cette nationale.

Heureusement que j'avais résolu mes récents problèmes de frein avec Gaston ; le câble du frein avant c'était fait la malle de son emplacement (par le haut) par deux fois quelques jours plus tôt et j'avais dû demander une pince, à défaut de trouver la clef de la bonne taille, pour régler l'affaire.

Il commençait à faire nuit et une fois bien réfrigéré par la longue descente (j'étais monté à 1400m et je suis redescendu à 330) j'ai dû me farcir un hyper raide col, le troisième de la journée, de nuit, avec les mollets HS à cause des 1800 premiers mètres de dénivelée grimpés dans la journée, et du coup j'ai fait des parties à pied !!! Première fois de ma vie, ça fait mal. Mais dans la nuit avec une lumière avant faiblarde (eeeeh oui, les dynamos, c'est pas fait pour les cols raides grimpés par des gens fatigués, pas de bol pour moi) et une route étroite empêchant la technique du serpent, c'était la seule option :(.

Ce fut mon jour le plus long avec Gaston ; arrivée transit de froid après l'ultime descente vers huit heures du soir, environ trois heures après les derniers rayons de soleil et douze ou treize heures après le départ matutinal !

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo

Ensuite, retour à Tokushima et ferry pour Wakayama (où j'ai vu la fameuse voiture du manga Initial D, avec même les inscritions correctes dessus !), d'où je venais, pour me retaper la nationale 24 pour me rendre à Nara où cette fois on ne s'est pas raté avec Jatin, un ami, qui m'a super bien reçu dans leur appartement non loin de Nara. "Leur" car il y habite avec sa femme Yôko et leur fils Akashi. J'y ai passé trois jours reposants et intéressants. Ce ne sont pas des japonais normaux (enfin forcément pour lui vu qu'il est indien...) et j'ai appris pas mal de choses. J'y ai vu la famille d'un des frères de Yôko car ils sont venus passés la première journée chez eux.

 

Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo
Ère henro allegro ma non troppo

Pardonnez le pauvre Akashi, il s'est fait sortir de son sommeil en même temps que de la voiture pour la photo, il a même été bien gentil de ne pas taper un scandale.

 

Je me suis ensuite remis en route un peu dépité de n'avoir trouvé aucun ferry depuis une ville "proche" qui aille à Tokyo. Par conséquent, banzaï pour une semaine de gaffocyclette direction Tokyo !! Euh, ce ne serait pas ce que je ne voulais pas justement ? Bouhouhou ;(.

Au moins j'avais une chambre qui m'attendait à destination, je l'ai réservée chez Jatin avec leur aide. Suprême coup de bol, quand Yôko a appelé pour la prendre, elle est tombée sur un français, le seul du groupe (150 mecs dans la boite quand même) ! Ça a bien facilité les choses je dois dire.

 

La fin de l'épopée avec Gaston constitura le prochain épisode, à paraître très très bientôt !

+

 

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 11:03

Me voila sur Shikoku, deja !! Demain j attaque le pelerinage des 88 temples, ce qui marquera le debut de mon ere Henro (henro = au choix le pelerinage ou le pelerin qui le fait).

 

J ai donc traverse le Kansai (Kansai = a l ouest du poste frontiere, par opposition a Kanto = a l est du poste frontiere, ca date de l ere Edo et le poste frontiere etait non loin du mont Fuji) a toute vitesse. Cela merite explication, que je donne la maintenant tout de suite, c est cadeau.

Entre Fukui et Wakayama, d ou j ai pris le ferry pour Tokushima (ou je suis en ce moment et qui est donc sur Shikoku), ce n est qu immense metropole saturee de voitures et de poids lourds peu aimables, puants et dangereux. Ici par exemple les conducteurs grillent le feu rouge sans souci, ils le "rallongent". Comme j ai un super plan pour la suite, que j echafaude petit a petit, et dans lequel si tout se passe bien je suis cense revenir dans le coin, j ai fait vite sans remord car "I shall return !".

 

De plus, c est la pleine saison touristique dans cette zone et c etait donc l horreur a Kyoto, ou j ai tout de meme visite le pavillon d or par un temps radieux, ca en met plein les quinquets il faut l avouer.

Kansai express et debut de l ere Henro
Kansai express et debut de l ere Henro

Ces quelques jours ont surtout ete marques par la geniale rencontre de trois thailandais qui voyagent avec un velo, facon japonaise de faire et qui est beaucoup plus rapide et chere que la facon europeenne de voyager a velo. Ping et Djaha, ou Taha, ont passe cinq ans dans le pays a y faire leurs etudes et Fai les a rejoints pour le periple avec les bicylettes. A noter que Ping a fait la sienne lui-meme, en soudant avec le matos de l universite parfois dans son appartement.

 

Je les ai vus une premiere fois a un michi no eki apres le col entre Fukui et le lac Biwa (en gros), ou on a discute un brin et fait des photos, puis le lendemain je les ai rattrapes dans le col entre Otsu, au bord du lac Biwa, et Kyoto. On est alors reste ensemble jusqu au lendemain midi. J ai fait explose mon budget journalier du coup, en les suivant dans un restaurant qui vendait des glaces sophistiquees au the vert, hors de prix mais ca valait le coup, la ville est reputee pour ca. Apres meme restaurant, meme biker s house puis meme sento, bain public. Pour la premiere fois depuis que je suis en gaffocyclette j ai paye pur dormir, mais ils etaient tellement sympas que ca eclipse la chose. Le lendemain on s est dit au revoir a la biker s house, puis pendant que Taha priait dans une eglise j ai retrouve Ping et Fai, avec qui je suis alle dans une super boutique de vieux velos, Grand bois ca s appelle. Boutique unique a Kyoto et peut-etre au Japon. Il y avait meme des vieux Routens, dont un qui ressemble bigrement a ce qu on a a la maison, incroyable comme truc.

Kansai express et debut de l ere Henro
Kansai express et debut de l ere Henro
Kansai express et debut de l ere Henro
Kansai express et debut de l ere Henro
Kansai express et debut de l ere Henro

Apres les avoir definitivement quittes je suis alle au pavillon d or ou le bain de foule fut tres violent pour moi, et il m a decide a tracer vers Nara ou je suis arrive dans l apres-midi. Une fois a destination j ai tente vainement d appeler un ami puis je suis alle me planquer dans le parc. Nara est celebre pour ces daims qui peuplent le parc, et ben mon colon, j ai pas ete decu : affluence de cervides soigneusement ecornes digne d une ouverture de festival de Cannes ! Il y en a partout, partout partout. L herbe est broutee a raz de chez raz et il y a des crottes de partout dessus. Et pas de bol c est la saison du brame, enfin je suppute, et du coup toute la nuit, en plus d avoir une bonne odeur de bouc dans la tente, j ai eu un concert de pseudo-brame de tapettes (leurs daims sont tout petits et le brame s en ressent). Pas facile de fermer l oeil dans ces conditions...

 

Resultat, au petit matin, aiguille de surcroit dans cette direction par un leger crachin, j ai decide de filer fissa a Shikoku pour quitter le monde, la pollution, les daims... fuir pour survivre.

 

En route j ai double un loustique qui a marche depuis le cap tout au nord de Hokkaido jusque presque Osaka en poussant un landeau plein d affaires. Il est japonais mais vit a New York.

Kansai express et debut de l ere Henro

Le pelerinage devrait m occuper deux ou trois semaines, apres quoi je vais directement a Tokyo en ferry car pas question de repasser par des zones surpeuplees ou je meurs a petit feu, toujours un peu plus a chaque boufee de gazoile.

 

Petite anecdote numero un : a Fukui j ai trouve un porte-monnaie rouge Cartier tout trempe que j ai porte dans un koban quelques villes plus loin, et la j ai du attendre des lustres que le flic en fasse l inventaire et remplisse un tas de paperasses avant de me demander de mettre mon nom quelque part. Ca a ete beaucou plus long qu a Sendai, ou j avais aussi apporte un porte-monnaie trouve juste apres Matsushima. Durant l attente j ai appris que si je voulais je pouvais demander a avoir le porte-monnaie si celui-ci n est pas reclame dans les trois mois. J ai poliment dit que ca ne m interessait pas puis j ai enfin pu diner, car depuis le temps que je faisais le pied de grue j avais une bonne grosse dalle.

Petite anecdote numero deux : aujourd hui, alors que je demandais une carte pour faire le pelerinage a la gare, ce qui a dure dix minutes grand max, j ai pris un PV. Un ruban rouge avec moult hieroglyphes et des prix dans tous les sens etait accroche au cadre de Gaston en sortant de la gare. Je l ai laisse a l emplacement du delit car je ne savais pas quoi en faire...

 

Sur ce, a ++++++++++

 

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 10:15

J annoncais des cols balezes et balezes ils furent ! La j ai encore franchi un niveau, que j ai ensuite redescendu en revenant sur la cote, cote mer du Japon cette fois. En effet je suis a Fukui, apres un passage hier a Kanazawa pour voir le fameux Kenroku-en, une des trois plus beuax jardins du Japon (toujours leurs classements...).

Aujourd hui c etait donc plat, selon les criteres locaux (et bim deux kilometres a huit pourcent gratos !), mais 75 bornes avec un furieux vent dans la fiole, ca fait encore plus mal au moral :(.

 

Bon, avant de trop partir en cacahuete, je vais reprendre dans l ordre ; je suis parti de Yamagata la derniere fois, pour rappel.

 

Avant un long discours, des cartes, c est plus efficace.

 

Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs

Bon, l ordi galere a charger mes photos alors je ne sais pas s il y aura longue tirade au programme d aujourd hui. Je reprendrai peut-etre tout ca plus tard, parce que c etait vraiment des semaines intenses, point de vue sportif et visites touristiques. Autre consequence, je balance toutes les photos, par ordre chronologique, a la fin, desole.

 

Alors, Yamagata je disais. De la je me suis rendu a Yonezawa, petite journee tranquille, face au vent comme souvent (le vent fait tous les jours comme les typhons, il remonte l archipel depuis le sud-ouest, et moi je vais vers la-bas, donc sans mystere c est vent de face presque tout le temps). La-bas un nettoyeur de vitre, au supermarche ou j ai fait mes courses, m a indique un super parc ou j ai passe la nuit. Repas tardif ce jour-la car une foule d adolescent est venue jouer a se poursuivre en velo dans le parc, et certains d entre eux avaient pose leurs affaires autour et sur la table que j ai utilisee pour souper.

 

Apres, Aizu-Wakamatsu en passant par un col dont je n ai fait qu une bouchee, grace au repos des jours precedents. C etait la ville verroue du nord a l epoque, et donc dotee d un grand chateau. Il n est pas d origine, comme presque tout le temps (deux exceptions, Matsumoto-jo et Himeji-jo), mais lui n a pas brule, il a ete demantele ! En effet il s y est deroule une grande bataille lors de la guerre de Boshin, celle qui a fini a Hakodate en 1869, et les perdants ont du abandonne leur chateau. Celui-ci a souffert du fanatisme de l epoque qui consistait a se debarasser de tout ce qui faisait parti de l ere Edo, lors du debut de l ere Meiji. C est bien dommage car la version actuelle, avec ses gros pilliers de beton, a un interieur completement nul. En revanche de dehors, c est quelque chose ! Il est impressionnant, pour une fois imposant, avec en plus de maousses remparts autour.

 

Ensuite je me suis rendu, encore en franchissant un bon col, a Nikko, hyper celebre et touristique car c est la que sont les mausolees des premiers shogun Tokugawa, ceux qui ont regne toute l ere Edo. J y sui sarrive un matin sous la pluie, et5 en demandant des conseils au hall public, batiment ouvert a tous, j ai appris que c etait le debut d un typhon. Bon, ca commencait bien Nikko... Resultat, visite dans l apres-midi sous la pluie battante, car c etait annonce pire pour le lendemain. Finalement ca creait une ambiance pas mal, et en plus j etais bien au sec dans ma veste Gore-Tex maison recollee (des bandes thermocollees fichaient encore le camp et sans fer a repasser sous la main j ai fait ca a la super lgue, tres efficace mais moins joli) et sous un parapluie emprunte au hall.

Pas cool cependant, plein de monuments etaient en reparation et donc derriere des baches, et comme par hasard c etait les plus fameux.

Pour pouvoir profiter pleinement du lieu, il faudra y venir apres 2020, date a partir de laquelle tous les travaux seront finis.

 

J ai donc poireaute un jour entier ensuite, en dormant les deux nuits dans un parking souterrain pour etre a l abri du vent et de la flotte. Le deuxieme jour en fait il s est mis a faire beau vers 14h et j ai donc pu faire un tour a pied, voir des petites statues emmaillottees de rouge, et autres.

Le lendemain, ascension du Konsei toge, un col donc, en partant de 550 environ pour monter a 1880. Ca s est fait en deux temps. Apres etre sorti de la ville par une route s elevant doucement, je suis arrive a un embranchement : a droite route pour les voitures descendant exclusivement, et a gauche une autre pour monter uniquement. J ai choisi celle de gauche, afin d eviter les pots d echappement. Ca a bien marche, d autant qu il y avait beaucoup moins de monde qui descendait. Montee incroyablement raide, le debut m a offert des portions a peut-etre 15 pourcentr a n en plus finir. En quatre ou cinq bornes on passe de 744m a 1286m (il y avait des panneaux pour indiquer cela, je n ai pas encore les mollets altimetres), et la fin est beaucoup moins raide que le debut, c est vous dire le massacre du debut. Mais je m etais bien reposer, j avais la peche et le moral, ca s est bien passe. Apres le mini premier col, visite de la chute Kegon, une des trois plus belles du pays. Ben pour le coup ils ne se sont pas trompes, elle est impressionnante, haute, jolie, gros debit, tout pour plaire quoi. J ai rencontre un thailandais avec qui j ai fait causette avec de reencalifourchonner Gaston pour longer les berges du lac Chusenji (la chute Kegon en est l emissaire). Une fois finit la platitude (ferais-je du Royal ?) du long du lac, re grimpette, en passant par une sorte de marais et par un joli lac.

 

Descente de l autre cote sur Numata, et comme j avais toujours la peche et du temps j ai decide de continuer. Sauf que la suite etait encore un col, a 710m seulement (Numata doit etre a 150 ou 200m je pense), bien raide comme d hab, celui-la je l ai beaucoup moins kiffe. Enfin je suis arrive a un tout recent michi no eki, ou apres avoir soupe j ai ete invite a dormir par le vendeur de trucs grilles du devant. Il etait completement bourre, mais on a reussi a se comprendre. il m a invite a l onsen pendant qu il rangeait son etale, plutot cool. Nuit chez lui donc, ce qui correspond a nuit chez ses parents car il habite avec sa copine a l etage de la maison.

 

Le lendemain, je suis alle a Ueda, avec un col a 1350m juste avant, et une descente de fou derriere. J ai rattrape un scooter et une voiture, a qui j avais laisse de l avance, le temps d enfiler un  pantalon et de mettre polaire et veste, tellement c etait raide et que ca tortillait.

C est une ville connue de tous les japonais car ce fuit la ville de Yukimura Sanada, qui resista par deux fois victorieusement aux assauts du clan Tokugawa, avant que celui-ci ne prenne le pouvoir sur tout le Japon peu apres. Le chateau n existe plus, on peut juste voir une des portes et se promener au sein des douves dans un parc.

A Ueda je suis alle dans un manga kissa et la, bim, gros echec, overblog etait en maintenance de 9h a 12h heure francaise, et moi j ai vu ca a 15h55 heure nippone, soit cinq minutes avant. Par consequent j ai roupille et pas d articles.

 


Apres Ueda, ou j ai dormi deux nuits dans un parc le long d une riviere, je me suis rendu a Matsumoto en passant evidemment par un col. Le truc special cette fois etait que le tunnel qui rabote la denivelee etait payant, 50 yen seulement pour les velos, c etait correct. Juste apres le tunnel pause bavardage avec un japonais en vacances, qui m a offert un kaki et une pomme enorme.

Descente a Matsumoto ou j ai visite le chateau, dont il ne reste que le donjon. C est le plus vieux donjon de l archipel, et le tour a l interieur etait tres bien car du coup j etais vraiment dans l authentique structure, et ca se sent.

Il me restait du temps et je savais que le lendemain serait terrible cote col alors j ai avance en fin de journee jusqu a un michi no eki a 830m d altitude, sur la route du Abo-toge, fameux a ce qu il parait.

 

Et moi ja i feinte, je suis passe par le col un poil plus au sud, le Nomugi-toge (prononcer toguet, ca veut dire col), sur une riquiqui route departementale et presque personne dessus, le pied !! Pas de satanes poids lourds pour m intoxiquer, youhou !!

Montee fort agreable, bien que longue et raide sur la fin, pour arriver plus haut que le col ! Et oui, je suis descendu vers le col, assez incroyable non ? Pause pour me restaurer a ce col, ou une femme m a offert une pomme, encore une fois. C est bien, de cette facon pas besoin d aller dans les champs pour faire le plein.

Descente pas cool, car il y avait une enorme montee parasite (j appelle montee ou descente parasite un truc qui va a l encontre de la tendance, si je monte un col une descente est parasite par exemple), quatre bornes a 10 pourcent en gros, p***** de b***** de m****, non mais comment ils font leurs routes ces zouaves ! Il y en a souvent, de ces trucs parasites (de l autre cote du meme col descentes parasites d ailleurs), mais la franchement c etait baleze. Malgre cela je suis alle apres Takayama, dormir dans un michi no eki.

 

Le jour d apres, le big boss de fin, le Amo-toge, sur une route nationale liliputienne et tres jolie. Heureuement j avais bien dormi et le moral a bloc, et donc ce col tres ardu est bien passe. En short de plage, torse nu et en danseuse sur cinq bornes, ca va parler de moi dans les chaumieres ! Il y a meme des japonaises qui m ont pris en photo depuis leur voiture, c est sur que c ets par frequent ce genre d ascension sur ce genre de velo dans ce genre d accoutrement, surtout en octobre. Dans ce col j ai utilise la technique du serpent des que j avais assez de visibilite, parce que vraiment mes mollets etaient a la limite de craquer (celebre technique qui consiste a creer dans la largeur de la route les lacets que les gens qui ont construit la route ont oublie de faire).

Au sommet, les gens ont halucinne de voir un olibrius se pointer torse nu, alors que pour moi c etait tres naturel, malgre le petit vent et l altitude (1290 celui-ci), une montee hyper raide en plein soleil, ca chauffe ! C etait jour de matsuri, fete quoi. Descente tout aussi jolie que la montee, avec une route toujours tres etroite et sinueuse, sur Shirakawa-go, petit village avec des maisons au toit de chaume. Lieu hyper touristique, je n ai pas trouve cela super du coup. Apres avoir quand meme fait tout le tour du village, diner au michi no eki juste a cote, avant d aller au michi no eki suivant, ou je suis reste les deux jours suivants pour cause de typhon, encore un.

 

Les trois soirs j ai soupe dans la boutique de sob/udon. Le premier soir, j ai paye le prix normal. Le second j ai pris un grand bol de riz au lieu du peiti de la veille et j ai demande deux oeufs dans mes soba, et j ai paye pareil. Et en prime j ai eu le reste du riz sous forme de deux onigiris enormes, pour le dejeuner du lendemain. Le troisieme soir, meme chose que la veille, mais elle s est excuse car il restait peu de riz alors je nai eu qu un seul onigiri bonus.

 

Apres le typhon, je suis alle a Kanazawa, ou j ai visite le celebre Kenroku-en, un des trois plus beaux jardins japonais. Bon, alors comment dire, decidemment ce n est pas mon truc les jardins nippons. C etait beaucoup mieux que le style Jodo, et c est vrai que c etait joli, mais compare a ce qu ils en disent, ben ca donne l impression qu il sparlent d autre chose en fait. J ai tout de meme apprecie d y flaner, ce n est pas nul non plus, je ne dis pas ca. Seulement ils veulent faire des reproductions de choses naturelles, c est ce qui est annonce en tous les cas, alors que c est flagrant que c est entierment artificiel. Ils taillent tout, placent les pierres au centimetre... et au final ca se voit et ce n est pas naturel du tout. En plus ils ont une sainte horreur de l herbe, et donc ils la tondent tres tres raz, quand ils ne l arrachent pas tout simplement, et ca la fait mourir et de la mousse prospere ala place dans les lieux humides, et ailleurs c est terre a nue... selon mes criteres une belle pelouse ou de l herbe meme pas entretenue est plus joli.

Pour finir la journee je suis alle dans un cyber pour pondre un article et je suis tombe sur des ordis antediluviens aussi rapide qu un paresseux. Je n ai mem pas pu ouvrir overblog car le site me disait que c etait trop lent, en gros. Alors j ai pris mon mal en patience et ce soir, apres l affreuse journee avec vent dans le pif a bouffer du gazoile, je suis enfin en mesure de pondre un billet.

 

Pour la suite, c est Kyoto dans deux jours, suivi de Nara puis du pelrinage a Shikoku.

 

Arvi !

 

PS :

  • la tour en bois bizarre est une tour avec un escalier a double helice, comme a Chambord> Il n y a que cela dedans par contre...
  • le grand viaduc vers la fin est une construction de fou qui permet d amener le shinkansen sur la cote de la mer du Japon ; ca passe au-dessus des maisons sur des kilometres et ca sera inaugure en mars prochain normalement.
  • les fruits qu on voit a un moment, oranges, sont des kakis.
  • j espere que Sami a repere les poissons mis specialement en pensant a lui.
  • la popote geante est une des plus grandes du monde, si ce n est la plus grande, et ils s en servent une fois l an en septembre pour y faire un ragout geant qu ils touillent a la pelle-mecanique (je n ai vu que des photos).

 

 

Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
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Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
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Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
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Japon niveau 3 : ere Outchou en cols majeurs
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  • : Ce blog a pour but de narrer mes pérégrinations sur la planète bleue. Après l'étape en Afrique à pied et en stop, celle au Japon en stop et en vélo et les nombreuses en France tous moyens confondus, c'est au tour du Kirghizistan !
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  • Une fois diplômé fin 2011 en gestion de l'énergie par l'ENSE3, école d'ingénieur à Grenoble, je me suis tourné vers le voyage.

Je privilégie la marche, moyen le plus efficace pour découvrir les pays parcourus selon moi, mais j'utilise parfois d'autres moyens de transport comme le vélo ou le stop.
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  • Un mois a Iriomote-jima, une ile paradisiaque au large de Taiwan
    Comme je disais la derniere fois, apres Fukuoka je me suis rendu a Iriomote-jima (jima derive de shima qui veut dire ile en japonais). J y suis reste un mois et ca a ete trop court tellement j etais bien la-bas !! Pour ceux qui veulent des informations...
  • Yakushima et la fin du voyage au Japon a deux
    La derniere fois nous etions alles jusqu a Kumamoto. Me voila maintenant tout seul a Iriomote-jima. Mais reprenons dans l ordre. Apres Kumamoto nous sommes alles a Kagoshima pour prendre le ferry le moins cher pour Yakushima, avec un arret en route pour...
  • À l'ouest, du nouveau: temples à gogo à partir de Kyoto
    Le voyage continue, tout se passe toujours aussi bien ! Nous voilà maintenant dans la partie sud ouest des îles principales de l'archipel nippon et on a pu noter des petites différences. Pour ce qui est du stop, les gens nous ignorent plus que dans le...
  • Retour vers le Japon, épisode 3
    Youkoso ! Vous êtes au bon endroit pour suivre une nouvelle épopée nippone de votre chemineau favori (ou pas, je ne vous en voudrai pas). Cette fois je voyage avec une petite soeur, après avoir testé la chose deux petits mois en Europe de l'est, à Istanbul...
  • Mon matos entre dans l'ère de la plume !
    Petit article pour présenter rapidement quelques unes de mes dernières réalisations afin de voyager ultra-léger tout en ne sacrifiant pas trop mon petit confort. Le gros changement est que je me fais désormais l'isolation pour les doudounes, pieds d'éléphant,...
  • Taïwan, suite et fin
    Je suis tranquillement (à défaut de confortablement) installé dans une chambre surpeuplée à Tokyo pour rédiger un petit (ou pas, à voir) billet à propos de mon séjour à Taïwan. Pour les plus pressés, les photos sont toutes à la fin. Quand je dis chambre...
  • Escapade dans le nord de Taïwan
    Ou le paradis des tours touristiques ! J'en ai vu un paquet là-bas, des cohortes de chinois ! À la pelle y en avaient, incroyable... Effarant même. Moi qui croyais naïvement qu'ils étaient tous au Louvre ou à Asakusa, eh ben que nenni ! À mon avis il...
  • Et maintenant, Taïwan !
    Bonjour ! Ou Nihao devrais-je peut-être dire. Je suis en ce moment à Taïwan, le voyage continue ! Après le Kirghizistan et le Tadjikistan, je suis rentré un mois en Francistan pour renouveler mon passeport qui allait se périmer en cours de voyage. Ensuite...
  • Derechef au Kirghizistan !
    Bonjour, je vais essayer de revenir plus souvent pour donner des nouvelles sur mon blog, cette fois c'est promis juré craché. La raison pour que je reprenne l'écriture ici est simple : je suis de nouveau parti pour un grand voyage à l'étranger (détails...
  • Petit tour au Kirghizistan
    Bonjour a tous ! Tout d'abord, un grand merci a ceux qui me suivent encore malgre ma longue absence de mon blogespace. Ceci n'est pas une pomme est un bref post pour signaler qu'apres un long silence je vais reprendre ma plume electronique (en plus d'aujourd'hui...